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Mobile cinema helps change attitudes about female genital mutilation/cutting in Mali | Le cinéma ambulant favorise le changement d'attitude vis-à-vis des mutilations génitales féminines/excision au Mali

© UNICEF video
Families in a remote village in Mali watch an outdoor screening by a UNICEF-supported mobile cinema team, which shows films that encourage open community discussions about children’s and women’s health.

The International Day against Female Genital Mutilation/Cutting, observed on 6 February, focuses world attention on ending this harmful practice within a generation. Here is a related story from Mali.

Bougounissaba, Mali, 5 February 2010 – When the Cinéma Numérique Ambulant came to Djènèba Doumbia’s village, the young women had no idea how it would change her life.

Video: watch now

The UNICEF-supported mobile cinema travels from village to village in remote areas of Mali, setting up an outdoor screen and showing entertaining and educational films that encourage communities to talk about children’s and women’s health.

Once trust has been established, female genital mutilation/cutting, or FGM/C, is openly discussed after the screenings. An estimated 85 per cent of women aged 15 to 49 in Mali have undergone some form of FGM/C, a practice that has many harmful physical and psychological effects.

Message to mothers and daughters
Since attending the mobile cinema, Ms. Doumbia no longer supports FGM/C and does not want to pass the tradition on to the daughters of the community.

This is a huge step, since about 70 per cent of women of child-bearing age in Mali have at least one daughter who, like them, has also undergone FGM/C.

“I tell all women not to circumcise their daughters, to leave them as they are, because we realize that the disadvantages of this practice are numerous and real,” said Ms. Doumbia. “So if they let the girls be, the whole family benefits.”

Health dangers of FGM/C
The mobile cinema’s chief facilitator in Mali, a woman named Kadidja, explained the dangers of FGM/C. According to a recent study by the World Health Organization, she said, women who have been cut are significantly more likely than uncut women to have complications during and after childbirth.

Complications stemming from the practice include maternal infection, hemorrhage and newborn asphyxia. Cutting also contributes to high neonatal, child and maternal mortality rates. (Mali’s maternal death rate is among the highest in the world; 1 in every 15 women in the country dies as a result of pregnancy.)

In addition, many women say that sex with their husbands is very painful after FGM/C. Furthermore, tearing is more likely during childbirth. And scarring, leakage, infections and fistula are all common and crippling lifelong complications.

Inclusive approach gets results
Despite these well-documented dangers, agents of community-led change such as Kadidja face resistance on a daily basis in Mali and other countries. The traditional practice, though clearly harmful, is kept alive by pressure from women and men who fight to continue it.

Experts on the issue do not believe that information alone will end FGM/C; they say it is necessary to actively engage communities in discussion about banning it. The discussion must involve people at all levels, including knowledgeable health workers, village elders and leaders, and both mothers and fathers, who are often the household decision-makers.

This very approach is beginning to get results in Mali.

According to UNICEF Mali, 12 out of 41 villages covered by the mobile cinema team from June through August 2009 declared that they would ban FGM/C. An additional 12 villages reached by UNICEF-sponsored radio programmes in the region have also publically announced the end of cutting.

By Heidi Good

© UNICEF/2009/Pirozzi
Une assistante sociale, au Mali, conseille une fille qui a subi une mutilation génitale féminine/excision.
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La Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines, qui a eu lieu le 6 février, focalise l'attention de la communauté internationale afin de mettre fin en une génération à cette coutume dangereuse. L'histoire suivante se passe au Mali.

Bougounissaba, Mali, 5 février 2010 - Lorsque le Cinéma Numérique Ambulant est arrivé dans le village de Djènèba Doumbia, les jeunes femmes n'avaient aucune idée du changement dans leur vie que cela allait entraîner.

Video: regarder

Le cinéma ambulant, qui bénéficie du soutien de l'UNICEF, va de village en village, dans les secteurs reculés du Mali, installant un écran en plein air et organisant la projection de films distrayants et éducatifs qui encouragent les communautés à parler de la santé des enfants et de celle des femmes.

Une fois qu'un climat de confiance a été instauré, la question de la mutilation génitale féminine/excision fait l'objet d'une libre discussion après la séance. Au Mali, il y aurait 85 pour cent des femmes entre 15 et 49 ans ayant subi telle ou telle forme de mutilation génitale féminine/excision, une coutume aux multiples effets dangereux sur les plans physique et psychologique.

Message adressé aux mères et aux filles
Depuis qu'elle assiste aux séances du cinéma ambulant, Mme Doumbia n'est plus en faveur de la mutilation génitale féminine/excision et refuse de transmettre cette tradition aux filles de la communauté.

Ceci constitue un progrès énorme, dans la mesure où, au Mali, 70 pour cent des femmes en âge d'avoir un enfant ont au moins une fille qui, comme elles, a subi une mutilation génitale féminine/excision.

« Je dis à toutes les femmes de ne pas faire subir à leurs filles une excision, de les laisser telles qu'elles sont, car nous voyons bien les dangers nombreux et réels de cette coutume, » a dit Mme Doumbia.

« Et si on ne mutile pas les filles, cela va être positif pour toute la famille. »

Les dangers pour la santé de la mutilation génitale féminine/excision
L'animatrice en chef du cinéma ambulant au Mali, qui s'appelle Kadidja, a expliqué les dangers de la mutilation génitale féminine/excision. Selon une récente étude de l'Organisation mondiale de la Santé, a-t-elle indiqué, les femmes excisées sont beaucoup plus exposées à des complications lors de l'accouchement et après l'accouchement que celles qui n'ont pas été excisées.

Les complications provoquées par cette coutume comprennent notamment l'infection et l'hémorragie chez la mère, et l'asphyxie du nouveau né. L'excision est en outre l'un des facteurs responsables des taux élevés de mortalité néonatale, infantile et maternelle (le taux de mortalité maternelle au Mali est l'un des plus élevés du monde ; 1 femme sur 15 meurt des suites d'une grossesse).

En outre, beaucoup de femmes disent que les relations sexuelles avec leur mari sont très douloureuses après la mutilation génitale féminine/excision. Par ailleurs, les risques de déchirure sont plus élevés à l'accouchement. Et les cicatrices, les fuites, les infections et les fistules sont des complications courantes et invalidantes pour toute la vie.

Une approche globale donne des résultats
En dépit de ces dangers bien établis, les agents du changement parrainé par la communauté tels que Kadidja se heurtent à une résistance quotidienne au Mali et dans d'autres pays. La coutume, bien que dangereuse à l'évidence, reste vivante à cause des pressions des femmes et des hommes qui luttent pour la préserver.

Les spécialistes dans ce domaine ne croient pas que l'information seule permettra de mettre fin à la mutilation génitale féminine/excision ; selon eux, il est nécessaire d'engager activement des discussions avec les communautés pour interdire cette pratique. La population doit être impliquée à tous les niveaux dans ces discussions, notamment les agents sanitaires bien informés, les anciens et les dirigeants du village, ainsi que les pères et les mères, qui sont souvent ceux qui décident dans le ménage.

Cette même approche commence à donner des résultats au Mali.

Selon l'UNICEF au Mali, 12 villages sur les 41 visités par l'équipe du cinéma ambulant entre juin et août 2009 ont déclaré vouloir l'interdiction de la mutilation génitale féminine/excision. Et 12 autres villages touchés par les programmes radio de l'UNICEF dans la région ont annoncé eux aussi publiquement la fin de l'excision.

Par Heidi Good

 

 
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