Media Centre

Highlights - A la une

Press releases / Communiqués

Video

Photo Essays

Real lives / Histoires vécues

Facts and Figures/ Données et chiffres

 

In Senegal, UNICEF Executive Director cites the urgency of education for all | Au Sénégal, le Directeur général de l'UNICEF s'exprime sur l'urgence de l'éducation pour tous

© UNICEF/NYHQ2010-0906/Ricci Shryock
In the HLM neighbourhood of Dakar, the Senegalese capital, UNICEF Executive Director Anthony Lake lifts a smiling boy who is wearing a UNICEF T-shirt, as other children look on.

Dakar, Senegal, 18 May 2010 – Surrounded by the concrete bricks and flood-stained walls of her school, Anta, 11, attends classes and dreams of becoming a paediatrician. She knows she is lucky.

Video: watch now

But many of her friends have not been so fortunate, Anta told UNICEF Executive Director Anthony Lake during his visit to her school yesterday. Mr. Lake is in Senegal this week for a global conference on girls’ education and gender equality.

Closing the gender gap

Here in the impoverished HLM neighbourhood of Senegal’s capital, Dakar, many children are forced to drop out of school in order to work. Girls suffer disproportionately from these economic challenges.

Anta told Mr. Lake the story of her friend Aissatou, 15, who had to leave school after the death of her parents. Unable to support herself while still in school, Aissatou left home to live with her grandmother, who needed her help with domestic work.

“Now she has to work every day cleaning the house and cooking,” Anta said of her friend. “So she can’t come to school anymore.”

Mr. Lake visited with Anta and her classmates as part of a tour of schools around Dakar, where he is attending the ‘Engendering Empowerment: Education and Equality’ conference organized by the United Nations Girls' Education Initiative (UNGEI).

The three-day meeting brings together over 200 global experts with the goal of unlocking quality education opportunities and closing the gender gap worldwide. The event also marks the 10th anniversary of UNGEI, which was launched by former UN Secretary-General Kofi Annan at the World Education Forum in Dakar in 2000.

Girls bear the burden

Aissatou’s story is not uncommon in Senegal. Although about 72 per cent of primary school-aged girls and boys are enrolled in primary grades, girls suffer steeper drop-out rates as they reach adolescence. Only 18 per cent of secondary school-aged girls are enrolled in secondary school, compared to 23 per cent of boys in the same age group.

“I see a lot of girls who come to school, but their families take them out before they complete their exams,” said Penda Diop, a teacher of 12- and 13 year-olds at Anta’s school. “In our culture, often the girls are taken out of school when their families encounter financial difficulties. It is more important that the boys stay in school than the girls.”

Mr. Lake also toured an Islamic religious school, known as a ‘daara’. An estimated 50,000 Senegalese children receive their education in Koranic schools such as this one.

Situated between a highway and trash-filled drainage ditch, the HLM neighbourhood houses 14 daaras in shacks made of tin and wood. The schools offer Islamic instruction to young students – known as ‘talibés’ – but also serve to fill the gap where formal schooling is not available. The system is open to abuse, however. In some daaras, teachers called ‘marabouts’ send children onto the streets to beg, a common sight on the streets of Dakar.

Besides visiting with schoolchildren, Mr. Lake met with staff members at a UNICEF-supported non-governmental organization, Samu Social, which runs a shelter for former talibé children.

‘Cascading benefits’

Much has changed for many of the world’s children since the 2000 World Education Forum in Dakar, Mr. Lake said at the opening of UNGEI conference. But if progress continues at the current pace, he emphasized, there will still be some 56 million primary school-aged children out of school by 2015. More than half of them will be girls, he said, and a large percentage will be from minority groups.

“This is morally indefensible,” said Mr. Lake. “We know that educating girls creates cascading benefits. An educated girl provides an opportunity to build a more equitable society where women are less likely to marry early or be victims of violence, and more likely to provide for their families.”

Fresh from his visit to Dakar’s HLM neighbourhood, Mr. Lake also noted that the girls and boys he met showed remarkable resilience in the face of difficult conditions. “Everywhere I go, I admire these children, who smile in these circumstances,” he said.

© UNICEF/NYHQ2010-0906/Ricci Shryock
Dans le quartier HLM de Dakar, la capitale sénégalaise, le Directeur général de l'UNICEF Anthony Lake soulève du sol un garçon tout sourire portant un t-shirt de l'UNICEF tandis que d'autres enfants observent la scène.
****   [English]

Dakar, Sénégal, 18 mai 2010 - Anta, 11 ans, rêve de devenir pédiatre. Elle va à l'école d'un quartier pauvre de Dakar et, en dépit des blocs de béton qui l'entourent, ou des murs des classes souillés par les eaux de crue, elle sait qu'elle a de la chance.

