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New report sheds light on child witchcraft accusations | Un nouveau rapport fait la lumière sur les accusations de sorcellerie à l'encontre des enfants

Dakar, Senegal, 12 july 2010 - A child is given a slice of mango and is asked to commit murder in return. Another admits to killing 800 people while flying with other witches on a piece of tree bark. The ‘confessions’ are dangerous and highly revealing.

The number of children accused of being ‘witches’ in parts of Africa is rising, and so too are the numbers of children suffering extreme physical or psychological violence as a result.

The new report from UNICEF’s Regional Office uses anthropological studies and reports of aid agencies to analyse a complex and difficult area that attracts large headlines but little understanding.   What emerges is painful. Accusations of witchcraft seem to arise from situations of ‘multi-crisis’ and usually affect children who are already vulnerable.

"Many social and economic pressures, including conflict, poverty, urbanisation and the weakening of communities, or HIV/AIDS seem to have contributed to the recent increase in witchcraft accusations against children", said UNICEF’s Regional Child Protection Adviser for West and Central Africa, Joachim Theis. "Child witchcraft accusations are part of a rising tide of child abuse, violence and neglect and they are manifestations of deeper social problems affecting society."

Belief in witchcraft is widespread in Africa, as in other parts of the world. However, until recently, violent allegations of witchcraft were not levelled against children. Particularly in several Central African countries there are now alarming numbers of killings of adults accused of being ‘sorcerers’ and a growing and recent phenomenon in urban areas of witchcraft accusations against children and adolescents.

Drawing on a range of studies the report highlights those who are most likely to be accused and suffer as a result. Becoming an orphan and being brought up by relatives is a risk factor, as is the arrival of a step parent. Character traits that suggest aggression or a solitary temperament can be as dangerous in this respect as having physical deformities or conditions such as autism. Most seem to be boys.

Added into an already rich mix of culture and tradition is the rise of Christian preachers, particularly from charismatic and Pentecostal churches. Some of these have reinforced popular beliefs while whipping up emotions and charging families for the exorcism of their children, turning the suffering of children into a lucrative business.

In several countries witchcraft is regarded as a criminal offense and children, as well as adults, accused of witchcraft risk being convicted to prison sentences.

Some strategies are suggested. The report says it is key to conduct studies into beliefs and practices to better understand what is happening, while engaging with communities as well as traditional and spiritual leaders. It suggests there should also be a series of legal reforms such as the decriminalisation of witchcraft while allowing for better legal protection for children and processes. There should also be better access to social welfare for those who are marginalised and living on the streets. 

"While witchcraft accusations against children are linked to certain cultural and religious reasons, the response to these forms of child abuse are no different than the response to other forms of violence and neglect of children", said Theis.

"They are basic components of a comprehensive response and prevention system and include: research to get a good understanding of the phenomenon and its causes, care and protection for children who have been victims of abuse; awareness raising, education and mobilisation regarding child abuse among the general population and among professional groups and political and religious leaders; reform of legislation and more effective law enforcement."

But why does a 16 year old boy risk his life by confessing that he gave human flesh in return for the gift of a mango slice? The report concludes that abandoned children find it hard to find their place in the world. The ‘confessions’ therefore express heartfelt desire and regret as they stand on the margins of a globalised world and wish for a full stomach, respect and dignity. 

For more information, please contact:
Gaelle Bausson, UNICEF West and Central Africa Regional Office
Tel: +221 77 450 5816, Email: gbausson@unicef.org

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Un nouveau rapport fait la lumière sur les accusations de sorcellerie à l'encontre des enfants

Dakar, Sénégal, 08 juillet 2010 – Un enfant reçoit un morceau de mangue mais on lui demande de tuer quelqu’un en échange.  Un autre admet avoir tué 800 personnes alors qu’il volait avec d’autres sorcières sur un morceau d’écorce d’arbre. Les ‘confessions’ sont dangereuses et très révélatrices.

Le nombre d’enfants accusés de sorcellerie augmente dans certains pays d’Afrique augmentant de facto le nombre d’enfants victimes de violence physique ou psychologique extrême liées à ce phénomène.

Le nouveau rapport du Bureau régional de l’UNICEF utilise des études anthropologiques et des rapports d’agences humanitaires pour analyser une problématique complexe et difficile qui fait souvent les grands titres des journaux mais est souvent mal comprise.

