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West Africa polio campaign: Interview of Dr Chitou, Head of UNICEF Immunization Programme in Niger | Campagne polio en Afrique de l'Ouest: Interview du Dr Chitou, Chef du programme immunisation d'UNICEF Niger

West Africa is coordinating a massive polio outbreak response. A synchronized polio campaign will take place in 8 countries simultaneously - Nigeria, Benin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana , Mali, Niger and Togo - from 27 February to 2 March and from 27 to 30 March 2009.

Coordinated in Niger by the Ministry of Health, with UNICEF, the World Health Organisation (WHO), the Rotary International and other partners, the campaign aims at reaching more than 4.2 million children under five.

Interview with Dr. Chitou Moudjibi, Head of UNICEF’s Immunization Programme in Niger

Q: In 2006, Niger was removed from the list of polio endemic countries. However, a surge in cases was reported in 2008, since 13 case of Polio were identified: how do you explain this? Is there a risk that Niger is listed again as polio endemic?
A: In 2006, thanks to improved surveillance activities carried out during two years, Nigerien authorities were able to prove that the wild polio virus was no longer circulating in the country. This result was obtained through improvements in the routine immunization and reinforced supplemental immunization campaigns. While routine vaccination aims at providing immunization to every child before its first birthday, supplemental immunization widens protection to groups of children aged between 0 and 5 years, that may have been missed out by routine immunization. These two actions are complemented by surveillance activities to monitor the circulation of the virus.

But the virus still circulates in West Africa, especially in Nigeria, one of the four polio endemic countries in the world. Nigeria is the biggest polio virus reservoir in the world. In 2008, a polio outbrak spread to 7 countries in West Africa. The risk of polio transmission is high. To preserve the health of thousands of children, we must act fast. This is why, following the detection of 13 cases of polio virus in Niger in 2008, the Government decided to engage in this synchronized immunisation campaign which covers eight countries in West Africa.

Q: A synchronised immunisation campaign covering eight countries in West Africa is unheard of. What is the strategy behind this initiative?
A:
By synchronizing vaccinations between countries, we have a bigger chance to reach all children at risk and stop the polio virus in its tracks. It is not the first time that Governments in the region and their partners coordinate simultaneous immunization campaigns, but at this scale - a campaign synchronized in 8 countries, it is a significant event. The idea is to immunize all children aged under 5 at the same time so as to reduce potential risks of missing children due to trans-border movements in a context where high migration movements is prevalent.  

Q: How do you organize the immunization of more than 4.2 million children on the ground?
A:
This campaign is organized according to a plan defined by the Government, with WHO, UNICEF and other partners. Ahaed of the immunization days, awareness activities are organized at the community level, through the broadcast of TV and radio spots and programmes and door-to door communication by social workers. The support of traditional and religious leaders and of local authorities is key to encourage acceptance of the polio vaccination among communities.

During the immunization days, 16,400 teams, each composed of a vaccinator and a volunteer, will go door-to-door, from the health centres to the family houses, to administer the polio vaccine drops. To reach remote, difficult-to-access areas, we have also set up mobile teams, travelling in vehicles, motorbikes or in pirogue (to reach islands).

Q: Were there case of refusals of immunization in 2008? Why? What is your strategy to reduce these cases?
A:
We noted a certain number of refusals in 2008, in various regions of Niger. Communities often wonder why vaccination teams come so often.  Surveys show that reluctance is motivated by a lack of information on the polio vaccination and on the benefits of the anti-polio vaccine. The rumours that we hear is that the vaccine will make children impotent or cause blindness, deafness and other disabilities. That is why awareness-raising sessions and prevention activities organized with the support of traditional and religious chiefs, are so important. In 2008, nearly 2,400 traditional and religious chiefs were trained and are currently engaged in making the campaign a success.

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L’Afrique de l’Ouest se mobilise contre l'épidémie de polio. Une campagne de vaccination se tiendra simultanément dans 8 pays - Nigeria, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana , Mali, Niger, Togo - du 27 février au 2 mars et du 27 au 30 mars 2009.

Coordonnées au Niger par le Ministère de la Santé Publique, avec UNICEF, l’OMS, le Rotary International et d’autres partenaires, la campagne a pour objectif de vacciner 4,2 millions d’enfants de moins de 5 ans.

