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Communities unite against female cutting in Mali | Les communautés s'unissent contre l’excision au Mali

© UNICEF Mali/2010/Good
Three generations await medical consultation at the Centre de Sante de Reference, Cercle de Baroueli in Segou Region, Mali.

Bamako, Mali, 4 February, 2010 - It is estimated that 85 per cent of women in Mali have undergone some form of Female Genital Mutilation or Cutting (FGM/C). 77 per cent of girls undergo the harmful traditional practice before their fifth birthday.

UNICEF Mali supports social and behavioural change using innovative and participatory approaches like theatre-forum and the digital mobile cinema. Together with our partners, we bring communities together and get them talking.

Key local stakeholders, knowledgeable health workers, village elders, mothers and influential community members must all be part of the solution.

Mobile cinema for change
Cinéma Numérique Ambulant (CNA), a national NGO partner, travels from village to village in remote areas of the country.

The mobile cinema team, along with health workers, set up an outdoor screen to show entertaining and educational films, encouraging communities to talk openly about the health of children and women. Once trust has been established, FGM/C is openly discussed with the men and women of the community.

Complications stemming from FGM/C, such as maternal infection, hemorrhage and newborn asphyxia, are common and contribute to the high neonatal, child and maternal mortality rates in the country. 

According to a recent study by the World Health Organization (WHO), women who have been cut are significantly more likely than uncut women to have complications during and after childbirth.

In addition to its immediate effects, FGM/C has many harmful physical and psychological effects on women throughout life.

Many women claim that sex with their husbands is very painful. During childbirth there is more likely to be tearing; scarring, leakage, infections and fistula are all common and potentially crippling complications.

A community-led approach

Kadidja is the mobile cinema's main facilitator. She and the CNA teams provide outreach, information and support in villages throughout the country. Agents of community-led change like her see the resistance to change on a daily basis.

Kadidja says change is a long process as pressure from other women and men who fight to keep the traditional practice alive is common.

Communication for social and behaviour change alone will not bring about advances in gender equality.

As long as social norms about this harmful practice and it’s repercussions on girls and women remain unchallenged, change will continue to be slow. Men, the household decision-makers, are generally not adequately informed about the issues surrounding FGM/C.

Male villagers are therefore particularly encouraged to participate in the community discussions. This approach of community-led change is beginning to bear fruit.

In Kayes 12 villages ban female cutting
In Kayes, out of 41 villages covered by CNA from June to August 2009, 12 have declared they will ban the practice. An additional 12 villages reached by UNICEF-sponsored radio programmes in the region have also declared an end to FGM/C.

Djènèba Doumbia, from the village of Bougounissaba, talks about her decision not to have her younger daughter undergo the harmful traditional practice. 

“I tell all women not to circumcise their daughters, to leave them as they are, because we realize that the disadvantages of this practice are numerous and real. If they let the girls be, the whole family benefits. I tell all mothers not to circumcise girls.”

For many women who have participated in community-led social change, like Madame Doumbia, FGM/C is becoming a thing of the past, something they will not pass on to their daughters. “I thank Kadidja and her team because they helped me and other villagers understand many things. Many people from other villages cannot speak here as I do” she says.

Even if change will take a generation, UNICEF will continue to support CNA the mobile cinema and local NGOs in their work ending this and other harmful traditional practices on girls in Mali.

By Heidi Good

© UNICEF Mali/2010/Good
Trois générations attendant la consultation au Centre de santé de référence, Cercle de Baroueli dans la région de Ségou, Mali.
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Bamako, Mali, 4 février 2010 - On estime que 85 pour cent des femmes au Mali ont subi une forme de mutilation génitale féminine ou excision (MGF / E). 77 pour cent des filles subissent cette pratique traditionnelle dangereuse avant leur cinquième anniversaire.

L’UNICEF Mali appuie le changement social et du comportement en utilisant des approches innovantes et participatives comme le théâtre-forum et le cinéma numérique ambulant. En collaboration avec nos partenaires, nous rassemblons les communautés et les amenons à parler.

