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La Directrice exécutive adjointe de l’UNICEF dénonce les violences faites aux femmes et l’enrôlement des enfants au sein des forces armées au Tchad.

Ndjamena, Tchad, 27 octobre, 2009 - La Directrice Exécutive Adjointe de l’UNICEF, Mme Hilde Johnson s'est rendue au Tchad du 14 au 19 octobre 2009.

Durant son séjour, elle a eu plusieurs rencontres avec les autorités nationales et effectué des visites de terrain dans quatre régions du pays, notamment dans les camps des réfugiés et sites des personnes déplacées.

A l’issue de sa visite, Mme Johnson s’est déclarée très préoccupée par les violences faites aux femmes, l’enrôlement des enfants au sein des forces et des groupes armés et la faible scolarisation des filles.

Selon le rapport de l’UNICEF, Progrès pour les Enfants, publié en Octobre 2009, on compte au Tchad, environ 20% des cas de mutilations génitales faites aux filles.

Le taux des mariages précoces est estimé à 10%. Ces chiffres ne sont en réalité que la partie visible de l’iceberg.

Dans une allocution officielle à l’occasion du lancement de la Campagne Nationale de lutte contre les violences faites aux femmes à Abéché dans l’est du Tchad, Mme Hilde Johnson a indiqué que "les violences faites aux femmes et aux enfants  sont inacceptables et doivent s’arrêter."

"Nous devons tous nous unir pour mettre fin aux violences à l’égard des femmes et des enfants. Tous, nous devons dire NON!" a-t-elle ajouté.

Selon  les statistiques contenues dans les rapports du HCR de 2007 sur les violences dans les camps des réfugiés Soudanais à l’Est du Tchad, sur 512 cas de violence  identifiés, 156 victimes sont des mineurs.

15% des ces cas de violences sont des viols ou tentatives de viols. 

En 2008, sur 656 cas de viols identifiés un quart des victimes sont  mineures.

Pour mieux faire comprendre sa préoccupation, Mme Hilde Johnson a fait reférence aux résolutions 1888 et 1820 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

La résolution 1820 recommande la protection des femmes et des enfants contre les violences sexuelles durant les conflits ainsi que des sanctions ciblées à l’égard des auteurs.

Tandis que la résolution 1888, adoptée en septembre 2009, plus claire et plus ferme, exige des parties à des conflits armés de mettre immédiatement et totalement fin à tous les actes de violences sexuelles sur les femmes et les enfants.

"Je demande au Gouvernement du Tchad et aux groupes rebelles de veiller au strict respect et à l’application de ces deux résolutions et de mettre fin définitivement aux violences sexuelles contre les femmes et enfants au Tchad. Parce que c’est inadmissible." a martelé  Mme hilde Johnson avec fermete.

Elle a par ailleurs indiqué que les mariages précoces sont un des facteurs qui freinent la scolarisation des filles.

"Ces mariage précoces empêchent la scolarisation des filles. Je suis convaincue que le moment est venu pour nous de rappeler que le plus grand investissement d’une famille au Tchad est l’éducation des filles." a-t-elle rappelé.

Mme Hilde Johnson a également visité deux centres d’instruction militaire dans la ville de Moussoro et a eu des entretiens avec des enfants soldats en instance de retrait.

Des enfants qui ne souhaitent que retourner dans leurs familles et repartir à l’ecole.

"J’invite par conséquent, le Gouvernement du Tchad à tout mettre en oeuvre pour le retrait immédiat et total de tous les enfants encore présents dans les forces et groupes armés." a-t-elle déclaré indiquant sa préoccupation par l’enrôlement des enfants.

Ella a souhaité que le Gouvernement du Tchad prenne des mesures interdisant l’enrôlement des enfants et des sanctions à l’encontre des auteurs et personnes responsables de tels actes.

En effet, depuis 2007, environ 800 enfants ont été retirés des groupes et forces armés.

Un millier d’éléments du Détachement intégré de sécurité ont été formés à la prévention de l’enrôlement des enfants.

En dépit de ces efforts, beaucoup d’enfants sont toujours visibles au sein des forces et groupes armés au Tchad.

Pour plus d’information, veuillez contacter:
Cifora Monier, UNICEF TCHAD, Tel.+235 251 89 89, email: cmonier@unicef.org

 

 
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