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L'image des enfants dans les médias: avis d’activistes

© UNICEF/Senegal/2009
Sénégal: deux jeunes filles entrain de jouer un sketch

L’image des enfants dans les médias est un enjeu important. Trois spécialistes des médias et de la société civile plaident pour des medias ouverts aux problèmes de l’enfant et respectueux de leur dignité.

Dakar, Sénégal, 20 mai 2009-Les enfants ne doivent pas être tenus à l’écart des médias qui sont un moyen d’expression majeur.

Selon Charles Adom un activiste du Togo, président de l’Ong "A nous la Planète", "l'initiation des enfants à l'utilisation de l'outil médiatique donne des résultats fantastiques."

Le droit à la participation des enfants passe par leur implication dans les programmes des radios et télé et autres plateformes médiatiques. C'est par le biais de l'outil médiatique que tout le monde, y compris les enfants, peut faire entendre sa voix.

 "La presse a du mal à respecter l'anonymat obligatoire des mineurs victimes."

Kingsley Obeng-Kyereh, coordinateur et directeur de Curious Minds,au Ghana, a la conviction que les jeunes impliqués "sont conscients de jouer un rôle essentiel dans la recherche de solutions à leurs problèmes".

Cette implication est aussi un moyen de faire la différence et de bénéficier de leur précieuse contribution.

Ce sentiment est partagé par Charles Adom qui implique les enfants dans l’animation, le tournage et la réalisation. "Ils sont après tout, les mieux placés pour exprimer ce qu'ils pensent tout au fond d'eux."

La participation des enfants est un principe essentiel prôné par l’UNICEF pour "un monde digne des enfants".Et les médias ont un rôle essentiel à jouer pour la concrétiser.


Respecter la dignité de l'enfant

Adama Sow, président du Groupe de recherche et d'action contre les violences faites aux enfants (GRAVE) au Sénégal est bien placé pour parler de l’image des enfants dans les médias de son pays, et notamment des enfants victimes de violence ou vivant avec un handicap.Son appréciation est mitigée.

Les dérives sont notées surtout dans les comptes-rendus de procès des mineurs, et l'utilisation de leurs photos et images car "la presse, déplore t-il, a du mal à respecter l'anonymat obligatoire des mineurs victimes".
C’est d’ailleurs pourquoi, a -t-il poursuivi, l’ONG Grave travaille avec 40 journalistes depuis deux ans pour améliorer la manière d’"écrire et de parler des violences faites aux enfants."

Kingsley Obeng-Kyereh, a également beaucoup à dire sur la représentation des enfants dans les médias: "Pour être franc à ce sujet, cette image n’est pas positive”,a-t-il déclaré.  Et d’ajouter "lorsque les enfants font l’objet de reportages, ils n’ont même pas droit à la parole et personne n’entend leur point de vue."

Pour le coordinateur et directeur de Curious Minds,au Ghana,  “lorsque vous entendez parler des enfants dans les médias, c'est qu'ils ont été maltraités ou qu’ils sont impliqués dans quelque chose de négatif comme des histoires de sexe. Au cours du dernier mois, j'ai essayé de suivre le traitement des questions de l’enfance dans nos médias, et il est triste de constater qu’ils apparaissaient pour la plupart sous un angle négatif, médias imprimés et électroniques confondus.."

Au Ghana comme au Sénégal, la presse est de plus en sensibilisée sur les questions de l’enfance, mais les journalistes "devraient bénéficier de formations et de mises à jour régulières sur le traitement des questions de l’enfance ", a-t-il souligné.

Par Amadou Mansour DIOUF

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A propos de Curious Minds- Ghana
Les activités de Curious Minds visent à impliquer activement les jeunes au processus de leur propre développement. Par le biais du plaidoyer dans les médias ainsi que les activités communautaires, Curious Minds cherche à inciter les jeunes à donner du sens au principe de la participation au vrai sens du mot. Curious Minds a été primé pour le prix ICDB de l’UNICEF en 2008.

A propos de A nous la planète - Togo
Ce nom pour dire en quelque sorte que c’est aux enfants de décider aujourd'hui ce que sera la planète de demain. C’est aussi pour exprimer la détermination des enfants, générations montantes, à lutter contre les maux qui minent l'avenir de la planète mais aussi pour stimuler les enfants à prendre conscience de leur rôle déterminant dans la sauvegarde de la planète.

A propos du Groupe d'actions contre les violences faites aux enfants (GRAVE) -Sénégal
Le Groupe de Recherche et d'Action contre les violences faites aux Enfants (GRAVE) est une association créée en 2006  qui lutte contre toutes les formes de violence, de maltraitance dont les enfants sont victimes. GRAVE a pris en charge et accompagné 96 enfants violés (du signalement au procès en plus d'un suivi psycho-social). Pour 2009-2011, GRAVE travaille à l'adoption d'une "Child friendly justice" telle que proposée par l'UNICEF.

 

 

 
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