Media Centre

Highlights - A la une

Press releases / Communiqués

Video

Photo Essays

Real lives / Histoires vécues

Facts and Figures/ Données et chiffres

 

DRC: new insights on how to lift children out of poverty | RDC: de nouvelles pistes pour sorrtir les enfants de la pauvreté

In September 2007, UNICEF launched a global initiative for the comparative study of childhood poverty and disparities in 40 countries, with the aim of fostering understanding on how economic and social policies can better achieve results for children.

To obtain a holistic view of poverty, the study takes into consideration various aspects of poverty, such as monetary poverty, inadequate living conditions and deprivations.

Interview with Pierrette Vu Thi, UNICEF Representative in the Democratic Republic of Congo (DRC) on study on child poverty and disparities in DRC.

 Download the report (in French)

Q:  Why did UNICEF initiate this Child Poverty study in DRC?
A: This is a very important study because we know that in DRC about 8 out of 10 children under 18 do not have access to basic social services, and often the reasons are linked to poverty.

In order to meet the Millennium Development Goals (MDGs), we need to be able to understand the causes of child poverty.  Better understanding helps all the partners, including UNICEF, to better target their policies and programnmes to achieve better results for children towards the MDGs

Q: What did this study on child poverty and disparities reveal?
A: The study shows that Congolese children face two types of poverty. They are affected by monetary poverty - 70% of the Congolese population live below the poverty line as defined by the World bank (less than one dollar per person per day). In addition, children are affected by non-monetary poverty or deprivations of rights in matter of access to education, health, safe water.

The study makes a distinction between these two types of poverty, monetary and non monetary, and how each type affects Congolese children. It also shows the disparities that exist between regions. 

Q: What are the main recommendations from the Study?
A: One of the main recommendations is to increase the proportion of the national budget allocated to health and education sectors.  For the last few years, these hovered between 4 and 7 per cent, which is absolutely insufficient.

Social protection also seems to be a pillar of the fight against child poverty. Given that poverty is widespread, improving access to quality social services requires examining all the interdependent factors that are influencing an issue.  We need to focus on both the offer and the demand of quality services.

For example, if you work to improve the quality of education, you need to make sure that parents won’t be prevented from sending their children to school because they cannot afford the fees.  If you improve the quality of health care, you need to ensure that every child has access to it.  Far too many times, children are not able to access health care because their parents are too poor to participate in the cost recovery schemes that still prevail.

Other recommendations from the study include improving living conditions at the household level.

Q: What do you see as complementary actions which government should initiate in relation to eliminating child poverty in DRC?
A: There are some important actions that should go hand in hand. One is to implement the recommendations made by the Committee on the rights of the child [that monitors implementation of the Convention on the Rights of the Child]. Also, the law on child protection which was promulgated early 2009 needs to be implemented across the country.  UNICEF will support the government in these two undertakings.

Q: What is UNICEF’s response to the Study?
A: UNICEF aims at improving the situation of children and ensuring that every child has access to quality basic services and can fulfil his rights.  The study will help the Government and its partners, including UNICEF to better target budgets, policies and programmes to achieve better results for children in the sector of education, health, water and sanitation and protection.

 Download the report (in French)

****

UNICEF a lancé, en septembre 2007, dans 40 pays, une initiative globale visant l’étude comparative de la pauvreté des enfants et des inégalités. Ces études visent notamment à renforcer les connaissances sur la traduction des politiques économiques et sociales en résultats pour les enfants.
Les études combinent plusieurs méthodes de mesure de la pauvreté - pauvreté monétaire, pauvreté des conditions de vie et privations - afin de mieux cerner la dimension holistique de la pauvreté.

Précisions de la Représentante de l’UNICEF en République démocratique du Congo (RDC), Pierrette Vu Thi, sur l’étude sur la pauvreté des enfants et les disparités en RDC.

 Télécharger le rapport

Q: Pourquoi une étude sur la pauvreté des enfants et les disparités en République Démocratique du Congo ?
R: Plus de 25 millions d’enfants représentant 39% de la population totale de la RDC n’ont pas accès aux services sociaux de base de qualité et sont de ce fait privés de la jouissance de leurs droits à la survie, au développement et la protection.

La pauvreté affecte 77% des enfants avec des inégalités sociales et des disparités géographiques importantes dans l’accès aux ressources et aux services sociaux essentiels.

Le peu de progrès observés depuis 1995 dans l’amélioration de la situation des enfants et des femmes a presque été annulé par les effets des conflits et de l’instabilité politique et sociale que le pays a connus au cours des quinze dernières années.

Cette situation compromet les chances de la RDC d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en 2015.

Il s’est avéré nécessaire d’approfondir notre connaissance des profils et de l’ampleur des privations dont souffrent les enfants congolais. Cela s’est fait à travers une analyse exhaustive des données statistiques nationales.

