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In Mali, Child Marriage is a Death Sentence for Many Young Girls / Au Mali, le mariage peut être une sentence de mort pour de nombreuses jeunes filles

In spite of the abuse and deprivation many girls suffer as a result of forced early marriage, the practice continues to be alarmingly common, with more than 60 million women age 20-24 married before they turned 18.

In some countries more than half of all girls are married or in union before the age of 18. These include Niger – where the incidence of child marriage is a staggering 75 percent, Chad (72 per cent), Mali (71 per cent), Bangladesh (64 per cent), Guinea (63 per cent), Central African Republic (61 per cent), Mozambique (56 per cent), and Nepal (51 per cent).

Justified as an accepted norm with social and financial benefits, child marriage has little or no benefit for the young girls themselves, who are more vulnerable to domestic violence, more likely to be uneducated, at greater risk of contracting HIV/AIDS, and more likely to bear children before they are physically ready. Indeed, for some 70,000 young brides who die every year as a result of pregnancy or childbirth complications, early marriage is a death sentence.

Studies show that girls who give birth before the age of 15 are five times more likely to die in childbirth than women in their twenties. Furthermore, the infants of child mothers are also at greater risk. If a mother is under the age of 18, her baby’s chance of dying in its first year of life is 60 per cent greater than that of an infant born to a mother older than 19.

In few countries has the crisis of forced early marriage reached such proportions as in Mali, where nearly three-quarters of all women are married before the age of 18. Driven by poverty and the incentive to claim a dowry for their daughters, many families are complicit in forcing young girls to wed.

With so many young girls forced into early marriage and bearing children before they are physically mature, the corresponding rates of maternal and neonatal death in Mali are dangerously high.  A Malian woman’s chances of dying due to pregnancy or childbirth related complications are 1 in 15.  As for neonatal mortality rates, Mali ranks number seven in the world, with 54 deaths per 1,000 live births.

While there has been a slight decrease in child marriage rates since 1987, when nearly 80 per cent of Malian women married as children, the numbers are not dropping fast enough. The fact is, child rights activists say, child marriage is a neglected issue.

Indeed, while public awareness campaigns have made progress educating the population about the dangers of harmful practices such as Female Genital Mutilation/Cutting (FGM/C), less energy and resources have been funneled into the campaign against forced early marriage.

To correct this imbalance, last year UNICEF joined together with a local NGO, government agency, and media representatives to organize the country’s first public awareness campaign in the region of Kayes – an area of Mali with particularly high rates of child marriage. The programme included a three-day workshop for religious and community leaders, informing them of the dangers of early marriage and helping them produce messages against the practice for the local media to broadcast.

“We were ignorant,” said one of the community representatives present at the workshop.  “We married girls at 9, 10, 11 or 12 years old. Now, we’ve seen the reality. We will no longer practice this.”

 

Au Mali, le mariage peut être une sentence de mort pour de nombreuses jeunes filles

Malgré les sévices et les privations que subissent de nombreuses filles obligées de se marier à un âge précoce, la pratique continue d’être très répandue, ce qui suscite de fortes inquiétudes.

Plus de 60 millions de femmes âgées de 20 à 24 ans se sont mariées avant d’avoir 18 ans. Au Niger, par exemple, le mariage d’enfants touche 75 % de la population, au Tchad, 72 pour cent, au Mali, 71 pour cent, au Bangladesh, 64 pour cent, en Guinée 63 pour cent, en République centrafricaine 61 pour cent, au Mozambique 56 pour cent et au Népal 51 pour cent.

Certains justifient le mariage d’enfants sous le prétexte que c’est une norme acceptée et qu’il présente des avantages sociaux et financiers. Mais il n’en présente guère, voire aucun, pour les jeunes filles elles-mêmes, qui se retrouvent davantage exposées à la violence familiale, qui risquent plus de ne pas être scolarisées, de contracter le VIH/SIDA et d’avoir des enfants avant d’y être prêtes sur un plan physiologique. De fait, pour les quelque 70 000 jeunes filles mariées qui meurent chaque année de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement, le mariage précoce aura été une sentence de mort.

Les études montrent que les filles qui accouchent avant d’avoir 15 ans risquent cinq fois plus de mourir en couches que les femmes qui ont de 20 à 30 ans. De plus, les bébés des mères enfants courent eux aussi de plus grands risques. Si une mère a moins de 18 ans, le risque que son bébé meure au cours de sa première année de vie est 60 pour cent plus élevé que celui d’un bébé né d’une mère de plus de 19 ans.

Rares sont les pays où cette crise des mariages d’enfants forcés est aussi grave qu’au Mali, où près des trois quarts de toutes les femmes sont mariées avant d’avoir 18 ans. De nombreuses familles, poussées par la pauvreté et incitées à demander une dot pour leurs filles, sont complices, obligeant les jeunes filles à se marier.

Comme il y a tant de jeunes filles obligées de se marier à un âge précoce et d’avoir des enfants avant que leur corps n’y soit prêt, les taux de mortalité maternelle et néonatale au Mali sont dangereusement élevés. Une femme malienne a une chance sur 15 de mourir de complications liées à sa grossesse ou à son accouchement. Quant aux taux de mortalité néonatale, le Mali se classe au 7ème rang mondial, avec 54 décès pour 1 000 naissances vivantes.

Si l’on constate un léger fléchissement des taux de mariages d’enfants depuis 1987, quand 80 pour cent des femmes maliennes se mariaient alors qu’elles étaient encore enfants, ce déclin n’est pas suffisamment rapide. Le fait est, disent les militants des droits de l’enfant, que la question du mariage des enfants est une question négligée.

Il est vrai que même si des campagnes de sensibilisation du public ont permis de mieux informer la population des dangers de la mutilation génitale féminine/excision, les efforts déployés contre le mariage précoce forcé ont été moins vigoureux et moins bien financés.

Soucieux de remédier à ce déséquilibre, l’UNICEF s’est joint l’an dernier à une ONG locale, un organisme gouvernemental et des représentants des médias pour organiser la première campagne de sensibilisation du public dans la région de Kayes – une région du Mali où les taux de mariage d’enfants sont particulièrement élevés. Le programme comprend un atelier de trois jours à destination des autorités religieuses et dirigeants de la communauté, pour leur montrer les dangers des mariages précoces et les aider à produire des messages contre cette pratique à l’intention des médias locaux.

« Nous ne savions pas ce que nous faisions », a dit l’un des représentants de la communauté qui a pris part à l’atelier. « On mariait des filles de 9, 10, 11 ou 12 ans. Maintenant, on voit la réalité. Nous ne nous livrerons plus à  cette pratique ».

 

 
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