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In Central African Republic, newly settled nomadic children go to school | En République centrafricaine, des enfants de nomades récemment sédentarisés vont à l'école

© UNICEF/CAR/2010/Stark-Merklein
At the Fraternité school in Yaloké, Central African Republic, Peuhl nomadic girls and classmates watch a hand-over ceremony of books and materials provided by UNICEF.

Yaloke, Central African Republic, 13 May 2010 – Fatima Yadik, a mother of 12 and grandmother of 18, recently settled in the Central African Republic town of Yaloké after 60 years with her nomadic community. Her camp of Peuhl nomads was attacked by bandits who killed all the men and stole their cattle.

Peuhl people are often targeted by bandits because of the relative wealth of their livestock. Fleeing to safety, Ms. Yadik and her family joined the growing number of nomadic peoples across Africa’s interior who are escaping poverty and insecurity in the countryside in favour of life in towns and cities.

New ways of subsistence
Years of conflict and violence have destroyed an already fragile education system in CAR, where primary enrolment rates have not improved in 15 years.

Many school buildings have been looted or destroyed, and qualified teachers have left for the safety of Bangui, the capital. In addition, the national government spends less than 1.5 per cent of its gross domestic product on education, which is below the African continent’s average.

As a result, nearly half of all primary school-aged children are not enrolled in school. Girls in particular are victims of ongoing discrimination that denies their right to go to school.

To help children attend school in this challenging environment, a group of Peuhl parents has formed a small non-governmental organization called Association Mboscuda.

With the help of other parents, they built the Fraternité school in Yaloké, which welcomes Peuhl orphans and children from other vulnerable groups.

Mboscuda helps pay the salaries of teachers and runs campaigns to convince Peuhl parents to send their children, especially girls, to school.

The value of education
Fraternité School serves over 630 students. Makeshift benches crafted from small tree trunks are the school’s only furniture, and until recently, there were no learning materials.

UNICEF is helping to provide books and other educational supplies, and to support school enrolment campaigns.

In a second phase, UNICEF will also help to improve the school infrastructure.

Working in both conflict-affected areas in the country’s north and poor – but more stable – areas of the south, UNICEF is responding to the education crisis by rehabilitating and building schools, latrines and water points.

It also helps to train teachers, provides textbooks and school kits, and promotes a ‘child-friendly’approach to schools – which centres around the rights of each child.

Moumini, a father of 12, lives in a Peuhl camp 15 km outside Yaloké. Like Ms. Yadik, he and his family were forced to settle down after fleeing violence in the north. He also sells wood to get by.

But he said that none of his children go to school.

"I have no money to enrol them," said Moumini. A family member added that many children like Moumini’s are afraid of new people, including teachers.

Association Mboscuda is working to convince many Peuhl parents of the value of formal education for their children.

If it succeeds, it will be closer to the goal of enrolling all primary school-aged children in Yaloké and providing them with a life-changing education.

By Brigitte Stark-Merklein

© UNICEF/CAR/2010/Stark-Merklein
A l'école ‘Fraternité’ à Yaloké, en République centrafricaine, de jeunes filles peuhl nomades d'une même classe assistent à une cérémonie de remise de livres offerts par l'UNICEF.
****   [English]

Yaloke, République centrafricaine, 13 mai 2010 - Fatima Yadik, mère de 12 enfants et grand-mère de 18 petits-enfants, s'est récemment fixée dans la localité centrafricaine de Yaloké après 60 années passées avec sa communauté, des nomades.

Son camp de nomades peuls a été attaqué par des brigands qui ont tué tous les hommes et ont volé leur bétail. 

 Les Peuls sont souvent visés par les brigands en raison de l'abondance relative de leur bétail.

Ayant pris la fuite pour se mettre à l'abri, Fatima Yadik et sa famille se sont joints au nombre grandissant de nomades qui, dans tout l'intérieur de l'Afrique, fuient la pauvreté et l'insécurité du pays au profit de la vie dans les villes.

Nouveaux moyens de subsistance

La vie de la famille de Fatima Yadik consistait principalement à élever et déplacer leur important troupeau de bétail à corne. Après l'attaque des brigands, les femmes rescapées se sont rendues à Yaloké pour se mettre à l'abri et trouver de nouveaux moyens de subsistance.

