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Global shock – the impact on west and central African children | Crise mondiale - l'impact sur les enfants d'Afrique de l'ouest et du centre

Dakar, Senegal, 6 November 2009 - The cumulative effects of the global financial and food shocks on West Africa’s children have been pieced together at a series of meetings of experts convened by UNICEF.

The region has some of the most vulnerable children in the world and under 5 child mortality remains at a stubborn two out of every ten births.

There is scant real-time evidence of the impact of the crisis on communities in the region, but lessons from past events, survey results and indications from specially commissioned economic modeling have been given at a four day workshop.

It is feared that improvements made since 1990 could be reversed and it is clear that many more children are getting less nutritious food and fewer are going to school.

The discussion involved partners from several west and central African countries as well as academics from think-tanks in Europe, Canada and the region. The intention was to highlight social protection options such as social benefits and ways of supporting education efforts to ensure that children do not suffer a lifetime disadvantage because of the cumulative shocks. 

Children bear the brunt of the crisis
Even in Ghana, a country with relatively good performances, an estimated 235,000 children have slipped into poverty due to the crisis, reversing the positive trend observed in recent years.

Hunger is on the increase, and 265 million of the world’s 1.02 billion people undernourished are in Africa in 2009 – a steep increase compared to 2004-2006. Nutritional surveys conducted in the Central African Republic, Congo, Niger, Senegal and Sierra Leone reveal a worrying deterioration in the nutritional status of children, especially in urban areas.

Malnourished children are more vulnerable to diseases. “With less purchasing power, households revert to less nutrient rich foods” said UNICEF Nutrition Regional Adviser, Felicité Tchibindat.

Linkages between malnutrition and child mortality mean that the progress in reducing child deaths may be compromised. And, in the long term, it means that their potential, both personal and economic, is jeopardized.

These trends may be compounded by pressure on social budgets. Education public spending is declining in Cameroon, Congo and Senegal in 2009 compared to 2008. “West and central Africa is home to about 25 million out-of-school children and on average 40% of the children work”, warned Dina Craissati, Education senior advisor at UNICEF Headquarters.

“Pressure on budgets both for schools and for households means that more children will drop out or won’t go to school in the first place. It also means more children will work”.

Learning to fly in a reduced fiscal space
In this context, UNICEF and public policy experts underlined the need for a sustained investment to protect the returns of past and ongoing social interventions, and some made the case for even more spending.

“Studies undertaken in Burkina Faso, Cameroon and Ghana have shown that the monetary poverty and food deprivations have increased up to 10 percentage points and that deprivations in terms of schooling and access to health services have increased by up to one percentage points” said John Cockburn, Economics Researcher at the University of Laval (Canada).

And he went on to add, ‘The study in Burkina Faso has shown that a policy response consisting of cash transfers could absorb the impact of the crisis on child poverty”.

Another policy option discussed was removing user fees that act as barriers to the access of the poorest to health care. Studies have shown that this measure, when coupled with actions to address other health costs such as travel and drugs costs, could prevent an estimated 233,000 deaths annually in 20 sub-Saharan countries. But case studies were highlighted to show that such changes needed to be introduced in a phased and coordinated way to avoid chaos within public health systems and ensure that all costs are still met.

Working towards free education for all is another valid policy option to ensure more children get access to basic schooling. “With a big part of the population living in poverty, it seems crucial that no child should be excluded from quality schooling because of financial reasons”, said Yumiko Yokozeki, UNICEF Regional Education Adviser. In Côte d’Ivoire, the 20% poorest children are 1,5 times more at risk of being out-of-school, than the children of those in the 20% richest.

But with reduced domestic revenues and credit crunch, what are the options to maintain critical efforts to address child deprivation of rights?

For Anthony Hodges, UNICEF Regional Social Policy Adviser, the agency needs to look at more efficient budgeting for children and to advocate for targeted social protection schemes that help overcoming barriers of access to basic social services by the poorest.

For more information, please contact: 
Martin Dawes, UNICEF West and Central Africa
Tel +221 338 69 58 42, Email: mdawes@unicef.org

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Dakar, Sénégal, 6 novembre 2009 - Les effets cumulés des crises financière et alimentaire mondiales sur les enfants d'Afrique de l’ouest et du centre ont été au centre des discussions lors d'une série de réunions d'experts convoquées par l'UNICEF.

La région compte certains des enfants les plus vulnérables au monde et la mortalité des moins de 5 ans reste à un niveau inacceptable de deux sur dix naissances.

Il y a peu de preuves de l'impact de la crise sur les communautés de la région collectées en temps réel, mais les leçons apprises des événements passés, les résultats d’enquêtes et les résultats d’études de modélisation économique spécialement commanditée pour l’occasion, ont été restitués lors de l’atelier de quatre jours.

Il est à craindre que les améliorations observées depuis 1990 soient compromises car il est clair que de plus en plus d'enfants reçoivent des aliments moins nutritifs et qu’ils sont plus nombreux à ne pas aller ou à abandonner l'école.