Q: Quels sont les principaux enseignements de l’étude ?
R:
Il est important de souligner que l’étude fait la distinction entre la pauvreté monétaire et la pauvreté non monétaire. En RDC, 71% des ménages vivent en dessous du seuil international de pauvreté (1 dollar par jour), et environ 80% des ménages congolais souffrent de pauvreté dite non monétaire.

La pauvreté non monétaire correspond à la proportion des enfants privés de services essentiels dans les domaines de la nutrition, de l’éducation, de l’accès aux services de santé de base, de l’eau, du logement, de l’assainissement, de l’information, de la participation et de la protection. 

L’étude montre que 8 enfants sur 10 souffrent d’une privation sévère. La pauvreté sous l’angle des privations touche davantage les enfants vivant dans des ménages où aucun des deux parents ne travaille, où le chef de ménage est illettré ou encore où dans des ménages avec au moins 7 enfants. 

Q: Quelles sont les principales recommandations de l’étude ?
R:
L’étude attire l’attention des décideurs sur la nécessité de réduire le niveau de pauvreté des enfants et les inégalités en RDC de manière à accélérer les progrès vers l’atteinte des OMD. Pour ce faire, l’éducation et la santé sont les secteurs prioritaires dans la mesure où ils sont les plus affectés.

L’étude propose quatre grands axes d’intervention qui devraient être privilégiés dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques:
• L’amélioration des capacités institutionnelles des services de l’Etat en vue d’un accroissement des ressources budgétaires en faveur des enfants et des femmes
• L’amélioration de l’offre et de la demande des services sociaux de base de qualité en particulier ceux de la sante et de l’éducation
• L’amélioration du cadre de vie des ménages
• Le renforcement des dispositions de protection sociale.  

Q: A  la lumière de ces recommandations, quels seront les engagements de l’UNICEF ?
R:
Cette étude constitue pour le Gouvernement de la RDC et ses partenaires, dont l’UNICEF, une base de connaissance devant mieux orienter le développement des politiques économiques et sociales.

Sur la base des recommandations de l’étude, l’UNICEF continuera à travailler avec le gouvernement au renforcement de la prise en compte des intérêts et des préoccupations de l’enfant congolais dans la stratégie globale de développement, notamment dans la mise à jour du Document de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP).

Notre engagement, en collaboration avec les autres agences sœurs du Système des Nations Unies, est d’influer sur les politiques qui affectent l’allocation des ressources et de faire du respect des droits de l’enfant une priorité des programmes nationaux envisagés par le gouvernement dans les secteurs de la santé, l’éducation, l’eau, l’hygiène et assainissement et la protection.

L’UNICEF accordera une attention particulière à l’allocation des ressources prévues dans le DSCRP et le Plan d’action prioritaire (PAP) destinées à la lutte contre la pauvreté des enfants, principalement dans les domaines de la santé, l’éducation et la protection des enfants vivant dans des ménages pauvres et particulièrement vulnérables, et/ou dans des communautés minoritaires comme les pygmées.

Cette étude constitue un outil de plaidoyer pour la mobilisation de ressources et leur utilisation efficace et efficiente.

Q: Quels sont les actions complémentaires que le gouvernement pourrait initier par rapport à la situation des enfants ?
R: Vous savez que la RDC fait partie des pays dits “fragiles” en situation de transition post conflit et de reconstruction. Les capacités de l’Etat ont besoin d’être rétablies et renforcées pour que l’Etat assure pleinement sa fonction régalienne d’offre de service public, c’est-à-dire son rôle d’obligataire pour la survie, le développement et la protection des enfants et des femmes en RDC.

Trois actions importantes devraient être prises par le gouvernement à savoir :
• Augmenter, dans le budget pour l’exercice 2010, les ressources allouées aux secteurs de la sante, de l’éducation et des affaires sociales. La Banque mondiale, dans son rapport publié en 2008, a révélé les faibles niveaux d’allocation budgétaire pour la santé (4%) et l’éducation (8%) en 2006.
• Elaborer le décret d’application de la loi portant sur la protection de l’enfant qui a été promulguée le 22 janvier 2009
• Mettre en œuvre les recommandations du Comité des droits de l’enfant [qui surveille l'application de la Convention relative aux droits de l'enfant], lesquelles sont d’ ailleurs renforcées par les conclusions et les propositions de l’étude.

L’étude, en se focalisant sur les privations, illustre une dimension importante de la pauvreté en RDC et interpelle le gouvernement et la communauté internationale sur les défis majeurs pour mettre fin à la transmission intergénérationnelle de la pauvreté dans un pays fragile pour lequel l’atteinte des OMD en 2015 reste un défi majeur.

 Télécharger le rapport

 

 
Search:

 Email this article

unite for children