CAR: Providing education to conflict-affected children in the remote regions | Donner une éducation aux enfants des régions isolées touchées par les conflits
[Français]
Bocaranga, Central African Republic, 31 December 2009 – After years of conflict in the rural north of Central African Republic, dozens of simple 'bush schools' are helping many children displaced by the fighting to return to full-time education. For many, it is the only chance they have to study. It may not look like much, the rickety wooden structure with a thatched roof and open sides, but for its 70 pupils, the Martin Luther school in in the dusty scrubland of Bocaranga - in the far north-west corner of the Central African Republic - offers the best possibility to move forward following years of conflict. "Both my parents died, so I need to study hard at school to improve my life," says Leonard, 10, one of the pupils who attends this bush school. A huge need Leonard has been attending this school for a year and hopes to become a teacher, a commendable aspiration in a region bereft of trained educators. Classes in the bush schools must often be taught by parents such as Yvonne Poukou, who have been trained to teach but do not yet have a full teaching qualification. Ms. Poukou is one of around a hundred such trained parents - called 'maître parents' - in the area, complimented by only seven fully qualified teachers that have been provided by the Government. The harsh living conditions, the remoteness of Bocaranga and the huge needs of the local population make it difficult to attract teachers here. "I do this for the children," says Ms. Poukou. "It is a difficult job; I get little money and I suffer a lot teaching 70 children every day." A positive step "The violence and insecurity in northern CAR have led to more than 110,000 people being displaced in the bush without access to basic services," said Muriel Cornelis, the Head of the ECHO office in CAR. "In an emergency situation, a school provides more than just somewhere for the children to study," she added. "It also often provides access to safe drinking water, healthcare and protection. For many of the children attending bush schools this is a positive step towards a normal life." By Daniel Dickinson Originally posted on www.alertnet.org
[English]
Bocaranga, République centrafricaine, 31 décembre 2009 - Après des années de conflit dans le nord rural de la République centrafricaine, des dizaines d'"écoles de brousse" rudimentaires aident un grand nombre d'enfants déplacés par les combats à revenir à une éducation à temps plein. Pour beaucoup d'entre eux, c'est la seule chance qu'ils ont d'étudier. Elle n'a peut être pas l'air de grand chose, la structure de bois, bancale, avec un toit de chaume et des parois ouvertes, mais pour ses 70 élèves, l'école Martin Luther dans le maquis poussiéreux de Bocaranga - dans l'extrême nord ouest de la République centrafricaine - offre la meilleure possibilité d'aller de l'avant après des années de conflit. "Mes deux parents sont morts, donc je dois travailler dur à l'école pour améliorer ma vie" explique Léonard, 10 ans, l'un des élèves qui va dans cette école de brousse. Un besoin énorme Léonard va dans cette école depuis un an et il espère devenir enseignant, une aspiration louable dans une région qui manque d'enseignants formés. Dans ces écoles, ce sont souvent les parents qui doivent dispenser l'enseignement. Tel est le cas d'Yvonne Poukou, qui a été formée pour enseigner mais qui n'a pas encore une qualification complète. Mme Poukou figure parmi la centaine de parents - appelés parents maîtres - formés dans la région. Le gouvernement n'a fourni que sept enseignants pleinement qualifiés, venant en complément. Les dures conditions de vie, l'isolement de Bocaranga et les besoins énormes de la population locale font qu'il est difficile d'attirer des enseignants ici. "Je fais cela pour les enfants," raconte Mme Poukou. "C'est un travail difficile ; je gagne peu d'argent et souffre énormément en enseignant à 70 enfants tous les jours." Une étape positive "La violence et l'insécurité dans le nord de la République centrafricaine ont entraîné le déplacement de plus de 110 000 personnes dans la brousse, sans accès aux services de base;" explique Muriel Cornelis, Chef du bureau d'ECHO en République centrafricaine. "En situation d'urgence, une école apporte plus qu'un simple lieu où les enfants étudient," ajoute-t-elle. "Souvent, l'école fournit également un accès à l'eau potable, aux soins de santé et à la protection. Pour beaucoup d'enfants qui vont dans les écoles de brousse, c'est une étape vers une vie normale." publié à l'origine sur www.alertnet.org Par Daniel Dickinson
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