Le débat a impliqué plusieurs partenaires de divers pays d’Afrique de l'ouest et du centre ainsi que des universitaires venus d’Europe, du Canada et de la région.

L'objectif était de dégager des options en matière de protection sociale comme les allocations et d’autres moyens pour soutenir les efforts dans le domaine de l’éducation notamment, et ce afin que les enfants ne soient pas désavantagés à vie à cause des effets de la crise.

Les enfants paient la crise au prix fort
Même au Ghana, un pays avec des performances relativement bonnes, pas moins de 235.000 enfants sont tombés dans la pauvreté en raison de la crise selon les estimations, inversant la tendance positive observée ces dernières années.

Les chiffres de la faim sont en augmentation, et 265 millions des 1,02 milliards de personnes sous-alimentées dans le monde sont en Afrique en 2009 - une forte augmentation par rapport à 2004-2006.

Les enquêtes nutritionnelles menées en République centrafricaine, au Congo, au Niger, au Sénégal et en Sierra Leone font apparaître une dégradation préoccupante de l'état nutritionnel des enfants, en particulier dans les zones urbaines.

Les enfants malnourris sont plus vulnérables aux maladies. "Avec moins de pouvoir d'achat, les ménages se tournent vers des aliments moins nutritifs”, a déclaré Félicité Tchibindat Conseillère régional en nutrition de l'UNICEF.

Les liens entre la malnutrition et la mortalité infantile signifient que les progrès dans la réduction de la mortalité infantile pourraient être compromis.

Cela signifie aussi à long terme, que leur potentiel, à la fois personnel et économique, est compromis.

Ces tendances pourraient être aggravées par la pression sur les budgets sociaux.

Les dépenses publiques d'éducation sont en baisse au Cameroun, au Congo et au Sénégal en 2009 par rapport à 2008.

"L’Afrique de l’ouest et du centre abrite environ 25 millions d’enfants non scolarisés et en moyenne 40% des enfants y travaillent", a avertit Dina Craissati, Conseiller principal pour l’éducation au Siège de l'UNICEF.

"La pression sur les budgets tant pour les écoles que pour les ménages signifie que plus d'enfants abandonneront l’école ou n’auront même pas l’occasion de fréquenter les bancs de l’école. Cela signifie aussi davantage d'enfants travailleurs".

Apprendre à évoluer dans un espace fiscal réduit
Dans ce contexte, l'UNICEF et les experts en politiques publiques ont souligné la nécessité d'un investissement soutenu pour protéger les acquis du passé et les interventions sociales en cours, et certains ont plaidé pour un accroissement des dépenses publiques.

"Des études menées au Burkina Faso, au Cameroun et au Ghana ont montré que la pauvreté monétaire et les privations alimentaires ont augmenté de 10 points de pourcentage et que les privations en termes de scolarisation et d’accès aux services de santé ont augmenté jusqu'à 1 point de pourcentage", a déclaré John Cockburn, économiste-chercheur à l'Université de Laval (Canada).

"L'étude au Burkina Faso a démontré qu’une politique de transferts monétaires pourrait absorber l'impact de la crise sur la pauvreté des enfants".

Une autre option stratégique discutée est la suppression des frais de santé qui sont des obstacles à l'accès aux soins pour les plus démunis.

Des études ont montré que cette mesure, ajoutée à d’autres pour prendre en compte les autres coûts de la santé tels que les frais de déplacements et les médicaments, était susceptibles de prévenir environ 233.000 décès par an dans 20 pays subsahariens.

Mais des études de cas ont été mises en évidence pour montrer que ces changements devaient être introduits de manière coordonnée et harmonisée pour éviter le chaos dans les systèmes de santé publique et s’assurer que toutes les conditions sont bien remplies.

Promouvoir l’éducation gratuite pour tous est une autre option valable pour assurer a davantage d'enfants l’accès à l’école de base.

"Avec une grande partie de la population vivant dans la pauvreté, il est crucial qu'aucun enfant ne soit exclu d’une scolarité de qualité pour des raisons financières", a déclaré Yumiko Yokozeki, Conseillère régionale pour l’éducation de l'UNICEF.

En Côte d'Ivoire, les enfants issus du quintile des ménages les plus pauvres courent 1,5 fois plus de risques d’être déscolarisés que les enfants des ménages du quintile des plus riches.

Mais avec des revenus domestiques en baisse et une crise du crédit, quelles sont les options pour éviter aux enfants des privations de leurs droits?

Pour Anthony Hodges, Conseiller régional de l'UNICEF pour les politiques sociales, l'Agence doit travailler pour des budgets nationaux plus efficaces pour les enfants et plaider pour des régimes de protection sociale ciblés qui aident les plus pauvres à surmonter les obstacles à l'accès aux services sociaux de base.

Pour plus d'information, veuillez contacter: 
Martin Dawes, UNICEF Afrique de l'Ouest et du Centre
Tel +221 338 69 58 42, Email: mdawes@unicef.org

 

 

 

 

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