‘I Have Something to Tell You’ – documentary gives voice to young Liberian women | "J’ai quelque chose à vous dire" – un documentaire donne la parole à des jeunes filles du Libéria
[Français]
Kakata, Liberia, 28 August 2009 – After two decades of civil war, girls in Liberia must overcome many obstacles to achieve their dreams. A new documentary film, ‘I Have Something to Tell You’, is giving voice to a group of 10 ambitious young women who met in a workshop at the Liberia Youth Network’s centre in Kakata. The film brought these young women together to share personal stories about their past lives, their dreams and their ongoing challenges. The filmmaker, Loch Phillips, helped them transform their stories into a script for the film. “I was so blown away by some of the girls’ speeches that I was tearing up behind the camera, because I felt the power of what they were saying,” recalls Mr. Phillips. “People will understand that it's hard to maintain dreams like theirs in Liberia with all that is happening to girls.” Coping with hardships The young women in the film – Janice, Ruth, Joseta, Keturah, Yah, Jewri, Victoria, Elizabeth, Garnice and Betty – have all found ways to cope with the hardships of life in their country, and they are all determined not to allow Liberia’s troubled past to stand in their way. In a culture where women are shamed for saying ‘no’, or shunned when they are the victims of sexual violence, Ruth had the strength to speak out. Ruth wants to achieve many things, but she knows she will need help. “I am convinced that I cannot achieve these dreams alone,” she says. “I need education and help to foster my dreams into reality.” Role of education When Ruth left her house, she also left behind a life of illiteracy and domestic abuse. She has embraced her future and is ready to advocate for other girls. Janice’s story: Mature beyond her years “My name is Janice and I’m hurting,” she says, addressing her peers. “There are 10 great girls right in this room with dreams. Will they ever turn into reality? Or are we just dreaming?” Janice is just 19, but she’s mature beyond her years. Well spoken and ambitious, she was clearly endowed with the gifts of intellect and curiosity – qualities that miraculously flourished even in war-torn Liberia, where more than a million people were displaced and thousands died during two decades of civil war. Women bear the brunt When she isn’t in school or in youth group, she works on a radio show that promotes positive sexual health messages for young men and women who wouldn’t otherwise have access to such information. Janice says her long-term goal is to become a filmmaker or a journalist or, even, the second female president of Liberia. A chance to speak up Sadly, in Liberia, even the most determined girls can fail to overcome everything that is stacked against them. ‘I Have Something to Tell You’ gives these 10 women a chance to speak up about the issues that affect them. It gives them a voice to call for the support they need in order to achieve their dreams. In the end, as Janice Pratt puts it, “There’s nothing wrong in dreaming.” For more information, please contact:
[English]
Kakata, Libéria, 28 août 2009 - Après deux décennies de guerre civile, les jeunes filles au Libéria doivent surmonter de nombreux obstacles à la réalisation de leurs rêves. Un nouveau film documentaire, "J’ai quelque chose à vous dire", donne la parole à un groupe de 10 jeunes femmes ambitieuses réunies dans un atelier du Liberia Youth Network à Kakata.
Le film a réuni ces jeunes femmes pour un échange sur des histoires personnelles vécues, sur leurs rêves et leurs défis actuels. Le cinéaste, Loch Phillips, a contribué à transformer leurs histoires en un script pour le film. "J'étais tellement emballé par le discours de certaines jeunes filles que j'étais excité derrière la caméra, parce que je sentais la puissance de ce qu'elles disaient", se rappelle Phillips. "Les gens vont comprendre qu’il est difficile de maintenir intact ses rêves, dans un pays comme le Libéria, avec tout ce qui arrive aux jeunes filles ". Faire face aux difficultés Certaines veulent juste être de bonnes mères, tandis que d'autres veulent devenir médecins ou même président un jour. Mais le film révèle aussi une réalité tragique: il est difficile d'atteindre un objectif au Libéria, qu’il soit petit ou grand. Les jeunes femmes du film - Janice, Ruth, Joseta, Ketura, Yah, Jewri, Victoria, Elizabeth, Garnice et Betty - ont toutes trouvé les moyens de faire face aux difficultés de la vie dans leur pays, et la détermination à continuer malgré le passif de l’histoire trouble du Libéria. L’histoire de Ruth: la force de parler Ayant refusé de devenir la seconde épouse du mari de sa tante, elle a été soumise à de mauvais traitements et contrainte de quitter sa maison. Dans une culture où les femmes ont honte de dire "non", ou sont rejetées quand elles sont victimes de violences sexuelles, Ruth a eu la force de parler et de se faire entendre. "Dire ‘non’ peut sauver et protéger la génération qui n'est pas encore née", dit-elle. "Je me suis défendue pour défendre mon amour-propre, et vous pouvez faire la même chose, quel que soit le cas. Faites face. La vie est meilleure si vous la vivez positivement". Ruth veut réaliser beaucoup de choses, mais sait qu'elle aura besoin d'aide. "Je suis convaincue que je ne peux pas réaliser ces rêves toute seule", dit-elle. "J'ai besoin d’une éducation qui m’aidera à faire de mes rêves une réalité." Le rôle de l'éducation Trois sur cinq femmes au Libéria ne savent pas lire, et les femmes mariées trouvent acceptable que les hommes battent les femmes. Lorsque Ruth a quitté sa maison, elle a aussi laissé derrière elle une vie d’analphabétisme et de violence domestique. Elle a pris son avenir à bras le corps et est prête à plaider en faveur d'autres filles. "Je rêve qu'un jour, cette grande nation, le Liberia, soit libérée des armes à feu, de la violence domestique et de l’exploitation sexuelle", dit-elle. L’histoire de Janice: une incroyable maturité Janice a seulement 19 ans, mais elle est beaucoup plus mature pour son âge. Eloquente et ambitieuse, elle a manifestement de l’intelligence et de la curiosité - qualités qui ont miraculeusement prospéré dans un Libéria ravagé par la guerre, et où plus d'un million de personnes ont été déplacées et des milliers sont morts durant les deux décennies de guerre civile. Le fardeau des femmes Quand elle n'est pas à l'école ou avec d’autres jeunes, elle travaille sur une émission radio qui fait la promotion de messages positifs sur la santé sexuelle en direction des jeunes garçons ou filles qui n'auraient autrement pas accès à ces informations. Janice se fixe comme objectif à long terme de devenir cinéaste ou journaliste ou, même, la deuxième femme présidente du Libéria, dit-elle. Une chance de prendre la parole Etant donné la réalité du faible accès à l'éducation, aux soins de santé et à l'emploi, les défis peuvent être dissuasifs. Malheureusement, au Libéria, même les filles les plus déterminées peuvent échouer devant les si nombreux obstacles qui s’accumulent devant elles. "J’ai quelque chose à vous dire" donne à ces 10 femmes une chance de s'exprimer sur des problèmes qui les touchent, elle leur donne une voix pour demander l'aide dont elles ont besoin pour réaliser leurs rêves. En fin de compte, comme le dit Janice Pratt: "Il n'y a rien de mal à rêver."
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