Media Centre

Highlights - A la une

Press releases / Communiqués

Video

Photo Essays

Real lives / Histoires vécues

Facts and Figures/ Données et chiffres

 

Severe food shortages in western Chad lead to rising malnutrition in children | Des pénuries alimentaires sévères dans l'ouest du Tchad aggravent la malnutrition infantile

© UNICEF Video
A child drinks therapeutic milk at the feeding centre in Mao, western Chad.

Mao, Chad, 24 March 2010 – Adam Abdulai is just over a year old, but he can barely move, let alone stand up and walk. He and a dozen other emaciated children lie on mattresses at a feeding centre in Mao, western Chad, with their mothers and grandmothers watching over them helplessly.

VIDEO: Watch now

"We didn't have much food when I was pregnant. I was eating boule [millet-based paste] once or twice a day during my pregnancy," says Hawa, Adam's mother.

"I got very sick and weak after the birth. I could not breastfeed him properly. At the centre they have told us how important it is to breastfeed," she adds.

Hawa receives therapeutic milk at the UNICEF-supported centre so that she can feed Adam every three hours. A few days later, Adam has been brought back to life. He is alert and able to move his tiny hands.

Therapeutic feeding: 'A critical lifeline'
Malnutrition rates are increasing in western Chad's Kanem Region, where Mao is located, as the region is gripped by severe food shortages due to a lack of rain. The situation is exacerbated by local communities' very limited access to basic health care and safe drinking water.

"Without the therapeutic feeding centre here, there would be a lot more deaths and an even bigger catastrophe," says Chief District Medical Officer Dr. Mekonyo Kolmain Gedeon. "We can see the change in health with children admitted. After only a few weeks ... they are able to go home.

"These feeding centres are a critical lifeline for children living in this region. We need more of these centres in order to save more lives," he adds.

In 2009, around 8,000 children were treated at 32 feeding centres in the Kanem region. The centres were established by the Chadian Ministry of Health and receive support from UNICEF to provide therapeutic food and medical treatment.

"At the moment, we have 2,800 children benefitting from the programme," says UNICEF Representative in Chad Marzio Babille. "While severe acute malnutrition is an emergency, a rapid response with appropriate medical care and technology can save lives."

Severe drought conditions
Changing weather patterns here have led to severe droughts in Chad, crippling local agriculture and causing chronic food shortages, according to local assessments.

The harvest in 2009 was a disaster. Production of sorghum and millet, the main staple food crops, declined by an estimated 22 per cent and 34 per cent, respectively, according to the Food and Agriculture Organization (FAO).

Some 2 million people are now in need of food aid in Chad, most of them in the western region. The World Food Programme and FAO have responded to the immediate needs and are planning to distribute additional aid.

"We used to have plenty of food here, but we don't get as much rain anymore and there is more and more sand everywhere," said Adam's grandmother. Mao and the surrounding area used to be home to a huge pastoral and farming community, but a shortage of viable land to grow crops has had a crippling effect.

Effects of desertification
The lack of vegetation is also killing cattle. Around 31 per cent of the herd in the region perished in 2009, according to FAO, and there are concerns that the number of deaths will increase this year.

With little local produce on the market, most food is transported from other parts of the country, leading to huge price increases. As a result, many parents are unable to feed their children.

Tackling malnutrition at an early stage is key here. In the village of Barrah, 20 km from the centre of Mao, a UNICEF-supported clinic provides monitoring and treatment for severely malnourished children.

Zara Hassan visits every week with her two-year-old to receive supplies of Plumpy'nut, a high-protein peanut paste fortified with vitamins and minerals.  The child is three kilos underweight, but nurses say she is slowly gaining.

Meanwhile, Zara and her family struggle to feed themselves after losing all their crops to desertification. "All of this land used to be full of millet," she says, pointing to the land surrounding her hut. "Now all of our food has turned to dust."

By Salma Zulfiqar

© UNICEF Video
Mothers hold their children outside a therapeutic feeding centre in Mao, capital of a region in western Chad where some 2 million people are in need of food aid.
****

Mao, Tchad, 24 mars 2010 - Adam Abdulai vient tout juste d'avoir un an. Pourtant, il peut à peine bouger, et encore moins se mettre debout et marcher. Adam et une dizaine d'autres enfants émaciés sont couchés sur des matelas dans le centre d'alimentation de Mao, dans l'ouest du Tchad, sous le regard inquiet et impuissant de leurs mères et de leurs grand-mères.

 VIDÉO : regarder maintenant

"Quand j'étais enceinte, nous n'avions pas beaucoup de nourriture. Je mangeais de la boule de mil une ou deux fois par jour pendant ma grossesse," raconte Hawa, la mère d'Adam.

