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Bitter seeds: Addressing the nutrition crisis in Niger | Au Niger, où même les graines sont amères, l'UNICEF fait face à la crise nutritionnelle

UNICEF Niger/2010/Onimus-Pfortner
© UNICEF Niger/2010/Onimus-Pfortner
Ali, chief of the village of Angalnadinao in Niger's Zinder Region, notes that following crop failure, 60 people out 400 in the village have migrated in hopes of earning enough money to buy food for their families.

Angalnadinao, Niger, 31 May 2010 – “This year’s harvest was disastrous,” says Ali, the Angalnadinao village chief. “No cowpeas, no millet, no peanuts – nothing, absolutely nothing, was harvested. A total crop failure.”

As Ali speaks, it is hard to imagine how anything could ever grow out of the dusty soil here in the Zinder Region of southern Niger. The trees that have not yet been chopped down for firewood are thorny and dry.

Rekia, the chief’s daughter-in-law, has just come back from four hours of plucking ‘dilo’, a pale green seed; the quantity will be just enough for one meal. Dilo needs to soak in water for a week before it can be eaten, and even then it is extremely bitter.

“Some say it can give you diarrhoea,” says Rekia. “But what to do? There is nothing else to eat.”

Struggle for subsistence
Due to erratic rainfall, cereal production in Niger has fallen short by almost 120,000 tonnes –a particularly difficult situation given that most Nigeriens are subsistence farmers. More than half of the population – about 7.8 million people out of a total 15 million – are considered vulnerable, and some 2.7 million are classified as ‘extremely food insecure’.

“This village counts some 400 people,” notes Ali. “Sixty have migrated to Nigeria in the hopes of finding means of survival.”

The chief goes on to explain that the situation has never been this bad. Most of the village men have left, with or without their families. Even in Zinder, the nearest big city, there is not enough work for everyone who needs it.

“Those who can, sell their livestock to buy food,” says Ali. “But the prices of animals have plummeted. And if you don’t have any animals, there’s only one thing you can sell: your manpower.”

A mother left behind
Nana’s husband is one of the men who have left Angalnadinao to look for work in Nigeria. She remains behind with their four children, who range from one and a half to six years of age:

“My husband will leave for a period of one to two months, and when he has earned enough money he will come back to buy some food for us,” she says. “We buy only sorghum. It’s hard to find millet this year, and then it’s too expensive. When all the money is eaten up, he leaves again.”

Nana’s youngest child was treated for malnutrition recently. “I had taken my daughter to the health centre in Takieta,” she recalls. “For four weeks in a row, she received a peanut-based fortified paste. Now she is well, but for how long?”

As Nana’s question suggests, children are often hit hardest in situations such as this. The Government of Niger and its partners, including UNICEF, expect almost 380,000 cases of severe acute malnutrition among children aged 6 to 59 months in the next year if nothing more is done to address this crisis. Another 1.2 million cases of moderate malnutrition are expected.

Feeding programme under way
But measures to prevent children from becoming malnourished have already begun. The government, the World Food Programme and UNICEF launched a blanket feeding operation at the end of April, for example, aiming to provide 500,000 children with monthly rations of fortified corn soya blend for four months – until the next harvest.

Still, there has been a dramatic increase in the number of children admitted for severe acute malnutrition at hundreds of nutritional rehabilitation centres across Niger since mid-April. Some 124,000 Nigerien children were treated for severe acute malnutrition in all of 2009; at least half that many cases have already been reported this year, even though the bulk of admissions is expected in July and August.

Against the backdrop of this growing crisis, providing nutrition supplies and services on time is critical. And UNICEF plays a key role, supporting service providers – including the government and non-governmental organizations – with therapeutic foods, essential drugs and equipment.

Today, UNICEF and its partners in Niger are working to ensure adequate capacity and quality case management for children and families in the worst affected areas – including the struggling villagers of Angalnadinao.

By Joëlle Onimus-Pfortner

UNICEF Niger/2010/Onimus-Pfortner
© UNICEF Niger/2010/Onimus-Pfortner
Rekia, la belle-fille du chef du village d'Angalnadinao, au sud du Niger, vient de passer quatre heures à ramasser du "dilo". Cette graine est amère et les enfants n'aiment pas la manger. Mais, "il n'y a rien dautre à manger".
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Angalnadinao, Niger, 31 mai 2010 - "La récolte de cette année a été désastreuse," dit Ali, le chef du village d'Angalnadinao. "Pas de dolique, pas de mil, pas d'arachides, rien, absolument rien n'a été récolté. Les récoltes ont été un échec total."