La situation dépeinte par le rapport est terrible. Les accusations de sorcellerie semblent découler de situations de crises multiples et touchent plus particulièrement les enfants comptant parmi les plus vulnérables.

"Les multiples pressions économiques et sociales, y compris les conflits, la pauvreté, l’urbanisation et l’affaiblissement des communautés, ou encore le VIH/Sida sont autant de facteurs qui contribuent à l’augmentation récente du nombre d’accusations de sorcellerie à l’encontre des enfants", a déclaré le Conseiller régional pour la protection des enfants de l’UNICEF pour l’Afrique de l’ouest et du centre, Joachim Theis.

"Ces accusations font partie intégrante de l’augmentation des abus, de la violence et de la négligence dont sont victimes les enfants et sont la manifestation de profonds problèmes de société."

Les croyances dans la sorcellerie sont répandues en Afrique comme dans d’autres parties du monde. Toutefois, jusque récemment, les allégations de sorcellerie n’étaient pas portées sur les enfants. 

Dans plusieurs pays d’Afrique centrale en particulier, on dénombre un nombre alarmant d’assassinats d’adultes accusés de sorcellerie, ainsi qu’un accroissement du phénomène d’accusation de sorcellerie dans les zones urbaines où les enfants et les adolescents sont particulièrement touchés.

En se basant sur plusieurs études, le rapport passe en revue les profils des enfants courant le plus de risques d’être accusés ou d’être victime d’abus ou de violence en liens avec ces accusations. Devenir orphelin ou être élevés par un parent éloigné comptent parmi les facteurs de risque, comme l’arrivée d’un beau parent dans une famille recomposée.

Il ressort également qu’en la matière les traits de caractères suggérant une forme d’agressivité ou un tempérament solitaire sont aussi dangereux que les déformations physiques ou les pathologies telles que l’autisme.  La plupart des victimes sont des garçons.

A un riche mélange de cultures et de traditions, vient s’ajouter la montée en puissance des ‘pasteurs-prophètes’, notamment des Eglises pentecôtistes. Certaines de ces églises ont renforcé les croyances populaires tout en faisant monter la charge émotionnelle et en accusant les familles de l’exorcisme de leurs enfants et tirant un business lucratif de la souffrance des enfants.

Dans plusieurs pays, la sorcellerie est considérée comme un délit pénal et les enfants, comme les adultes, accusés de sorcellerie, sont condamnés à des peines de prison.

Le rapport fait de recommandations de stratégies à adopter. Il est notamment suggéré de conduire des études sur les pratiques et les croyances pour mieux comprendre le phénomène, tout en travaillant avec les communautés  et les chefs traditionnels et spirituels.

Une série de réformes législatives sont également recommandées pour dépénaliser la sorcellerie et améliorer la protection des enfants et les procédures. Il est également recommandé d’améliorer l’accès des plus marginalisés à des transferts et services sociaux, notamment pour les enfants vivants dans la rue.

"Même si les accusations de sorcellerie à l’encontre des enfants sont liées à des causes culturelles ou religieuses, la réponse à ces formes d’abus à l’égard des enfants ne sont pas différentes que pour les autres formes de violence et de négligence à leur encontre," a déclaré M. Theis. 

"Cette réponse s'intégre dans système global de réponse et de prévention et comprend la recherche pour accroître la compréhension du phénomène et de ses causes ; la protection et les soins aux enfants victimes d’abus ; un travail de conscientisation, d’éducation et de mobilisation contre les abus à l’encontre des enfants, dans la population, parmi les professionnels et à l’intention des leaders politiques et religieux ; et un travail législatif couplé à une application effective de la loi."

Mais pourquoi un garçon de 16 ans risque sa vie en confessant qu’il a sacrifié de la chair humaine contre un morceau de mangue?  Le rapport souligne que les enfants abandonnés ont des difficultés à trouver leur place dans le monde. Ces ‘confessions’ sont ainsi l’expression d’un désir et de regrets sincères alors qu’ils vivent en marge d’un monde globalisé et aspire à avoir l’estomac rempli, à être respecté et à vivre dans la dignité.

Pour plus d'informations, veuillez contacter:
Gaelle Bausson, Bureau régional d'Afrique de l'ouest et du centre
Tel: +22 77 450 5816;`Email: gbausson@unicef.org

 

 
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