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Campagne polio en Afrique de l'Ouest: témoignages de mères, volontaires et de chefs religieux sur la préparation de la campagne au Niger

L’Afrique de l’Ouest se mobilise contre l'épidémie de polio. Une campagne de vaccination se tiendra simultanément dans 8 pays - Nigeria, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana , Mali, Niger, Togo - du 27 février au 2 mars et du 27 au 30 mars 2009.

Témoignages de personnes impliquées dans les activités d'information et de sensibilisation préparatoires à la campagne au Niger. 

Mme Hassana Adam, 40 ans, relais communautaire à Charé Zamna, Communauté Urbaine de Zinder
"Je suis relais communautaire depuis 8 ans. Je peux visiter jusqu’à 80 familles par jour, en porte à porte avant, et pendant la campagne. Je trouve que les familles ont de moins en moins de réticences à m’accueillir. Les femmes m’écoutent, posent des questions et entendent mes messages. Il y a un dialogue très franc entre nous. Il faut juste de la patience. Je ne fais pas ce métier pour l’argent. Je veux contribuer à la prise de conscience des dangers qui existent pour les enfants, notamment celui de la poliomyélite."

 

Mme Balki Garba, 28 ans, mère de quatre enfants, village de Kadamari, région de Zinder
"Je sais que dans mon village, il y a des femmes qui ne font pas vacciner leurs enfants. C’est lié à l’ignorance et aux rumeurs. Moi, j’ai fait vacciner tous mes enfants. J’ai compris l’importance de faire vacciner les enfants, car un enfant, c’est un être qu’il faut protéger. C’est l’avenir d’un pays. Mais j’ai des voisins, des femmes et surtout des hommes, qui refusent. C’est un mal qu’il faut combattre. Seul un parent irresponsable peut empêcher son enfant d’être vacciné. Il faut que les parents soient informés pour que l’on puisse arrêter cette maladie."

Kadamari est un des villages où plusieurs cas de refus de vaccination contre la polio ont été rapportés en 2008.

M. Malangani Mahama, leader religieux et chef du village de Garin Lima, région de Zinder, c’est l’un des leaders qui appuient la sensibilisation dans les villages, en amont de la campagne de vaccination.
"Dans tous les villages, les gens me connaissent. Je suis influent. J’ai mené des sensibilisations dans plus de 20 villages à ce jour. Même quand les communautés ne sont pas convaincues, je prêche et je leur lis les sourates du Coran. Car dans le Coran, il est dit qu’il faut prévenir les maladies avant qu’elles n’attaquent les personnes. C’est ce que nous faisons en acceptant de faire vacciner nos enfants. Il y a deux arguments que les gens utilisent contre le polio vaccin : qu’il rend stérile ou bien qu’il rend les enfants désobéissants."

 

Saoudé Harouna, 25 ans, mère de trois enfants, divorcée, village de Kadamari, région de Zinder
"Je suis pour la vaccination des enfants contre la polio car si on ne fait pas confiance aux vaccins. On n’arrêtera jamais la maladie. En ville, nos enfants mangent des biscuits et boivent de l’eau. Est-ce qu’on sait vraiment ce qu’il y a dedans ? Non. Alors pourquoi refuser la vaccination ?  On a prouvé l’utilité de la médecine et des vaccins. Aujourd’hui, grâce à ces vaccins, la rougeole  c’est fini. Tout ces refus, c’est à cause de l’ignorance. Dans notre village, quand quelqu’un est malade, il voit des féticheurs, des marabouts et il ne guérit pas. C’est important de consulter les agents de santé, de leur faire confiance."

Kadamari est un des villages où plusieurs cas de refus de vaccination contre la polio ont été rapportés en 2008.

 

 
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