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Maina, the nurse who fights malnutrition in the Chadian desert | Maina, l’infirmier qui combat la malnutrition dans le désert tchadien

UNICEF/Chad/2010/Gangale
© UNICEF/Chad/2010/Gangale
Maina is a nurse and he is in charge of Mao's therapeutic feeding center in the Kanem region in Chad. With support from UNICEF, his dedicated work saves the lives of many children.


Mao, Chad, 08 June 2010 - Mahamat Abakar Sedik is a nurse and he is in charge of Mao’s therapeutic feeding centre in the Kanem region of Chad. Although it misses equipment and qualified staff, the team is working hard to save children’s life and to fight against malnutrition.

When he comes to you with a warm smile and shakes your hand with a vivid energy, you first notice his long and thin figure in immaculate white trousers and tunic.  Then he starts speaking, and you notice the man has a lot to say.

Mao is the capital of Kanem, in the Sahelian belt of Chad, a landlocked region where living conditions are tough.

The 266,000 inhabitants of Kanem mostly live from agriculture and breeding and a majority is nomadic. Kanem is not rich: in August 2008, a WFP survey revealed a rate o food vulnerability of 53% in the region.

The outside temperature is close to 50 degrees, and a sand storm shakes the makeshift hospitalization ward of the therapeutic feeding centre settled in the main hospital of the region.

Doing a lot with little means
Maina, as his colleagues call him, was born in August 1968 in Mao. He studied in N’Djamena, the capital, to become a nurse. He wanted to dedicate to the most vulnerable and weak children. So he came back to the regional capital of Kanem after his studies, and nowadays, Maina is the focal point of nutrition in Mao’s health area. He manages a therapeutic feeding centre where equipment and qualified staff are often missing.

They don’t have an oxygen machine or a warm room for new-born underweight children; they don’t even have an ambulance for the hospital. But at least, says Maina, they get their F-75, F-100 and RUTF (ready to use therapeutic food) for the malnourished kids, “thanks to UNICEF”.

Maina is not a man who complains about his living or working conditions: with very little means, he and his team are doing their best to cure the monthly average of 30 children who are admitted in the TFC in very bad shape. He shows the picture of the children as they arrived nearly dying to the centre, and proudly compares them to the children who are still weak, but recovering.

The therapeutic feeding centre takes care of severely malnourished children who also suffer from a disease or who have lost their appetite. These children need medical surveillance and care. Severely malnourished children are those whose weight for height is under 70%, or those with bilateral edemas in the feet, hands and face.

From his small feeding centre in the middle of the desert, and although his signature is rarely mentioned at the bottom of the publications, Maina contributed to the most prominent researches on nutrition, working with the most well-known nutrition specialists around the globe... “Did you know André Briend came to Mao?” Maina asks.

“His” TFC was one of the places where the ready-to-use therapeutic food, which allowed a revolution in nutrition treatments, was tested in the 1990s. The fact is that, in Mao, like in the whole country, it is easy to find malnourished children:  malnutrition rates have been above the emergency thresholds of 15% for a decade.

Scaling up the response capacity
Maina would love to do more in his modest TFC, but he is already satisfied: things have improved in Kanem since April 2009. With the support of UNICEF who provides therapeutic food, over 40 outpatient nutrition centres are now operational and, with the 3 therapeutic feeding centres, can save many children’s lives.

In a crisis situation such as the one expected in 2010, this new relief program gives some hope to better handle children’s malnutrition. As 2 million people are to badly suffer from the food crisis (more than one in 5 people) and 102,000 severely malnourished children will need life-saving treatment this year in the country, “vulnerability is affecting every one here, even the public servants. We all are vulnerable, in Chad.” Maina says.

By Anne Fouchard

UNICEF/Chad/2010/Gangale
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Mao, Tchad, 8 juin 2010 - Mahamat Abakar Sedik, infirmier, est responsable du centre de nutrition thérapeutique de Mao, dans la région du Kanem, au Tchad. 

Malgré le manque d’équipement et de personnel, l’équipe de Maïna travaille d’arrache-pied pour sauver les enfants malnutris…
 
Quand il s’approche, un chaleureux sourire aux lèvres et vous serre énergiquement la main, vous remarquez sa longue silhouette drapée dans une tunique et un pantalon blancs. Puis il se met à parler, et vous remarquez que l’homme a beaucoup à dire.