Difficile d'imaginer qu'ici, dans la région de Zinder, au sud du Niger, quelque chose puisse jamais pousser dans le sol poussiéreux. Les arbres qui n'ont pas encore été coupés pour faire du feu sont pleins d'épines et secs.

Rekia, la belle-fille du chef revient juste de passer des heures à ramasser du "dilo", une graine d'une couleur vert pâle; la quantité sera à peine suffisante pour un repas. Le dilo a besoin de tremper dans de l'eau pendant une semaine avant de pouvoir être mangé et, même dans ce cas, il est extrêmement amer.

"Certains disent qu'il peut vous donner la diarrhée," dit Rekia. "Mais que faire? Il n'y a rien d'autre à manger."

Lutter pour survivre
A cause de l'irrégularité des pluies, la production de céréales au Niger accuse un déficit de près de 120 000 tonnes, une situation particulièrement difficile car la plupart des Nigériens sont des exploitants produisant une agriculture de subsistance.

Plus de la moitié de la population - environ 7,8 millions de personnes sur un total de 15 millions - sont considérées comme vulnérables et environ 2,7 millions sont répertoriées comme "en état d'insécurité alimentaire extrême."

Une mère restée seule
Le mari de Nana est l'un des hommes qui ont quitté Angalnadinao pour aller chercher du travail au Nigéria. Elle reste seule avec ses quatre enfants dont l'âge va d'un an et demi à six ans.

"Mon mari s'en va pour une période d'un à deux mois et quand il a gagné assez d'argent, il revient pour nous acheter de quoi manger," dit-elle. "Nous achetons seulement du sorgho. Cette année, il est difficile de trouver du mil et ensuite c'est trop cher. Quand tout l'argent est dépensé, il part de nouveau."

Le plus jeune enfant de Nana a récemment été soigné pour malnutrition. "J'ai amené ma fille au dispensaire de Takieta," se souvient-elle. "Pendant quatre semaines de suite, on lui a donné une pâte enrichie à base d'arachide. Maintenant, elle va bien, mais pour combien de temps ?"

Comme le laisse entendre la question de Nana, les enfants sont souvent les plus touchés dans des situations comme celle-ci. Le gouvernement du Niger et ses partenaires, dont l'UNICEF, s'attendent à près de 380 000 cas de malnutrition aiguë sévère parmi les enfants âgés de 6 à 59 mois au cours de l'année prochaine si l'on ne fait rien de plus pour tenter de résoudre la crise. Et on prévoit 1,2 million de cas supplémentaires de malnutrition modérée.

Programme d'alimentation en cours
Mais des mesures pour prévenir la malnutrition des enfants ont déjà été prises. Le Gouvernement, le Programme alimentaire mondial et l'UNICEF ont par exemple lancé une opération de couverture nutritionnelle à la fin du mois d'avril dans le but d'apporter à 500 000 enfants des rations mensuelles de mélange soja-maïs enrichi pendant quatre mois - jusqu'aux prochaines récoltes.

Néanmoins, il s'est produit une augmentation spectaculaire du nombre d'enfants admis pour malnutrition aiguë sévère dans les centaines de centres de traitement nutritionnel du Niger depuis la mi-avril. Environ 124 000 enfants nigériens au total ont été soignés pour malnutrition aiguë sévère en 2009; au moins la moitié de ces nombreux cas ont été signalés cette année même si le gros des admissions est prévu en juillet et en août.

Dans ce contexte de crise de plus en plus grave, il est essentiel d'assurer à temps une alimentation et des services. Et l'UNICEF joue un rôle important, apportant son soutien aux prestataires de services - dont le gouvernement et les ONG - avec des aliments thérapeutiques, des médicaments et du matériel de première nécessité. 

Aujourd'hui, l'UNICEF et ses partenaires au Niger s'efforcent d'assurer des capacités adéquates et une bonne prise en charge des enfants et familles des zones les plus affectées, dont les habitants en difficulté du village d'Angalnadinao.

"Ce village comprend environ 400 personnes," observe Ali. "Soixante ont émigré au Nigéria dans l'espoir de trouver des moyens de survivre."

Le chef poursuit en expliquant que la situation n'a jamais été si mauvaise. La plupart des hommes du village sont partis, avec ou sans leurs familles. Même à Zinder, la localité importante la plus proche, il n'y a pas assez de travail pour chacun.

"Ceux qui le peuvent vendent leur bétail pour acheter à manger," dit Ali. "Mais les prix des bestiaux se sont effondrés. Et si vous n'avez pas d'animaux, il n'y a qu'une chose que vous puissiez vendre : votre force de travail."

Par Joëlle Onimus-Pfortner

 

 
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