Car beaucoup de ses amies ne sont pas aussi privilégiées, a dit Anta à Anthony Lake, lorsque le Directeur général de l'UNICEF a visité son école hier. M. Lake se trouve cette semaine au Sénégal pour une conférence mondiale sur l'éducation des filles et l'égalité des sexes.

Combler les écarts entre les sexes

Ici, dans le quartier HLM, un quartier pauvre de la capitale du Sénégal, Dakar, de nombreux enfants sont obligés d'abandonner l'école pour travailler. Les filles sont les victimes, d'une manière disproportionnée, de ces difficultés économiques.

Anta a raconté à M. Lake l'histoire de son amie Aissatou, 15 ans, qui a dû quitter l'école après le décès de ses parents. Incapable de subvenir à ses besoins en étant à l'école, Aissatou est partie vivre avec sa grand-mère qui avait besoin d'aide pour les tâches domestiques.

« A présent, elle doit travailler chaque jour pour nettoyer la maison et faire la cuisine, » dit Anta en parlant de son amie. « Alors, elle ne peut plus venir à l'école. »

M. Lake a rencontré Anta et ses camarades de classe dans le cadre d'une visite d'écoles de Dakar où il participe à la conférence « Éducation pour l'égalité des sexes : engagement pour l'équité » organisée par l'Initiative des Nations Unies pour l'éducation des filles (UNGEI).

La conférence, d'une durée de trois jours, rassemble plus de 200 experts mondiaux avec, pour but, d'ouvrir la voie à plus de possibilités en faveur d'un enseignement de qualité et de mettre un terme à l'inégalité des sexes dans le monde entier. L'évènement marque aussi le 10ème anniversaire de l'UNGEI dont le coup d'envoi avait été donné par l'ex-Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan lors du Forum mondial sur l'éducation de Dakar en 2000.

Les filles sont plus défavorisées

Au Sénégal, le cas d'Aissatou n'est pas inhabituel. Bien qu'environ 72 pour cent des filles et des garçons en âge d'être scolarisés dans le primaire soient inscrits dans les classes du primaire, la proportion de filles qui abandonnent l'école est bien plus élevée alors qu'elles atteignent l'adolescence. Seulement 18 pour cent des filles en âge d'être scolarisées dans le secondaire sont scolarisées dans des établissements d'enseignement secondaire par rapport aux 23 pour cent de garçons du même groupe d'âge. 

« Je vois beaucoup de filles qui viennent à l'école mais leurs familles les en retirent avant qu'elle n'aient passé leurs examens, » dit Penda Diop qui fait la classe aux 12-13 ans dans l'école d'Anta. « Dans notre culture, les filles sont souvent retirées de l'école quand leurs familles rencontrent des difficultés financières. Il est plus important pour les garçons que pour les filles de rester à l'école. »

M. Lake a également rendu visite à une école religieuse islamique, ou « daara ». Environ 50 000 enfants sénégalais font leurs études dans des écoles coraniques comme celles-ci.

Situé entre une voie rapide et un canal d'écoulement des eaux empli de détritus, le quartier HLM abrite 14 daaras dans des constructions en tôle et en bois. Les écoles dispensent un enseignement coranique aux jeunes élèves - appelés « talibés » - mais servent aussi à combler les lacunes là où l'enseignement officiel est absent. Le système peut cependant exposer les enfants à de mauvais traitements. Dans certaines daaras, les enseignants, appelés « marabouts », envoient les enfants mendier dans les rues, un spectacle habituel dans les rues de Dakar.  

Outre sa rencontre avec des enfants des écoles, M. Lake s'est entretenu avec le personnel d'une ONG appuyée par l'UNICEF, Samu Social, qui gère un refuge pour ex-enfants talibés. 

« Une cascade d'effets positifs »

Depuis le Forum mondial sur l'éducation de Dakar en 2000, beaucoup de choses ont changé pour grand nombre d'enfants de la planète, a déclaré M. Lake lors de l'ouverture de la conférence de l'UNGEI. « Mais si les progrès se poursuivent au rythme actuel, » a-t-il souligné, « il y aura toujours environ 56 millions d'enfants en âge d'être scolarisés dans le primaire qui n'iront pas à l'école en 2015.  Plus de la moitié d'entre eux seront des filles et un grand pourcentage proviendra des minorités. »

« Cela est moralement indéfendable, » a dit M. Lake. « Nous savons que faire faire des études aux filles entraîne une cascade de répercussions positives. Une fille qui a été à l'école donne la possibilité de bâtir une société plus équitable dans laquelle les femmes risquent moins de se marier trop tôt ou d'être victimes de violences et ont davantage de chances de subvenir aux besoins de leur famille. »

A la suite de sa visite dans le quartier HLM de Dakar, M. Lake a aussi noté que les filles et les garçons qu'il a rencontrés faisaient preuve d'une résistance remarquable face à des conditions difficiles. « Partout où je vais, j'admire ces enfants qui sourient en toutes circonstances, » a-t-il dit.

 

 
Search:

 Email this article

unite for children