Interview du Dr. Chitou, Responsable du Programme vaccination, UNICEF Niger

Q: En 2006, le Niger est sorti de la liste des pays endémiques. Cependant, on a dénoté une recrudescence des cas en 2008, puisque 13 cas de Polio Virus Sauvage ont été identifiés: comment cela s'explique-t-il? Le Niger risque-t-il de se retrouver à nouveau sur la liste des pays endémiques?
R:
En 2006, à partir des activités de surveillance menées deux années durant, les autorités du Niger ont pu prouver que le polio virus ne circulait plus dans le pays. Ce résultat a pu être obtenu grâce au renforcement du programme de vaccination de routine combiné à des campagnes de vaccination supplémentaires. Alors que la vaccination de routine cherche à garantir l’immunité de chaque enfant de moins d'un an, la vaccination supplémentaire permet d’élargir la protection à des groupes d’enfants âgés de 0 à 5 ans, qui auraient pu paseer au travers du filet de la vaccination de routine. Les activités de surveillance permettent par ailleurs de détecter la circulation du virus.

Pourtant, le virus circule toujours en Afrique de l’Ouest, et tout particulièrement au Nigéria, l’un des quatre pays dans le monde où le polio virus sauvage reste endémique. Le Nigéria est le plus grand réservoir au monde de polio virus. En 2008, l'épidémie de polio s'est propagée à 7 pays d’Afrique de l’Ouest. Le risque de transmission est donc élevé. Pour préserver la santé de milliers d’enfants, il faut agir, vite. C'est pourquoi, suite à la détection de 13 cas de polio virus au Niger en 2008, le Gouvernement a pris la décision de s’engager dans cette campagne de vaccination simultanée qui couvre huit pays d’Afrique de l’Ouest.

Q: La campagne synchronisée au niveau de 8 pays d'Afrique de l'Ouest est une grande première. Quelle est la stratégie derrière cette initiative?
R:
En synchronisant les vaccinations entre les pays, nous avons une plus grande chance de toucher tous les enfants à risque et de stopper la circulation du virus dans la région. Ce n’est pas la première fois que les Gouvernements de la région et leurs partenaires organisent des campagnes de vaccination simultanée, mais à l’échelle de huit pays, une campagne de cette ampleur, c’est un événement de grande envergure. L’idée est de pouvoir vacciner tous les enfants âgés de 0 à 5 ans en même temps pour réduire les risques potentiels de manquer des enfants en raison des déplacements transfrontaliers, dans une région où on observe de forts mouvements migratoires.  

Q: Comment s'organise concrètement la vaccination de plus 4,2 millions d'enfants de moins de 5 ans?
R:
Cette campagne s’organise selon un plan de travail défini par le Gouvernement, avec l’OMS, l’UNICEF et d’autres partenaires. Avant les journées de vaccination, des activités de sensibilisation des communautés sont organisées, à travers la diffusion de spots, de reportages et émission à la télévision et à la radio, et par le biais d'activtiés porte à porte menées par des relais communautaires. L'appui des chefferies traditionnelles et religieuses, et des autorités locales, est crucial pour solliciter l’adhésion de la population à la vaccination.

La seconde phase de cette campagne, c’est la vaccination à proprement parler : 16 400 équipes, composées chacune d’un vaccinateur et d’un volontaire, partiront pendant trois jours depuis les centres de santé vers les ménages, pour administrer, de porte à porte, les gouttes de vaccin anti-polio oral. Pour atteindre les enfants situés dans les zones enclavées ou difficiles d’accès, nous avons également mis en place un dispositif d’équipes mobiles, circulant en voiture, en moto ou en pirogue (pour les zones insulaires), et déployées depuis les centres de santé.

Q: Y a-t-il eu des cas de refus en 2008, pour quelles raisons? Et quelle est la stratégie adoptée pour prévenir ces cas de refus?
R: Nous avons pu noter certains cas de refus en 2008, dans différentes régions du Niger. Les communautés s’interrogent sur les passages fréquents des vaccinateurs et sur la gratuité de ces vaccins. Les rumeurs négatives circulent vite. Très souvent les réticences sont motivées par un manque d’information sur ces passages répétés et sur les bienfaits du vaccin anti-polio. L’idée fausse qui revient le plus souvent est que le vaccin rend impotent, ou bien qu’il est la cause de cécité, de surdité et d'autres handicaps.

D’où l’importance des sessions de sensibilisation et de prévention que nous organisons en amont de ces campagnes, avec l’aide des chefs traditionnels et religieux. En 2008, près de 2 400 chefs coutumiers et religieux ont été formés et sont également impliqués sur le terrain pour faire de la campagne un succès.

 

 
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