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L'Afrique de l'Ouest en alerte face à une épidémie de méningite

L'Afrique de l’Ouest est en alerte face à une épidémie de méningite

La situation

Mise à jour au 8 mars 2009 - semaine 10 de l'épidémie

• Une épidémie de méningite affecte quatre pays d'Afrique de l'Ouest, avec, à ce jour, un total de 22 955 cas et 1 374 décès.
• Le Nigeria est le pays le plus touché avec 17 462 cas et 950 décès
• Le Niger enregistre 3 440 cas et 139 décès.
• Le Burkina Faso enregistre 1 967 cas et 275 décès.
• Au Mali, 86 cas et 10 décès ont été notés.

La souche A de l'épidémie a été identifiée au Nigeria, au Niger et au Mali, alors qu’au Burkina Faso, c’est le streptococcus pneumoniae.

Réponse des partenaires

• Au Nigeria, la prise en charge des cas et une campagne de vaccination de masse sont en cours. Le stock de vaccins pourrait être insuffisant vu les tendances épidémiologiques, en particulier dans les districts du nord.
• Au Niger, les cas sont pris en charge et une campagne de vaccination de masse est en cours. Apres sept semaines, quelque 227 270 personnes ont été touchées dans 5 districts. Les vaccins sont disponibles en nombre suffisant.
• Au Burkina Faso, la prise en charge des cas est en cours. Aucun vaccin disponible ne peut prévenir la souche identifiée au Burkina Faso (streptococcus pneumoniae).

Une surveillance active est supervisée par les gouvernements, avec l'appui de l'OMS. L'UNICEF fournit des vaccins et des antibiotiques pour la gestion des cas et la prévention. Sur le terrain, des ONG comme MSF d'autres jouent un rôle clé dans la prise en charge des cas et la vaccination de masse.

Contexte
La maladie
La maladie provoque une inflammation de l'enveloppe du cerveau et de la moelle épinière. Une forme de bactéries en suspens dans l'air, la méningite à méningocoque se propage facilement par les gouttelettes de sécrétions respiratoires ou de la gorge, en particulier lors  des éternuements et de la toux. La maladie touche principalement les enfants et les jeunes adultes âgés de 1-30 ans.

Les symptômes comprennent une raideur de la nuque, une fièvre élevée, des maux de tête, des vomissements et parfois des convulsions. Même lorsque la maladie est diagnostiquée précocement et une thérapie adéquate mise en œuvre, 5% à 10% des patients décèdent, habituellement dans les 24-48 heures suivant l'apparition des symptômes, selon l'OMS. La plupart des victimes souffrent des séquelles neurologiques irréversibles.

Les souches A, C et W135 de l'épidémie de souches constituent désormais les principaux sérogroupes observées en Afrique.

L'épidémie
La bande sahélo-soudanienne de l'Afrique est une des zones endémiques de la méningite à méningocoque. Ce que l'on appelle la ceinture africaine de la méningite s'étend de la Mauritanie (à l'ouest) à l'Éthiopie (à l'est), ce qui représente environ 350 millions de personnes.

Les flambées se produisent chaque année entre mai et décembre. La saison sèche, avec des vents forts de poussière et des nuits froides, exposent les gens aux infections respiratoires et facilite la propagation des bactéries.

Le plus grand foyer de l'épidémie enregistré en Afrique a eu lieu en 1996, avec plus de 250 000 cas et 25 000 décès.

Préparation et réponse à l’épidémie
La préparation aux épidémies de méningite est difficile parce que le vaccin ne peut être administré que si les différentes formes de bactérie à l’origine de l’épidémie sont identifiées.

La surveillance et la mise en place de stock de vaccins et d’antibiotiques sont indispensables à la préparation à l’épidémie.
La recommandation actuelle de l'OMS pour le contrôle de la l’épidémie consiste en une vaccination de masse dans tous les districts en phase épidémique, ainsi que dans les districts contigus en phase d'alerte. On estime qu’une campagne d’immunisation de masse, rapidement mise en œuvre, permet d'éviter 70 pour cent des cas.

La réponse à l’épidémie comprend également une surveillance active et la prise en charge des cas ainsi que le soutien aux programmes de sensibilisation.

Une fois la maladie contractée, elle peut être traitée à ses débuts avec des antibiotiques. L'OMS recommande le chloramphénicol huileux comme médicament de choix dans les zones disposant d’un nombre limité de centres de santé.

Un vaccin préventif est disponible contre les sérogroupes A, C et W135. Mais les quantités disponibles dans le monde sont limitées.

Pour plus d'informations, veuillez contacter:
Gaelle Bausson
Bureau régional de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre
Tel: +221 77 450 5816, Email: gbausson@unicef.org

 

 

 

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