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Lutte contre le choléra et les maladies diarrhéiques en Afrique de l’Ouest et du Centre: Vers une stratégie intégrée de réduction des risques (Dakar, 14-16 mai 2008)

© UNICEF WCARO/ Brigitte Helali
© UNICEF/ Brigitte Helali

Atelier: Vers une stratégie intégrée de réduction des risques dans la lutte contre le choléra et les maladies diarrhéiques en Afrique de l’Ouest et du Centre
Dakar, Sénégal 14-16 mai 2008

L’UNICEF et l’OMS proposent d’organiser un atelier de travail afin d’identifier des stratégies intégrées et concertées de lutte contre le choléra et les maladies diarrhéiques en Afrique de l’ouest et centrale.

Cet atelier s'insère dans la continuité de l’initiative pour le choléra et les maladies diarrhéiques conduite par l’UNICEF dans la région en 2006 et de l’atelier régional Gouvernance, transparence et responsabilité dans le domaine de l’eau, l’hygiène et l’assainissement organisé par IRC et le CREPA en novembre 2007. Les résultats des travaux pourront servir de base pour définir les orientations stratégiques des programmes de prévention, de préparation et de réponse. Ils permettront d’élaborer un guide méthodologique destiné à renforcer les systèmes nationaux de lutte contre le choléra et à appuyer les pays de la région dans l’élaboration et l’exécution de ces programmes. Cet atelier visera aussi à renforcer la collaboration entre les partenaires.

Argumentaire 
Depuis son apparition en 1971, le choléra est devenu endémique en Afrique de l’ouest et centrale où il s’est enraciné de façon quasi-pérenne dans certaines zones. À partir de 2000, les acteurs gouvernementaux et humanitaires ont dû faire face à une recrudescence des épidémies, qui ont frappé presque tous les pays de la région. Pour la seule année 2006, l’Afrique a signalé plus de deux cent trente mille cas au total, soit une augmentation de 87% par rapport à 2005, ce qui représente 99% du total mondial des cas de choléra officiellement notifiés auprès de l’OMS. Ces cas sont liés à d’importantes flambées qui se sont propagées dans plusieurs pays, affectant une province après l’autre pendant toute l’année.

Lorsque les ressources sont limitées, il est essentiel de mettre en œuvre des programmes de prévention, de préparation ou de réponse ciblés vers les populations les plus vulnérables pour maximiser leur impact. Ces programmes doivent reposer sur un système de surveillance efficace et sur une stratégie aboutie d’identification des facteurs de risques. Les activités de gestion des risques alors mises en œuvre peuvent avoir un impact significatif, pour autant qu’il y ait une approche pluridisciplinaire concertée, que ces mesures soient associées à une forte participation collective et qu’elles s’articulent au sein de programmes nationaux cohérents et coordonnés. Il est essentiel que ces programmes participent au renforcement des plans nationaux d’approvisionnement en eau potable, d’assainissement et d’éducation à l’hygiène. Il est également nécessaire d’encourager la collaboration transfrontalière. Les activités de lutte contre le choléra doivent contribuer à sa démystification – notamment au niveau des gouvernements, des autorités de santé, des médias et du public – et à rationaliser l’approche de la maladie.

Méthodologie
Les questions à résoudre pour mettre en œuvre des programmes efficaces de prévention du choléra et des maladies diarrhéiques sont complexes et nombreuses : comment prévenir la survenue d’épidémies de choléra ? Quels sont les facteurs de risques ? Quels sont les facteurs déclencheurs ? Oùintervenir prioritairement ? Quelles actions mettre en place pour réduire les risques ? Pour quel impact ? Comment intégrer des activités de prévention du cholera dans les politiques sanitaires et dans les schémas directeurs d’alimentation en eau potable et d’assainissement, lorsqu’ils existent ? Comment assurer une approche cohérente des programmes de prévention entre les niveaux régional, national et décentralisé ? Comment harmoniser les interventions des différents partenaires, etc. ?

Il sera proposé lors de ces journées de traiter ces questions en trois étapes successives correspondant à trois thématiques distinctes : 1) identification des facteurs de risque ; 2) stratégies de réduction des risques, 3) gestion des risques et partenariat. Pour chaque thème, des présentations aideront à nourrir la réflexion. Des travaux en groupes permettront de réfléchir sur les éléments essentiels à la définition des orientations stratégiques des programmes et de tracer les grandes lignes d’un guide méthodologique. Les groupes se réuniront pour travailler sur des points spécifiques en prenant comme cas d’étude trois pays d’appartenance à des zones géographiques spécifiques : zones côtière, sahélienne et lacustre.

  1. Identification des facteurs de risques: l’élaboration de programmes de lutte contre le choléra doit reposer sur l’identification précise 1) des facteurs de risque (environnementaux, socio-démographiques, politiques et socio-économiques)  2) des facteurs déclencheurs et de propagation 3) des foyers infectieux 4) des groupes les plus vulnérables. Cette quadruple identification, établie sur la base d’une analyse multifactorielle, historique, épidémiologique et transfrontalière du choléra, permettra de  hiérarchiser les priorités (atelier 1) et de cerner les limites et les contraintes des outils de surveillance du choléra (atelier 2).
  1. Stratégie de réduction des risques: l’élaboration de stratégies de réduction des risques dans les programmes de prévention, préparation et réponse au choléra doit s’appuyer sur des activités dont l’efficacité pour réduire l’incidence des maladies diarrhéiques a été démontrée : l’hygiène personnelle et alimentaire, l’assainissement, l’accès à l’eau potable, la conservation et le traitement de l’eau à domicile… Quelques exemples d’exécution de programmes de lutte contre le choléra, éclairée par une analyse anthropologique, permettront de tracer des pistes de réflexion pour le renforcement des programmes nationaux d’approvisionnement en eau potable, d’assainissement et de promotion de l’hygiène (atelier 3). Ils permettront également d’esquisser un cadre pour l’orientation des stratégies de lutte en zones sahélienne, côtière et lacustre (atelier 4).
  2. Partenariat et gestion des risques : les expériences d’acteurs locaux impliqués dans les programmes de lutte contre le cholera illustreront les difficultés qu’ils rencontrent pour définir et coordonner des programmes nationaux et établir des partenariats dynamiques. La mise en situation des partenaires oeuvrant dans la lutte contre le cholera (atelier 5) permettra d’imaginer de nouvelles modalités de partenariat entre les institutions (publiques ou privées)  en vue d’une meilleure synergie et d’une meilleure concertation.

 

 
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