GUINEE : une journée nationale de mobilisation sociale contre les MGF/E, pour une tolérance zéroConakry, Guinée, 21 février 2009- Le Premier ministre guinéen Kabiné Komara a présenté fièrement devant l’assistance réunie dans la vaste salle du palais du peuple de Conakry la déclaration à signer par le président du Conseil National pour la Démocratie et le Développement et le gouvernement condamnant fermement et interdisant la pratique des mutilations génitales féminines. C’était le jeudi 19 Février 2009 à l’occasion de la célébration avec un petit décalage, de la journée du 6 Février, journée internationale de lutte contre les MGF/E Entouré par neuf ministres du gouvernement le Premier ministre guinéen Mr Kabiné Komara a évoqué le rôle pionnier des femmes de la Guinée pour l’émancipation de la Guinée et de l’Afrique. Eu égard à cette contribution inestimable des femmes de ce pays, il s’est déclaré convaincu qu’elles sauront faire en sorte de ne pas laisser les enfants continuer à souffrir du fait d’une pratique qu’il a qualifié de surannée La Ministre des affaires sociales et de la promotion féminine Madame hadja Makoura Sylla avait peu auparavant également partagé son espoir de voir grâce au travail de sensibilisation des structures techniques, et des associations de la société civile appuyée par des institutions internationales, l’abandon de cette pratique. « Le changement est possible » s’est –elle écriée, car a-t-elle expliquée « la culture n’est pas statique, mais dynamique ». Le Représentant de l’UNICEF, Dr Cisse a pour sa part, au nom des partenaires techniques et financiers qui appuient la lutte contre les MGF/E en Guinée, exhorté le pays à une tolérance zéro face aux mutilations génitales féminines/excision. « Aucune violence ne peut se justifier encore moins une violence contre les enfants dont le choc psychologique peut les affecter toute une vie durant a –il affirmé ». La Coordonnatrice du système des Nations Madame Baranga Gasarabwé a transmis le message de soutien et de solidarité du SG des Nations Unies aux pays qui s’engagent résolument dans cette lutte. La voix des enfants s’est également faite entendre « Nous, futurs parents, nous ne voulons plus de mutilations génitales féminines sous toutes ses formes » s’est exclamée avec force, la présidente du Parlement des Enfants Mademoiselle Aissa Camara avant de remettre dans les mains du premier Ministre guinéen, au nom des enfants de Guinée, leur texte de plaidoyer Notons que la Guinée connaît en matière de MGF/E un taux de prévalence de 96% selon l’enquête démographique et de santé de 2005. Entre 1992 et 2005, la réduction de la prévalence n’a été que de 4%. Pour toute information complémentaire contacter
|
