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High malnutrition rates, a silent emergency in DRC | Des taux excessifs de malnutrition, une urgence silencieuse en RDC

Kinshasa, DR Congo, 6 April 2010 - Nutrition surveys carried out by the Congolese government, with the support of UN Children’s Fund (UNICEF) and the UN World Food Programme (WFP), have found unusually high levels of malnutrition in children living in five provinces of the Democratic Republic of Congo (DRC).

The surveys, carried out in the provinces of Kasaï Occidental, Kasaï  Oriental and Equateur (West), Maniema (East), and Katanga (South east) by the National Nutrition Programme (PRONANUT), reveal alarming acute malnutrition rates among children under five and women.

Experts believe the basic structural causes of malnutrition have been aggravated by conflict, high food prices and the global financial crisis which has shaken the mining industry in the west and south-east of the country.

Some 530,000 children under five and more than one million pregnant women need urgent nutrition interventions, according to the Congolese Ministry of Health.

In several areas surveyed, global acute malnutrition rates are above the 10 percent threshold for intervention and also in some cases above the emergency threshold of 15 percent.

The survey was carried out last year, led by PRONANUT with support from the UNICEF and the WFP.

More than 90 rural territories and urban communes, representing nearly half of the DRC population have been reviewed. Data on women and children’s nutrition, as well as on food consumption and mortality rates, were gathered in the survey.

Out of 90 territories surveyed, 52 reveal global acute malnutrition rates above 10 percent, and eight of them have results above 15 percent.

The Kasaï Oriental province is the most affected in both urban and rural areas, with three communes out of five having rates above 10 percent.

The causes behind such high malnutrition rates are numerous and may vary from one territory to another. However, the main causes are weak access -or lack of access- to healthcare and to drinkable water, poor access of household to good quality food, non optimal feeding practices of infants, young children and women as well as a lack of tools and seeds for agriculture.

In the eastern Kivu provinces, malnutrition rates have decreased thanks to humanitarian interventions in partnership with communities, donors and aid agencies.

The Government of DRC is committed to fight this silent emergency but will only be able to do so with the support from its partners 

Fighting malnutrition requires interventions such as rapid alert systems for malnutrition cases, counseling for families with malnourished children and agricultural assistance in the short term.

In the longer term, malnutrition treatment procedures should be integrated into all existing health structures, with prevention activities at a community level.

Other actions to prioritize are ensuring vitamin A supplementation and de-worming, food fortification, reinforcing interventions in the agricultural sector and water/sanitation, and increasing access to healthcare.

For more information, please contact:
UNICEF Kinshasa, Joyce Brandful, Tel.+243818846746, email: Jbrandful@unicef.org 

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Kinshasa, RD Congo, 6 avril 2010 - Les résultats des enquêtes nutritionnelles  menées par le Programme National de Nutrition (PRONANUT) dans les  provinces de l’Equateur, des Kasaï Occidental et Oriental, du Katanga et du Maniema, en République Démocratique du Congo révèlent des taux de malnutrition inquiétants chez les enfants de moins de 5 ans.

Le Ministère de la Santé Publique estime ainsi que dans ces cinq provinces, près de 530,000 enfants de moins de 5 ans  et plus d’un million de femmes ont besoin d’une prise en charge nutritionnelle  urgente.

Dans plusieurs localités les taux de malnutrition aiguë globale sont supérieurs au seuil critique de 10%  et même au delà du seuil d’urgence de 15% dans certains cas.

Selon des experts, les causes structurelles de ces taux élévés ont été aggravées par les conflits, les prix élevés et la crise financière qui a ébranlé l’industrie minière dans l’Ouest et le Sud Est du pays.

Sur 90 territoires enquêtés, 52 affichent des taux de malnutrition aiguë de 10%, alors que huit d’entre elles sont en situation d’urgence nutritionnelle avec un taux supérieur à 15 %.

La province du Kasaï Oriental est la plus affectée tant en milieu urbain que rural avec trois communes sur cinq qui révèlent des taux supérieurs à 10%.

L’enquête débutée en juillet 2009 et conduite par le PRONANUT a reçu le soutien financier et technique de l’UNICEF et du PAM.

Plus de 90 territoires et communes, renfermant près de la moitié de la population de la RDC, ont été enquêtés en collectant des données relatives à la nutrition des femmes et des  enfants,  à la mortalité et à  la consommation alimentaire.

Les causes de ces taux élevés de malnutrition sont multiples et diffèrent selon les territoires.

De manière générale, le faible accès aux soins de santé et à l’eau potable, le manque d’hygiène, les pratiques alimentaires inappropriées surtout pour les nourrissons, les enfants et les femmes, ainsi que le  manque d’intrants agricoles et la monoculture représentent les principales causes structurelles.

Dans certaines provinces et territoires, les effets de ces facteurs structurels ont été aggravés par des causes de nature conjoncturelle telles que la guerre, l’insécurité, la flambée des prix et la crise financière ayant entrainé l’effondrement de l’exploitation minière qui constituait par le passé la source principale de revenus de beaucoup de ménages.

Dans les provinces des Kivus à l’Est du pays, les taux de malnutrition ont diminué grâce aux interventions humanitaires en partenariat avec les communautés, les bailleurs de fonds et les agences.

Le gouvernement de la RDC, qui est prêt à s’engager dans la lutte contre cette urgence silencieuse aura besoin du soutien de tous.

Les interventions nécessiteront des actions à court terme et à moyen et long terme.

A court terme, les personnes malnutries doivent être prises en charge, et des systèmes de surveillance nutritionnelle et d’alerte rapide doivent être établis.

Le conseil aux familles avec enfants malnutris et l’assistance agricole aux ménages en insécurité alimentaire sont aussi des éléments clés.  
                
A moyen et long terme, la prise en charge de la malnutrition doit être intégrée dans toutes les structures de santé, avec des actions de prévention de la malnutrition à base communautaire, et un renforcement du suivi et de la  promotion de la croissance.

Les autres actions prioritaires sont : assurer la supplémentation en vitamine A et le déparasitage des enfants, fortifier les aliments de grande consommation, renforcer les interventions dans le domaine agricole, eau et assainissement, le planning familial, l’amélioration de l’accès aux soins de santé et mettre le système de surveillance nutritionnelle à grande échelle. 

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Joyce Brandful, UNICEF Kinshasa, Tel.+243818846746, email: Jbrandful@unicef.org 

 

 
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