Centre de presse

Faits saillants - A la une

Communiqués

Video

Essais photographiques

Histoires vécues

Données et chiffres

 

133 millions de dollars nécessaires pour faire face à l’aggravation de l’insécurité alimentaire au Niger

Communiqué conjoint OCHA et acteurs humanitaires

Niamey/Dakar/Genève/New York, 7 Avril 2010 – Pour soutenir le Gouvernement du Niger dans sa lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, les Nations Unies et leurs partenaires, en collaboration avec le Gouvernement nigérien, viennent de mettre en place un Plan d’action humanitaire d’urgence d'un montant de 190 millions de dollars. 

Sur cette somme, 57 millions de dollars ont d'ores et déjà été promis ou reçus et ce sont donc 133 millions qui restent à trouver pour répondre à ce double défi alimentaire.

Le Niger fait actuellement face à une grave crise alimentaire -conséquence des faibles précipitations de 2009 qui ont entraîné d’importantes pertes tant au niveau de la récolte céréalière qu'en termes de bétail.  Près de 7,8 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population du pays (58,2%), sont menacées d’insécurité alimentaire, selon une rapide évaluation gouvernementale menée en décembre 2009. 

La pénurie de fourrage met en péril la survie du cheptel national et la situation est d’autant plus préoccupante que l’accès à l’eau reste difficile, alors que les points d’eau s’assèchent.

Conséquence directe de cette insécurité alimentaire, on observe actuellement un exode rural massif vers les zones urbaines et les pays limitrophes. 

Les écoles et les dispensaires ferment dans la plupart des régions sinistrées et un nombre croissant  d’enfants sont admis dans les centres thérapeutiques.

Cette situation a de sérieuses implications sur les taux de mortalité des groupes de population les plus vulnérables, au premier rang desquels les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes et allaitant. 

Si rien n'est entrepris de façon urgente, on estime que 378 000 cas de malnutrition aiguë et 1,2 million de cas de malnutrition modérée pourraient se déclarer dans les douze prochains mois chez les enfants de moins de cinq ans, alors que 35 000 femmes enceintes et allaitant pourraient également être victimes de malnutrition.

"Le principal but des Nations Unies et de leurs partenaires est de sauver des vies au Niger et d’aider la population à échapper à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition", a déclaré Mme Khardiata Lo N’Diaye, Résidente et Coordinatrice humanitaire des Nations Unies  pour le Niger.

"Il est plus que temps d’agir et de prendre des mesures humanitaires sérieuses".

Ce Plan humanitaire d'urgence est lancé suite à la demande d’aide internationale présentée par le Gouvernement du Niger le 10 mars dernier afin de mobiliser rapidement des fonds additionnels et d’apporter une aide aux populations menacées par l’insécurité alimentaire et la malnutrition. 

Cet appel de fonds couvre les projets de neuf organisations non gouvernementales et de cinq institutions des Nations Unies développés en coopération avec le Gouvernement nigérien.

Les autorités nigériennes ont lancé la vente subventionnée de céréales dans toutes les régions du pays ainsi que des programmes "argent contre travail" dans les zones les plus touchées. 

Des interventions ciblant plus spécifiquement les communautés pastorales ont également débuté. 

Cependant, il est urgent que les ressources disponibles augmentent afin de pouvoir mettre en place à grande échelle, c'est-à-dire à travers tout le pays, les distributions de nourriture et les interventions nutritionnelles qui s'imposent.

"Nous exhortons la communauté internationale à répondre de manière rapide et à s’assurer que les agences humanitaires aient les ressources financières nécessaires afin de répondre aux besoins urgents du Niger" a ajouté Mme Lo N’Diaye.

"Nous espérons que grâce au soutien des donateurs, nos partenaires seront à même de pouvoir venir en aide aux populations dans le besoin".

Les résultats de l’étude de vulnérabilité des ménages actuellement réalisée dans les zones urbaines et rurales, ainsi que les résultats des études nationales portant sur la nutrition et la survie des enfants menées de juin à juillet aideront à déterminer l’ampleur de la crise ainsi qu’à réévaluer les besoins et les priorités.

Pour plus d’information, veuillez contacter:
OCHA-Niamey: Modibo Traoré, +227 96 00 90 97, traorem@un.org;  OCHA-New York: Stephanie Bunker, +1 917 367 5126, mobile +1 347 244 2106, bunker@un.org; Nicholas Reader, +1 212 963 4961, mobile +1 646 752 3117, reader@un.org; OCHA-Geneva: Elisabeth Byrs, +41 22 917 2653, mobile +41 79 473 4570, byrs@un.org;

 

 

 

unite for children