Mahamat Abakar Sedik est infirmier et il est en charge du centre de nutrition thérapeutique de Mao, la capitale du Kanem, dans la ceinture sahélienne du Tchad, une région enclavée où les conditions de vie sont rudes.

Les 266 000 habitants du Kanem, pour la plupart nomades, vivent essentiellement de l’agriculture et de l’élevage. En août 2008, une enquête du PAM  révélait que le taux d’insécurité alimentaire s’élève à 53% dans la région.

La température extérieure est proche de 50 degrés. Une tempête de sable secoue les toiles de tentes du centre de nutrition thérapeutique installé dans l’hôpital régional.

Faire beaucoup avec peu
Maïna, comme l’appellent ses collègues, est né en août 1968. Il a étudié à N’Djamena, la capitale du Tchad, pour devenir infirmier.

Il voulait se mettre au service des plus vulnérables, les enfants de son pays. Alors, après ses études, il est revenu dans la capitale du Kanem, et il est devenu le point focal pour la nutrition. Il dirige le centre thérapeutique où l’équipement et le personnel manquent souvent.

Ils n’ont pas d’oxygénateur, ni de couveuse pour réchauffer les nouveau-nés malnutris, ils n’ont pas davantage d’ambulance pour l’hôpital.

Mais, au moins, se satisfait Maïna, ils ont le F-75,le  F-100 et les autres aliments thérapeutiques prêts à l’emploi pour soigner les enfants malnutris “grâce à l’UNICEF”. Maïna n’est pas du genre à se plaindre de ses conditions de travail ou de vie.

Avec peu de moyens, il fait ce qu’il peut, avec son équipe, pour soigner la trentaine d’enfants que le centre admet tous les mois pour des traitements vitaux. Il montre une photo d’un enfant arrivé au centre à l’article de la mort, et compare fièrement le cliché avec un enfant toujours faible mais méconnaissable qui occupe l’un des lits.

Le centre thérapeutique s’occupe des enfants sévèrement malnutris qui souffrent d’une maladie associée à leur malnutrition, ou qui ont perdu l’appétit. Les enfants sévèrement malnutris sont ceux dont le poids-taille est inférieur à 70% de la normale, des œdèmes qui font enfler leurs pieds, leurs mains et leur visage. Des enfants qui ont besoin de soins et d’une surveillance de chaque instant.

Depuis son petit centre nutritionnel au milieu du désert, et bien que sa signature ne figure pas en bas des publications, Maïna a contribué aux recherches qui ont révolutionné la nutrition et travaillé avec les plus éminents spécialistes de la planète.

« Savez-vous qu’André Briend est venu à Mao ? » demande Maïna. « Son » centre a été l’un des lieux où les aliments thérapeutiques ont été testés dans les années 1990. Le fait est qu’à Mao il est facile de trouver des enfants malnutris. La malnutrition a été supérieure aux seuils d’alerte depuis une décennie.

Améliorer la capacité de réponse
Maïna aimerait faire plus dans son modeste centre de soins, bien sûr, mais il se satisfait déjà de voir les choses évoluer depuis avril 2009. Avec le soutien de l’UNICEF qui fournit les aliments thérapeutiques et les médicaments essentiels, plus de 40 centres nutritionnels sont opérationnels aujourd’hui et, avec les 3 centres intensifs dont celui de Mao, le système en place sauve de nombreux enfants.

Dans une situation de crise telle que celle attendue en 2010, ce programme d’assistance donne un peu d’espoir de voir la malnutrition sous contrôle enfin dans cette région vulnérable du Tchad. Quelques 2 millions de Tchadiens pâtissent de la crise alimentaire (soit plus d’un habitant sur 5), 50 000 enfants sévèrement malnutris ont besoin de soins vitaux dans la ceinture sahélienne et 102 000 dans l’ensemble du pays.

« La vulnérabilité affecte tout le monde, ici, même les fonctionnaires. Nous sommes tous vulnérables, au Tchad », conclut Maïna.

Par Anne Fouchard

 

 
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