Depuis qu'elle s'est fixée en ville, la famille se débrouille en vendant du bois. Mais Fatima Yadik dit qu'elle se rend compte qu'il n'y a pas beaucoup d'avenir pour les enfants en faisant cela.

"Jusqu'à maintenant, aucun des enfants n'est allé à l'école,"dit-elle. 

"Mais maintenant nous n'avons plus bétail et ils doivent trouver un travail. Ils ont besoin d'aller à l'école pour s'y préparer."

La population de Yaloké a bien accueilli les Yadik et des centaines d'autres femmes et d'enfants déplacés mais elle est confrontée à des problèmes qui lui sont propres.

Ici, comme dans la plupart des endroits du pays, les services assurant les prestations les plus indispensables sont rares et éloignés les uns des autres.

Dans la préfecture, ou district, il existe seulement 125 écoles primaires pour environ 100 000 enfants d'âge scolaire, moins de la moitié d'entre eux étant scolarisés dans le primaire.

Les taux de scolarisation sont même encore plus faibles pour les milliers d'enfants peuls vivant dans le secteur.

Une communauté se mobilise

En RCA, où les taux de scolarisation dans le primaire ne se sont pas améliorés depuis 15 ans, des années de conflit et de violence ont détruit un système éducatif déjà fragile.

De nombreux bâtiments scolaires ont été pillés et détruits et les enseignants qualifiés sont partis pour se mettre à l'abri à Bangui, la capitale.

En outre, le Gouvernement dépense moins de 1,5 pour cent de son produit intérieur brut pour l'enseignement, un pourcentage en dessous de la moyenne en Afrique.

Conséquence : près de la moitié des enfants en âge de fréquenter l'école primaire ne sont pas scolarisés. Les filles, en particulier, sont victimes de la discrimination actuelle qui ne leur reconnaît pas le droit d'aller à l'école.

Pour aider les enfants à aller à l'école dans cet environnement difficile, un groupe de parents peuls a créé une petite ONG appelée Association Mboscuda.

Avec l'aide d'autres parents, ils ont construit l'école Fraternité à Yaloké qui accueille des enfants peuls orphelins et des enfants provenant d'autres groupes vulnérables.

Mboscuda permet de payer les salaires des enseignants et mène des campagnes pour convaincre les parents peuls d'envoyer leurs enfants, particulièrement les filles, à l'école.

La valeur de l'enseignement

L'école Fraternité regroupe plus de 630 élèves. Des bancs improvisés fabriqués à partir de petits troncs d'arbre sont le seul mobilier de l'école et, jusqu'à une date récente, il n'y avait pas de matériel scolaire.

L'UNICEF apporte son aide pour lui procurer des livres et  diverses fournitures scolaires et pour appuyer les campagnes en faveur des inscriptions scolaires.

Dans une seconde phase, l'UNICEF aidera aussi à améliorer l'infrastructure scolaire.

En accomplissant un travail dans deux secteurs touchés par un conflit dans le nord du pays et les régions pauvres -mais plus stables - du sud, l'UNICEF répond à la crise de l'enseignement en remettant en état et en construisant des écoles, des latrines et des points d'eau.

Il contribue aussi à la formation des enseignants, fournit des cahiers et des trousses scolaires et encourage l'approche "amie des enfants" pour les écoles qui est axée sur les droits de chaque enfant.  

Moumini, qui est père de 12 enfants, vit dans un camp peul à 15 kilomètres de Yaloké. Comme Fatima Yadik, lui et sa famille ont été obligés de se sédentariser après avoir fui la violence du nord.

Il vend aussi du bois pour subsister à ses besoins. Mais il dit qu'aucun de ses enfants ne va à l'école.

"Je n'ai pas d'argent pour les inscrire," dit Moumini. Un membre de la famille ajoute que de nombreux enfants comme ceux de Moumini ont peur des nouvelles personnes, y compris des enseignants.

L'association Mboscuda est à pied d'oeuvre pour convaincre de nombreux parents peuls de la valeur d'une éducation formelle pour les enfants.

Si elle réussit, elle se rapprochera davantage de l'objectif qui est de scolariser tous les enfants en âge de fréquenter l'école primaire à Yaloké et de leur faire faire des études qui changeront leurs vies.

Par Brigitte Stark-Merklein

 

 
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