Promoting quality education for every girl and boy in Niger | Promouvoir une éducation de qualité pour chaque enfant, fille et garçon, au Niger[Français]
Niamey, Niger, 29 June 2009 - In Niger, children’s education is a national challenge. One child in three does not go to school. And if a child is at school, chances are, she or he won't complete the primary cycle, For girls, the situation is an even bigger concern: only one in two girls goes to primary school, one in ten to secondary school and one in fifty to high school. Working towards achieving universal primary education and gender equality, the Ministry of Education and UNICEF have placed the improvement of quality teaching and of the school environment at the heart of their strategy. The child-friendly school (CFS) model is used for ensuring children their right to quality education. Interview with Akhil Iyer, UNICEF Representative in Niger Q: Can you tell us about the child-friendly school approach? The idea is that fulfilling the education-related Millennium Development Goals (MDGs) requires not just getting all children into school, but making sure to provide schools that are safe and protective, adequately staffed with trained teachers, equipped with adequate resources and graced with the appropriate conditions for learning and completing quality education. If you look at the situation in Niger, it is clear that both quality and access are a challenge. The primary school enrolment rate more than doubled since 1991 but far too many children, especially girls, are not in school and/or drop out before completing the first cycle. And if the reasons are complex and multiple, evidence shows that when certain elements of quality are absent, such as water points or separate latrines in schools, children tend to drop out. So, it is essential to invest in quality. Quality education is not just about pedagogy in the classroom process, but about the whole school environment and about the links between schools and communities. It’s about the way schools are managed, the way the classroom process takes place, the way children are treated. At school, children should be learning, developing their potential and learning and enriching their lives. Quality education is also about ensuring that the school building is giving a priority to the best interests of the child. For instance, it means that the school is equipped with access to drinking water and separate sanitation facilities, that it promotes adequate nutrition through school meals and is a point of entry for basic health care. Q: Given the gap between girls and boys in terms of access to education, does the model reach out to girls? In Niger, bridging the gap between girls and boy in terms of access to education is a top priority. Demonstrating the political will to address this gap, the Government, with support from UNICEF, has notably initiated during this school year, a national campaign to promote girls’ education (see a clip in French here). Q: How many schools are currently incorporating the child-friendly school model in their plan? Q: Can we talk about a new type of relationship between teachers and students through this approach? Q: How are local communities involved? For example, we all know that girls and boys often walk very long distances to schools in Niger, particularly in rural areas. But the girl child is in particular exposed to a number of risks along that journey. This type of problem and the solutions to this type of problem can be found if the issue is discussed not just within the school facility itself but within the community at large because this is largely a problem that exists before the student, before the girl actually arrives at the school building. ****[English]
Promouvoir une éducation de qualité pour tous les enfants, filles et garçons - l'expérience du Niger Niamey, Niger, 26 juin 2009 – Au Niger, l’accès et la qualité de l’éducation des enfants est un défi national. Un enfant sur trois va pas à l’école. Et s’il va à l’école, un enfant court un haut risque de ne pas finir le premier cycle de scolarité. Pour les filles, la situation est encore plus préoccupante: seulement une fille sur deux fréquente l’école primaire, une sur dix l’école secondaire et une sur 50 le collège. Pour atteindre les objectifs d’éducation primaire universelle et de parité des genres, le Ministère de l’éducation et l’UNICEF ont placé l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’environnement scolaire au cœur de leur stratégie. Le modèle “école amie des enfants” est utilisée pour garantir aux enfants le droit à une éducation de qualité. Entretien avec Akhil Iyer, Représentant de l’UNICEF au Niger, sur les enjeux de l’éducation et l’expérience de la mise en œuvre de l’approche “école amie des enfants” au Niger Q: Pouvez vous nous parler de l’approche “école amie des enfants”? L’idée est que pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en matière d’éducation il faut non seulement mettre tous les enfants à l’école mais aussi assurer que l’environnement scolaire est sûre et protecteur, que les écoles disposent de personnel adéquatement formé et en nombre suffisant, et des ressources et conditions appropriées pour que les enfants puissent apprendre et finir le cycle d’apprentissage. Si vous regardez la situation au Niger, il est clair que le défi porte à la fois sur l’accès et la qualité. Le taux de scolarisation net a presque doublé depuis 1991, mais bien trop d’enfants, en particulier des filles, ne sont pas à l’école et/ou abandonnent l’école avant d’avoir compléter le premier cycle. Si les raisons expliquant cet état de choses sont complexes et multiples, notre travail montre que si certains éléments de qualité, comme l’accès à l’eau potable ou les latrines séparées, manquent à l’appel, les enfants tendent à abandonner l’école. Il est essentiel d’investir dans la qualité. L’éducation de qualité ne concerne pas seulement la pédagogie dans la salle de classe, mais aussi l’environnement scolaire et les liens entre l’école et la communauté. Cela concerne la manière dont les écoles sont gérées, la manière dont l’enseignement est délivré et la façon dont les enfants sont traités. A l’école, tous les enfants devraient apprendre, développer leur potentiel et enrichir leur vie. Assurer un enseignement de qualité revient à s’assurer que l’établissement scolaire donne la priorité à l’intérêt supérieur de l’enfant. Par exemple, cela signifie qu’une école doit être équipée d’un point d’eau potable et de latrines séparées, doit promouvoir une nutrition adéquate à travers un programme de cantine scolaire et server de point d’entrée à l’accès aux soins de santé. Q: Compte tenu du fossé entre les filles et les garçons en termes d’accès à l’éducation, est-ce que le modèle prend en compte la situation spécifique des filles? Au Niger, combler le fossé entre les filles et les garçons en matière d’accès à l’éducation est une priorité. A cet égard, le Gouvernement, a démontré sa volonté politique en initiant, avec l’appui de l’UNICEF, une campagne nationale de promotion de la scolarisation des filles. (voir le clip ici). Q: Combien d’écoles incorporent actuellement le modèle “école amie des enfants” dans leur plan? Q: Pouvons nous parler d’un nouveau type de relation entre les enseignants et les élèves à travers cette approche? Nous continuons à appuyer la formation des enseignants dans les domaines techniques et académiques mais une attention croissante est portée sur l’adoption d’approches participatives, stimulantes et innovantes dans la salle de classe. Cela passe notamment par la reconnaissance du rôle et du statut de l’enseignant. Q: Comment les communautés sont-elles impliquées? Par exemple, nous savons que les filles et les garçons doivent souvent marcher de longues distances pour se rendre à l’école au Niger. Mais les filles sont particulièrement exposées à un certains nombres de risques sur le parcours. Ce type de problème doit être discuté dans l’enceinte de l’école mais aussi au sein de la communauté car il intervient bien avant que l’enfant ait franchi l’enceinte de l’école.
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