Le Directeur régional de l'UNICEF à la rencontre des enfants et des femmes du Togo
Attitogon, Togo 8 décembre 2009 – Malgré la chaleur accablante qui caractérise la fin d’année au Togo, le Directeur régional de l'UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre Gianfranco Rotigliano est allé durant deux jours à la rencontre des femmes et des enfants togolais de la Région Maritime pour toucher du doigt l’impact des réalisations du Programme de Coopération UNICEF-Togo sur le terrain. Dans un pays qui tente de se relever d’une crise socio politique de plus de quinze ans, les indicateurs demeurent faibles: 61,7% des Togolais vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Près de la moitié de la population a moins de 18 ans. Sans la mobilisation immédiate de deux millions et demi de dollars en ressources additionnelles, le Togo risque de perdre les quelques progrès enregistrés en matière d’éducation, de santé et de protection de l’enfant. "Gagner le pari de l’éducation au Togo par une approche intégrée" Ces élèves, comme ceux des 70 autres écoles soutenues par l’UNICEF, bénéficient une approche intégrée des interventions en faveur d’un égal accès à une éducation de base de qualité, à travers la fourniture en manuels scolaires, ouvrages pédagogiques et infrastructures scolaires, d’eau et d’assainissement. Une contribution modeste mais qui survient à point nommé dans un pays qui a aboli les frais scolaires du primaire et du préscolaire public depuis 2008. Ceci a entrainé une inflation importante de la demande dans le secteur. On estime à 74% le nombre d’enfants scolarisés.71,8% sont des filles contre 77,3% de garçons avec de fortes disparités régionales. Seulement 61 enfants sur 100 en âge d’achever le cycle primaire l’ont terminé. A ce jour, le secteur de l'éducation est considéré comme un des rares objectifs du Millénaire pour le développement (OMD n°2 : scolarisation universelle des enfants) qui pourrait être atteint à terme. "La survie et le développement de l’enfant : un véritable challenge pour le Togo" Au Togo, 108 enfants sur 1,000 meurent avant leur cinquième anniversaire et la malnutrition est associée à bon nombre de ces décès. "Dans les trois régions les plus affectées du pays (Savanes, Kara et Maritime), environ 44 250 enfants de moins de 5 ans souffrent encore de malnutrition aigue dont 12 682 sévères. Autant dire que la survie et le développement de l’enfant est un véritable challenge au Togo, mais pas insurmontable!", déclare Aissa Mamadoultaibou, Spécialiste Nutrition. Grâce aux interventions de l’UNICEF et de ses partenaires, le taux national de malnutrition aigue global est passé de 14.3% à 7.3% de 2007 à 2009. Cette année encore au Togo, l’UNICEF a financé, entre autres, l’ouverture et l’équipement de 354 centres de réhabilitation nutritionnelle en collaboration avec le PAM, la mise en œuvre de la Community Therapeutic Care dans 460 villages, la formation de 328 agents de santé et 1950 agents de santé communautaire, notamment l’identification, la prise en charge et le traitement de la malnutrition aigue au niveau communautaire. "Aider les mères vivant avec le VIH à vieillir aux côtés de leurs enfants!" La plupart ayant été abandonnées par leurs conjoints, leurs conditions de vie sont souvent préoccupantes. Offrir une alimentation de qualité aux enfants après les six mois d’allaitement exclusif et trouver les ressources nécessaires pour maintenir le cap par la suite est un véritable défi pour ces femmes en détresse. "Notre désir à l’UNICEF, c’est que ces femmes puissent vieillir dans les meilleurs conditions possibles aux côtés de leurs enfants. Tant que nous aurons les moyens d’y arriver, nous le ferons", s’est exclamé M. Rotigliano. "Leur moral est tout aussi important que leur santé pour la survie de l’enfant. C’est pourquoi nous appuyons au sein des structures sanitaires formées pour la Prévention de la Transmission de la Mère à l’Enfant (PTME), des groupes de parole et de conseil où les femmes peuvent s’exprimer et s’encourager", affirme Alex Abalo, spécialiste VIH/SIDA à l’UNICEF. "Il est incontestable que le Programme de Coopération TOGO-UNICEF, présente des résultats forts encourageants qu’il importe de maintenir, voire d’accroitre !", a conclu M. Rotigliano. Par Essi Fafa Soulé
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