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Semaine nationale tolérance zéro mutilations génitales féminines en Mauritanie

Nouakchott, Mauritanie, février 2009 – La semaine nationale tolérance zéro MGF a été lancée le 06 Février par la Ministre des Affaires sociales, de la Famille et de l’Enfance en présence des Ministres de la Justice et de l’Orientation Islamique en partenariat avec le Système des Nations Unies (UNICEF, UNFPA, OMS) lors d’un dîner débat auquel ont assisté les représentants de la société civile, des coopérations bilatérales et de la presse.

Dans son allocution, le Représentant adjoint de l’UNICEF Monsieur Said Al-Nammari a rappelé que bien que le taux de prévalence demeure préoccupant (72%), l’engagement politique ne cesse de s’affirmer à travers notamment, a-t-il déclaré: « la commémoration de la Journée Tolérance Zéro sur toute une semaine qui traduit l’engagement du Ministère des Affaires Sociales de la Famille et de l’Enfance et de l’ensemble du gouvernement à œuvrer pour la promotion de l’abandon des MGF ».

Il s’est félicité des résultats encourageants que ce programme est en passe de réaliser avec l’appui de l’UNICEF et a ajouté : « Ce sont ces principes qui ont guidé l’UNICEF dans la campagne menée l’année dernière dans les capitales de régions à haute prévalence comme le Hodh Chargui, le Gorgol et l’Assaba. Des résultats appréciables ont été obtenus qui nous autorisent à poursuivre des activités similaires au niveau des Départements ».

En effet, l’adoption et la mise en oeuvre d’une stratégie nationale de promotion de l’abandon des MGF, la mise en place d’une Commission Nationale et de comités départementaux et le lancement de campagnes soutenues ciblant les zones à haute prévalence émanent d’une volonté politique forte pour lutter contre les MGF.

Dans son allocution la Ministre des Affaires Sociales, de la Famille et de l’Enfance a réitéré cet engagement et a loué la coopération multidimensionnelle qui s’est instaurée autour de la problématique des MGF, ouvrant la voie à un espoir réel de voir cette pratique disparaître.

Cette volonté  commune s’est affermie avec également l’engagement des Imams et des personnels de santé à travers l’adoption de la Fatwa de Al-Azhar, l’initiation et la diffusion d’une Fatwa Nationale et la Déclaration des Médecins.

Lors du débat plusieurs communications ont été présentées et ont porté sur les MGF dans l’enquête MICS 2007 (enquête par grappes a indicateurs multiples), la Stratégie nationale d’abandon des MGF, les Conséquences sanitaires des MGF, la Déclaration des professionnels de santé et le point de vue de l’Islam.

Les interventions ont unanimement salué les progrès réalisés en une décennie. Les intervenantes, pour l’essentiel des présidentes des ONG pionnières apprécient les résultats, car elles se rappellent que jusqu’en 1997, il était tabou de prononcer l’excision dans les médias officiels, se félicitent de l’engagement sans précèdent pour éradiquer le fléau des MGF, de combattre leurs méfaits démontrés par toutes les évidences scientifiques et religieuses et rétablir, chemin faisant, les droits des enfants.

Cette semaine qui se déroule dans quatre autres régions (Gorgol, Brakna, Assaba et Hodh Echarqui) montre toute l’étendue et la portée du partenariat qui s’est noué et qui se consolide de plus en plus pour lutter de manière commune et agissante contre les MGF et qui implique le Gouvernement, les Nations Unies, l’ONG TOSTAN, la coopération Espagnole, la GTZ, les ONG nationales, la presse, les Imams, les professionnels de la santé et les communautés.

Cette semaine a été ponctuée par les activités de sensibilisation, de plaidoyer, de formation qui mettent en exergue tous les aspects des MFG et qui renforcent la mobilisation et la prise de conscience.
 
Cet élan commun qui utilise toutes les évidences et toutes approches éprouvées est en passe de donner des résultats importants comme l’attestent les évaluations faites dans les zones de haute prévalence et qui montrent que 77% des populations déclarent leur volonté d’abandonner cette pratique, naguère tabou et solidement ancrée dans les mœurs.

Pour plus d'information veuillez contacter:
Brahim Ould Isselmou, UNICEF Nouakchott, tel. 630 01 05, bouldisselmou@unicef.org
Mohamed Lemine Ould Ahmed Seyfer, UNICEF Nouakchott, tel. 634 49 59, mahmedseyfer@unicef.org

 

 

 

 
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