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Roumanatou, infirmière référente, aime sauver des vies

© UNICEF Niger/2010/Fouchard
Roumanatou, 27 ans, est infirmière référente en "phase bébés" au Centre des soins intensifs de Zinder (Niger).
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Zinder, Niger, 6 août 2010 - A 27 ans, Roumanatou adore son travail : elle est infirmière référente en "phase bébés": "tout le monde aime travailler dans ce service, c’est un si beau travail de voir des enfants gros comme le poing ressortir comme tous les bébés du monde devraient être : joyeux, robustes et vivants." 

Fille de chauffeur et d’une mère qui a élevé 10 enfants dans le foyer familial à Zinder, Roumanatou a choisi de devenir infirmière alors qu’elle était à l’école primaire. "J’aime sauver des vies", résume-t-elle simplement, avant d’expliquer ce qu’elle trouve si satisfaisant dans son travail au CRENI : "en 2005, on ne savait pas où on allait, on tâtonnait encore. Dans l’urgence, on voyait arriver des "crevettes", dans un état calamiteux, et il était dur de les sauver. On a appris et aujourd’hui, on sauve des enfants d’à peine plus d’un kilo ; on accomplit des miracles."

 En effet, les choses ont changé depuis 2005 et la terrible crise qui a emporté tant d’enfants au Niger. Bien que la crise alimentaire soit plus sévère qu’à l’époque, aujourd’hui, plus de 20 ONG, les agences des Nations unies et le Gouvernement sont engagés pour combattre la malnutrition.

De nouveaux outils – les aliments thérapeutiques prêts à l’emploi – et de nouvelles stratégies – le traitement en ambulatoire des enfants sévèrement malnutris – ont prouvé leur efficacité. Roumanatou a commencé à travailler au CRENI en 2005, d’abord au CRENAS, où les enfants sont suivis sans hospitalisation.

Elle a rejoint la phase BB il y a deux ans. Le travail au CRENI est lourd, pourtant, et elle n’est jamais vraiment sûre de l’heure à laquelle elle rentrera à la maison le soir : "quand on est en train de soigner un enfant, ou quand il y a affluence, on fait plus que nos heures."

 Elle travaille de 7h30 le matin à 17h30 le soir, avec une heure de pause pour déjeuner. Elle a deux enfants, une fille de 5 ans et un petit garçon d’un an et, entre son salaire et les revenus de son mari, commerçant, ils pourvoient aux besoins de leur foyer. Mais, conclut-elle, "nous sommes comme tout le monde ici : ici, tout le monde se pose des questions sur l’avenir…"

Cette année au Niger, 7,1 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. 384 000 enfants de moins de cinq ans auront besoin d’un traitement vital dans l’année. Chaque soir, depuis mars, Roumanatou rentre chez elle tard, quand il fait nuit noire. Ses enfants dorment depuis longtemps déjà.

Par Anne Fouchard

 

 
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