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L’Afrique de l'ouest et du centre face à la plus grave épidémie de méningite depuis 5 ans

Dakar, 17 avril 2009 – UNICEF et d’autres agences humanitaires ont lancé une réponse d’urgence pour faire face à une épidémie de méningite affectant 4 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

L’agence met en garde contre le risque de propagation de l’épidémie à d’autres pays de la "ceinture de la méningite" si davantage de vaccins ne sont pas disponibles pour contenir l’épidémie.

Selon les dernières données disponibles (semaine finissant le 5 avril), un total de 47 310 cas et 2 519 décès ont été enregistrés depuis le début de l’année.

La saison 2008-2009 de la méningite a débuté plus tôt que les saisons précédentes et davantage de cas ont été enregsitrés que les années précédentes.

• Le Nigéria est le pays le plus touché avec 35 255 cas et 1 701 décès
• Le Niger enregistre 8 292 cas et 327 décès.
• Le Burkina Faso enregistre 2 892 cas et 389 décès.
• Le Tchad enregistre 871 cas et 102 décès.
• Des cas de méningites ont également été notifié en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, au Mali et au Togo.

Au Burkina Faso, Niger et Nigéria, la prise en charge des cas et des campagnes de vaccination de masse sont en cours.

Au Tchad, la situation est préoccupante car aucun vaccin n’est disponible dans le pays à ce jour. Cela explique le nombre de décès particulièrement élevé associé à l’épidémie dans le pays (11% de taux de létalité).
 
Besoin de vaccins et de financement
Le Groupe international de coordination pour la méningite (ICG), comprenant des représentants de l’UNICEF, l’OMS, MSF et FICR, a approuvé un total de 9 140 000 doses de vaccins du stock limité au plan mondial. Pour référence, en 2007-2008, un total de 2 053 000 doses avaient été approuvées pour l’ensemble de la saison.

Il est toutefois estimé que davantage de vaccins seront nécessaires.  Au Nigéria, les besoins sont estimés à 2.5 millions et au Niger à 300 000 doses.

Un minimum de 5 millions de dollars* est requis pour courvrir les besoins additionnels urgents en vaccins et en antibiotiques au Niger, au Nigéria et au Tchad.

Une surveillance active est supervisée par les gouvernements, avec l'appui de l'OMS. L'UNICEF fournit des vaccins et des antibiotiques pour lutter contre la propagation de l’épidémie et prendre en charge les cas. UNICEF, l’OMS, FICR et MSF appuient les gouvernements pour la réponse à l’épidémie.

UNICEF est activement engagée dans la mobilisation de fonds et l’approvisionnement de vaccins et d’antibiotiques.  A ce jour, l’UNICEF a appuyé les gouvernements concernés pour l’aaprovisionnement d’un total de 3.5 millions de vaccins pour le Burkinaa Faso (1), le Niger (1) et le Nigérie (1.5) et a également donné 160 000 doses additionnelles au Nigeria et 550 000 doses au Niger.

*ce montant comprend 1.8 million de dollars pour le Tchad, 458 000 dollars pour le Niger et 2.75 millions de dollars pour le Nigéria.

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Contexte

La maladie
La maladie provoque une inflammation de l'enveloppe du cerveau et de la moelle épinière. Une forme de bactéries en suspens dans l'air, la méningite à méningocoque se propage facilement par les gouttelettes de sécrétions respiratoires ou de la gorge, en particulier lors  des éternuements et de la toux. La maladie touche principalement les enfants et les jeunes adultes âgés de 1-30 ans.

Les symptômes comprennent une raideur de la nuque, une fièvre élevée, des maux de tête, des vomissements et parfois des convulsions. Même lorsque la maladie est diagnostiquée précocement et une thérapie adéquate mise en œuvre, 5% à 10% des patients décèdent, habituellement dans les 24-48 heures suivant l'apparition des symptômes, selon l'OMS. La plupart des victimes souffrent des séquelles neurologiques irréversibles.

Les souches A, C et W135 de l'épidémie constituent désormais les principaux sérogroupes observées en Afrique.

S’agissant de l’épidémie actuelle, la souche A de l'épidémie a été identifiée au Nigeria et au Niger alors qu’au Tchad, la souche W135 est prédominante et au Burkina Faso, le streptococcus pneumoniae est prédominant

L'épidémie
La bande sahélo-soudanienne de l'Afrique est une des zones endémiques de la méningite à méningocoque. Ce que l'on appelle la ceinture africaine de la méningite s'étend de la Mauritanie (à l'ouest) a l'Éthiopie (à l'est), ce qui représente environ 350 millions de personnes.

Les flambées se produisent chaque année entre mai et décembre. La saison sèche, avec des vents forts de poussière et des nuits froides, exposent les gens aux infections respiratoires et facilite la propagation des bactéries.

Le plus grand foyer de l'épidémie enregistré en Afrique a eu lieu en 1996, avec plus de 250 000 cas et 25 000 décès.

Préparation et réponse à l’épidémie
La préparation aux épidémies de méningite est difficile parce que le vaccin ne peut être administré que si les différentes formes de bactérie à l’origine de l’épidémie sont identifiées.
La surveillance et la mise en place de stock de vaccins et d’antibiotiques sont indispensables à la préparation à l’épidémie.
La recommandation actuelle de l'OMS pour le contrôle de la l’épidémie consiste en une vaccination de masse dans tous les districts en phase épidémique, ainsi que dans les districts contigus en phase d'alerte. On estime qu’une campagne d’immunisation de masse, rapidement mise en œuvre, permet d'éviter 70 pour cent des cas.
La réponse à l’épidémie comprend également une surveillance active et la prise en charge des cas ainsi que le soutien aux programmes de sensibilisation.

Une fois la maladie contractée, elle peut être traitée à ses débuts avec des antibiotiques. L'OMS recommande le chloramphénicol huileux comme médicament de choix dans les zones disposant d’un nombre limité de centres de santé.

Un vaccin préventif est disponible contre les sérogroupes A, C et W135. Mais les quantités disponibles dans le monde sont limitées.

À propos de l'UNICEF
L’UNICEF est à pied d’œuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. L’UNICEF soutient l'accès à l'eau potable et à des moyens d'assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l'exploitation et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d'entreprises, de fondations et de gouvernements.

Pour toute information supplémentaire:
Martin Dawes
UNICEF Bureau regional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
Tel: +221 338 69 58 42, Mobile: +221 775 69 19 26, Email: mdawes@unicef.org

Gaelle Bausson
UNICEF Bureau regional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
Mobile: +221 77 450 5816, Email: gbausson@unicef.org

 

 

 

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