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L’UNICEF soutient des actions visant un « partage équitable des dividendes pétroliers » au Gabon

LIBREVILLE, 29 mai 2013 – Le besoin urgent de remédier à l'inégalité sociale dans un pays relativement riche et à revenu intermédiaire comme le Gabon a été souligné lors d'un atelier (21 au 24 mai 2013), organisé par l'UNICEF et au cours duquel des cadres du gouvernement ont été guidés sur la façon d'obtenir des avantages sociaux pour les populations vulnérables.

Pour le représentant par intérim de l'UNICEF, le Dr Speciose HAKIZIMANA « dans les pays producteurs de pétrole comme le Gabon, les transferts sociaux peuvent aider à s’assurer que la population dans son ensemble tire bénéfice des dividendes du pétrole, pour réduire les inégalités et bâtir la cohésion sociale, particulièrement importante dans un pays qui aspire à l’émergence en comptant sur toutes ses filles et tous ses fils ».

Le Gabon est un pays de paradoxes. Alors que le PIB par habitant estimé à 12 249 dollars (Rapport 2011 sur le développement humain) le classe parmi les pays les plus riches d'Afrique sub-saharienne, la répartition de la richesse nationale est inégale, puisque le quintile le plus riche contrôle 50 pour cent du revenu national, tandis que 33 pour cent de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté national.

Pour l'UNICEF, l'investissement dans la protection sociale et les transferts sociaux représentent des gains pour le pays, car cela génère des rendements économiques et sociaux à long terme. En effet, les transferts sociaux permettent aux familles économiquement faibles d'investir dans leurs enfants, contribuant ainsi au développement du capital humain et à la croissance à long terme. En permettant aux familles pauvres de surmonter les barrières financières de l'accès aux services sociaux de base (honoraires, frais de transport et/ou coûts d'opportunité), les taux d’abandon scolaire baissent et plus d'enfants des ménages à revenu faible utilisent les services de santé.

Selon le troisième rapport national sur le suivi des OMD (2010), le Gabon a une forte probabilité d'atteindre l'OMD 2 (éducation primaire universelle) et il est peu probable d'atteindre l’indicateur relatif à l'OMD 1 sur l'éradication de l'extrême pauvreté et la faim. Dans la même période, un autre rapport sur « l'analyse du budget public consacré aux enfants » mentionne que les secteurs de la santé et de l'éducation reçoivent respectivement 1,5 pour cent et 2,9 pour cent du PIB, ce qui est en dessous des références internationales. En outre, si l'on considère le niveau des allocations dédiées à la protection sociale (1,2 pour cent du PIB), il reste extrêmement faible pour un pays riche en ressources et à revenu intermédiare de la tranche supérieure, comme le Gabon.

La politique sociale et les transferts sociaux ne sont pas seulement des coûts. C'est une question de justice sociale et d'équité, et dans le cas du Gabon, pays pétrolier avec un revenu élevé par habitant, il s'agit d'offrir des opportunités pour les 33 pour cent des populations pauvres et permettre aux enfants et aux femmes des couches les plus vulnérables, d’améliorer leurs conditions de vie, de rester durablement au-dessus du seuil national de pauvreté et contribuer à la croissance économique.

Depuis 2009, le gouvernement gabonais a lancé d'importantes réformes internes pour faire Gabon un pays émergent à l'horizon 2025. Cela soulève une question fondamentale et pose aussi certains défis : Comment les politiques sociales et les transferts sociaux peuvent être traduits en interventions efficaces ciblant les enfants et les femmes vulnérables et contribuer à des changements durables dans leur vie pour que chaque fille et chaque garçon puissent bénéficier du développement social dans le cadre d’un « Gabon émergent ». Cela est possible, si suffisamment de ressources sont consacrées aux transferts sociaux, cela est possible, si les politiques et les mécanismes sont améliorés pour faciliter des transferts sociaux efficaces ciblant les personnes vulnérables afin de réduire la pauvreté.

Renforcer les capacités des cadres nationaux représente seulement l'une des marches de l'escalier qui mène au développement économique et social. Le Gabon devrait maintenir et renforcer ses efforts pour améliorer le cadre des politiques sociales et récolter dans les années à venir, les fruits de la justice sociale, l'équité et le développement social.

À ce titre, le représentant de l'UNICEF par intérim s’est exprimé en ces mots : « Ensemble, il est possible de faire de la protection sociale et des transferts sociaux un moteur du développement social et économique et un facteur de promotion de l'équité et de la réalisation des droits humains ».

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À propos de l'UNICEF
L'UNICEF intervient dans 190 pays et territoires pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir, de la petite enfance à l'adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l'UNICEF soutient la santé et la nutrition infantiles, l'eau potable et l'assainissement, l’éducation primaire de qualité pour tous les garçons et les filles, et la protection des enfants contre la violence, l'exploitation et le sida. L'UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d'entreprises, de fondations et de gouvernements.

Pour plus d'informations sur l'UNICEF et son travail, visitez : www.unicef.org/french

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Pour plus d'informations, contacter :
Omar HABIB, à Libreville,
mobile : +241.07.61.95.57,
courriel : ohabib@unicef.org

Speciose HAKIZIMANA à Libreville,
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courriel : shakizimana@unicef.org

 

 

 

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