Rising food prices in Mali escalates undernutrition amongst children | La flambée des prix alimentaires au Mali accentue la dénutrition chez les enfants
[Français]
Sikasso, Mali, 3 June 2010 – In the far south of Mali, one of the country’s main agricultural areas, the Sikasso region, is rich in fertile soil. But despite the region’s capacity to feed its people, the children of Sikasso are suffering from alarmingly high rates of undernutrition. More than 15 per cent of children under five years of age in Sikasso are undernourished – well above the international warning level of 10 per cent. In 2009, nearly 40,000 cases of children suffering from acute malnutrition were reported in the region. Support from European Union The EU has provided €6.8 million from its ‘Food Facility’ funds to support UNICEF’s nutrition programme in Mali. The Food Facility initiative aims to help monitor nutrition among children and women, and manage the treatment of acute and severe acute malnutrition. “The partnership between the European Union and UNICEF,” said Mr Rudasingwa, “has been a model in Sikasso at two levels: firstly, addressing the problem – offering a lot of families and children access to treatment against malnutrition – but at the same time, emphasizing the role of communication and information for changing behaviour in communities.” Pressure of rising prices Undernutrition is one of the main contributing causes of infant deaths in the developing world. Despite a decline in mortality among children under five years of age in Mali, the rate remains high. It is estimated that nearly one in five children born here will not reach his or her fifth birthday. Staple foods have steadily become more expensive in Mali. Between 2006 and 2008, the cost of rice increased by nearly 40 per cent in Sikasso. Rising food prices often force families to make difficult choices about the quality and quantity of food to feed their children. What’s more, undernutrition not only hinders the early development of children but also affects the country’s economic development. “Supporting a change in attitude; in the cultural behaviour of people, in eating habits, in the role of women and the management of child nutrition – all these factors require a lot of effort by the government, as well as technical and financial partners,” said Mr. Durazzo of the EU. “You cannot change this in just a few days.” Preventive measures Providing information on nutrition, and behaviour and attitudes towards nutrition, is vital. Families in Mali are being urged to bring their children to local health clinics as early as possible to detect signs of undernutrition. UNICEF is also supporting a national nutrition forum and working with journalists to enhance their knowledge of the issues involved. Reversing the trend "Because if we try to limit ourselves solely to health activities, then you’re only reaching those already suffering. But you have to act beforehand. You need to be pre-emptive, and that’s a multi-sector fight." Undernutrition affecting children in Sikasso remains a paradox in the nation’s breadbasket. UNICEF is confident that international partners, working with Mali’s health authorities, can help reverse the trend and offer children a better start in life. By Guy Degen
Sikasso, Mali, 3 juin 2010 - La région de Sikasso dans le sud du Mali est riche en terres fertiles, c'est l'une des principales régions de production agricole. Mais malgré la capacité de la région à nourrir sa population, le taux d'enfants souffrant de malnutrition à Sikasso est alarmant. Un appui de l’Union Européenne Afin de se rendre compte des conditions sur le terrain, une mission conjointe de l'UNICEF et de la délégation de l'Union Européenne, représenté par Giacomo Durazzo, Chef de la Délégation de l'Union européenne au Mali et Marcel Rudasingwa, Représentant de l'UNICEF, s'est rendue dans la région de Sikasso. L'Union Européenne a mis à disposition 6.8 millions d'euros du fond de la facilité alimentaire en vue de soutenir le programme de nutrition de l'UNICEF. Le programme a pour but d'évaluer la malnutrition des enfants et des femmes, et de traiter les cas de malnutrition aigue. "Le partenariat entre l'Union européenne et l'UNICEF est un modèle de coopération à deux niveaux dans la région de Sikasso", souligne Mr Rudasingwa, "tout d'abord en offrant à un grand nombre de familles et d'enfants l'accès aux traitements contre la malnutrition, tout en insistant en même temps sur le rôle de la communication et de l'information pour le changement de comportement dans les communautés." La hausse des prix accentue la malnutrition La malnutrition est une des causes principales de la mortalité infantile. Depuis 2002 les prix alimentaires ont augmenté chaque année. Le coût du riz par exemple de 40%. Ces augmentations obligent les familles à faire des choix difficiles quant à la qualité et la quantité des aliments destinés à leurs enfants. La malnutrition entrave ainsi non seulement le développement des enfants, mais également le développement du pays. "Je crois que ce qui est important c'est surtout la lutte et la prévention contre ce phénomène. C'est pour cela qu'il faut œuvrer afin que les mentalités et les comportements culturels des communautés changent et qu'elles adoptent d'autres habitudes en matière de nutrition, comme le rôle de la femme dans la gestion de la nutrition des enfants par exemple", explique l’Ambassadeur Durazzo. "Tous ces facteurs demandent énormément de mobilisations et d'efforts, de la part du gouvernement des partenaires techniques et financiers. Ces changements culturels vont prendre du temps donc il faut être aussi patient, car ce n'est pas en quelques jours que l'on peut changer tout cela." Mettre en place des mesures préventives Améliorer l'accès à l'information et changer les habitudes liées à la nutrition sont deux domaines primordiaux. Les familles sont également encouragées à amener leur enfants dans les centres de santé le plus tôt possible en vue de détecter d´éventuels signes de malnutrition. Renverser la tendance "Tous les acteurs doivent contribuer à la lutte contre la malnutrition, car si nous nous limitons uniquement aux activités de santé, nous n'attendrons que les cas déjà déclarés. Il faut agir en amont. Nous devons être préventif et lutter de manière multisectorielle", explique le Directeur régional de la santé de Sikasso, le docteur Sodyougo Teme. La malnutrition qui affecte les enfants de Sikasso demeure un paradoxe dans le grenier du pays. L'UNICEF est convaincu que les partenaires internationaux qui travaillent en collaboration avec les autorités de santé maliennes peuvent aider à remédier à la malnutrition, offrant ainsi aux enfants un meilleur départ dans la vie. Par Guy Degen
Field stories | Histoires vécues Tackling malnutrition in the Sahel Stories from the field in Burkina Faso, Chad, Mali, Mauritania, Niger *** Combattre la malnutrition au Sahel Série d'histoires vécues au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Tchad |