Les principaux intervenants locaux, les agents de santé compétents, les anciens du village, les mères et les membres influents de la communauté doivent tous faire partie de la solution.

Un cinéma mobile pour le changement
Le Cinéma Numérique Ambulant (CNA), une ONG partenaire nationale, se déplace de village en village dans les zones reculées du pays. L'équipe de cinéma mobile, ainsi que des agents de santé, installent un écran extérieur pour  projeter des films divertissants et éducatifs, encourageant  les collectivités à parler ouvertement de la santé des enfants et des femmes.

Une fois la confiance  établie, l'excision est ouvertement débattue avec les hommes et les femmes de la communauté.

Les complications découlant de l'excision, comme l'infection maternelle, l'hémorragie et l'asphyxie du nouveau-né, sont courants et contribuent aux taux élevés de mortalité  néonatale et maternelle dans le pays.

Selon une étude récente de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les femmes qui ont subi l’excision sont nettement plus exposées aux complications pendant et après l'accouchement que celles qui ne l’ont pas subie.

Une approche communautaire
En plus de ses effets immédiats, l'excision a des effets physiques et psychologiques néfastes sur les femmes tout au long de leur vie. Beaucoup de femmes affirment que les rapports sexuels avec leurs maris sont très douloureux.

Au cours de l'accouchement il ya des risques probables de déchirement; les cicatrices, les fuites, les infections et les fistules sont courants et constituent des complications potentielles et un handicap.
 
Kadidja est l’animatrice principale du cinéma ambulant. Elle et les équipes du CNA assurent la sensibilisation, l'information et le soutien dans les villages à travers tout  le pays.

Les agents qui militent pour le changement de comportement par la  communauté comme elles,  sont chaque jour confrontés à de la résistance au changement. Kadidja déclare que le changement est un long processus étant donné que la pression des autres femmes et hommes qui se battent pour maintenir la pratique traditionnelle est courante.
 
La communication pour le changement social et du comportement ne suscitera pas à elle seule des avancées en matière d'égalité entre les sexes.

Tant que les normes sociales relatives à cette pratique néfaste et ses répercussions sur les filles et les femmes demeurent incontestées, les changements continueront à être lents. Les hommes, les décideurs dans les ménages, ne sont généralement pas suffisamment informés sur les questions entourant les MGF / E.

Les villageois de sexe masculin sont donc particulièrement encouragés à participer aux débats communautaires. Cette approche de changement de comportement par la communauté commence à porter ses fruits.

A Kayes 12 villages abandonnent l'excision
A Kayes, sur les 41 villages couverts par le CNA de Juin à Août 2009, 12 ont déclaré qu'ils vont  interdire cette pratique.  12 villages supplémentaires touches  par  le programme radio parrainé par  l'UNICEF dans la région ont également déclaré la fin de la pratique de l’excision.
 
Djénèba Doumbia, originaire du village de Bougounissaba, a fait part de sa décision de ne pas faire subir à sa  fille cadette cette pratique traditionnelle néfaste.

"Je dis à toutes les femmes de ne pas faire exciser leurs filles, de les laisser comme elles sont, parce que nous constatons que les inconvénients de cette pratique sont nombreux et réels. Si on laisse les filles comme elles sont, c’est toute la famille qui en bénéficie. Je dis à toutes les mères de ne pas exciser leurs filles”.

Pour beaucoup de femmes qui ont participé au programme de changement social par la communauté  comme Mme Doumbia, l'excision appartient au passé, quelque chose qu'elles ne vont pas transmettre à leurs filles.

"Je remercie Kadidja et son équipe car ils m'ont aidé et d'autres villageois à comprendre beaucoup de choses. Beaucoup de personnes des autres villages ne peuvent pas parler ici comme je le fais” dit-elle.

Même si le changement prendra une génération, l'UNICEF continuera à soutenir le cinéma Numérique ambulant(CNA) et les ONG locales dans leur travail afin de mettre fin à cette pratique  et à d’autres traditionnelles néfastes pratiquées sur les filles au Mali.

Par Heidi Good

 

 
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