"Après l'accouchement, je suis tombée très malade et j'ai perdu toutes mes forces. Je ne pouvais pas l'allaiter correctement. Au centre, nous avons appris l'importance de l'allaitement au sein," ajoute-t-elle.

Hawa reçoit du lait thérapeutique au centre soutenu par l'UNICEF, ce qui lui permet de nourrir Adam une fois toutes les trois heures. Quelques jours plus tard, Adam a retrouvé son énergie. Il est éveillé et peut bouger ses petites mains.

Alimentation thérapeutique : la "bouée de sauvetage"
Les taux de malnutrition ont augmenté dans l'ouest du Tchad, dans la région de Kanem, où les pluies tardives ont provoqué des pénuries alimentaires sévères. La situation a été exacerbée par le fait que les communautés locales ont un accès très limité aux soins de santé de base et à l'eau salubre.

"Si le centre d'alimentation thérapeutique n'existait pas, il y aurait beaucoup plus de décès. Les dégâts seraient encore plus grands, affirme le Dr Mekonyo Kolmain Gedeon, chef du service médical dans le district. Nous observons le changement de la santé chez les enfants admis. Après quelques semaines. ils peuvent rentrer chez eux."

"Ces centres d'alimentation représentent une bouée de sauvetage pour les enfants vivant dans la région," ajoute-t-il. "Il nous faut plus de centres pour sauver plus de vies."

En 2009, environ 8000 enfants ont été admis dans 32 centres d'alimentation dans la région de Kanem. Les centres, construits par le ministère de la santé tchadien, ont reçu le soutien de l'UNICEF pour la distribution des aliments thérapeutiques et les traitements médicaux.

"En ce moment, 2800 enfants bénéficient du programme", déclare Marzio Babille, le Représentant de l'UNICEF au Tchad. "La malnutrition aiguë sévère est un problème urgent, et il est important d'intervenir rapidement avec les soins médicaux et les moyens techniques appropriés pour pouvoir sauver des vies."

Conditions de sécheresse extrême
Le changement de la situation météorologique a entraîné des périodes de sécheresse extrême au Tchad, paralysant l'agriculture locale et provoquant des pénuries alimentaires chroniques, d'après les évaluations locales.

Les récoltes de 2009 ont été désastreuses. La production de sorgho et de mil (les aliments de base de la culture vivrière) a baissé d'environ 22 pour cent et 34 pour cent respectivement, d'après l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Près de deux millions de personnes ont aujourd'hui besoin d'une aide alimentaire au Tchad, et la plupart se trouvent dans la région ouest du pays. Le Programme alimentaire mondial (PAM) et la FAO ont répondu aux besoins immédiats des populations et prévoient d'apporter une aide supplémentaire.

"Nous avions beaucoup de nourriture ici. Maintenant, il ne pleut plus autant et le sable nous envahit de plus en plus", affirme la grand-mère d'Adam. Mao et ses environs abritaient auparavant une grande communauté pastorale et agricole, mais le manque de terre cultivable a eu un effet dévastateur.

Conséquences de la désertification
Le manque de végétation décime le bétail. Environ 31 pour cent des bêtes des troupeaux de la région ont succombé en 2009, d'après la FAO. Celle-ci redoute que le nombre de décès augmente encore cette année.

Il y a peu de produits locaux sur le marché. La plupart de la nourriture provient donc des autres parties du pays, ce qui provoque une flambée des prix. Par conséquent, de nombreux parents sont incapables de nourrir leurs enfants.

Il est essentiel de s'occuper de la malnutrition dès le début. Dans le village de Barrah, à 20 km de Mao, une clinique soutenue par l'UNICEF fournit un suivi et des traitements aux enfants souffrant de malnutrition sévère.

Zara Hassan se rend à la clinique toutes les semaines avec sa fille de deux ans. Elles reçoivent des doses de Plumpy'nut, une pâte à base de beurre de cacahuètes à forte teneur en protéines, fortifiée en vitamines et en minéraux. L'enfant a une insuffisance pondérale de trois kilos mais les infirmières affirment qu'elle prend du poids petit à petit.

En attendant, Zara et sa famille luttent pour se nourrir après avoir perdu toutes leurs récoltes à cause de la désertification. "Toute cette terre était remplie de mil," dit-elle en montrant du doigt la terre autour de sa cabane. "Aujourd'hui, toute notre nourriture s'est transformée en poussière."

Par Salma Zulfiqar

 

 
Search:

 Email this article

unite for children