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Burkina Faso: educate girls to prevent malnutrition / éduquer les filles pour prévenir la malnutrition

UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi
© UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi

Helping women help themselves in Burkina Faso

Mamata Kabore, 12, wears a green t-shirt bearing the name of her country, Burkina Faso. She lives in Tamidou, a village of 600 inhabitants east of Ouagadougou, and goes to school on weekdays. It is a handsome building made of adobe, although its three classrooms are not big enough to accommodate the 200 pupils on the school register. Each morning, half of them have to study under a straw shelter.

Nevertheless, Mamata believes she is lucky to be at school at all. After class, she meets up with her older sister who, like many young girls in Burkina Faso, has never set foot inside a classroom (65% of girls go to school, compared to 76% of boys). After school, Mamata tells her sister what lesson the teacher gave pupils that day. “My sister always says she is sorry she doesn’t go to school,” Mamata says.

“But she learns the lesson well when I explain it to her.” The experts have learned their own “lesson”: research shows that mothers who have attended school have children whose nutrition and health is better. A child’s chances of survival, good nutrition and health increase with the mother’s level of education. In a country like Burkina Faso, where one child in five dies before the of five, girls’ education is quite literally matter of life and death. The connection between education nutrition is often indirect. At school, mothers-to-be do not actually learn to feed children better. But they will take better care of their families for a variety of reasons. Mothers who went to school have access more information of all kinds (and not only about nutrition). Educate mothers will prioritize better nutrition for their children

As a result, they equipped to make decisions concerning their lives and the health and nutrition their children. Furthermore, they have better chance of finding a better paid and this income will have a positive impact on the nutrition and health of their children. In Tamidou, when mothers are asked if women who went to school feed their children better, they giggle. “It’s obvious!” they say. Gathered together in front of the village school, they readily say that for them, girls' education is a priority. When Asseta Soudre is asked to say exactly what kind of future she expects for her daughters, this young mother talks not of what they might learn but of whom they might be. “I dream that they will be able to resist being forced into marriage,” she says. That was not the case for their mother who, despite her young age, has already given birth to six children. She lost two of the six when they were small, and she is determined to send the surviving four to school, including her daughters. “Girls who have been to school take better care of themselves, of their children and of their homes,” she says.

To encourage parents to send daughters to school, the government of Burkina Faso covers the cost of the first year’s enrolment. As a result, in a village like Tamidou, the overwhelming majority of girls now attend school. The poorest parents, however, still have to tighten their belts since they have to pay for school supplies and text books. Nevertheless, mothers say they are happy to have their daughters educated, even if that means certain sacrifices need to be made. Marceline Kabore says she has no intention of cutting corners when it comes to school expenses. “They have to learn to take care of themselves,” she says. “Unlike me. I’m poor. I have nothing.” When you talk to the women of Tamidou about sending their daughters to school, the subject of their powerlessness to stop polygamy comes up again and again. In polygamous households, large numbers of children must rely on the income of only one father.

Marceline Kabore has three fellow-wives who have all been pregnant in quick succession. “It is ignorance that makes people have so many children,” she says. “Mothers who went to school have fewer children than the rest. They are in better health and so are their children.” The mothers of Tamidou are full of hope as they are aware that their daughters are learning about much more than just reading and arithmetic. “One day, women will have important jobs,” predicts Alizeta Ouedraogo, a mother with two young daughters who both go to school. “I saw on television that, in some countries, women can even become president!”

Mrs. Ouedraogo watches television in the house of a teacher, one of the only people in the village to own a set, which he plugs into a car battery. Tamidou is not connected to a power line.

by Michel Arseneault

UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi
© UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi

SAHEL - Taux d’alphabétisation des femmes et des hommes respectivement : 15% - 36%
Taux de scolarisation dans le primaire des filles et des garçons respectivement : 40% - 52%

Mamata Kaboré, 12 ans, porte un t-shirt vert où est écrit le nom de son pays, Burkina Faso. Elle habite Tamidou, un village de 600 habitants à l’est de Ouagadougou, et va à l'école pendant la semaine. C’est un bel établissement en banco, même si ses trois classes ne suffisent plus à accueillir les 200 élèves inscrits. Chaque matin, la moitié d’entre eux doit s'installer sous des paillotes en paille. Néanmoins, Mamata estime qu’elle a de la chance d'aller à l’école.

Après la classe, elle retrouve sa soeur aînée qui, comme bon nombre de jeunes filles burkinabé n’y a jamais mis les pieds (65% des filles vont à l’école comparativement à 76% des garçons). Après l'école, Mamata explique à sa soeur ce que le maître a appris aux élèves ce jour-là. « Ma sœur dit toujours qu’elle regrette de ne pas être allée à l’école, raconte Mamata. Mais elle retient bien la leçon quand je lui explique.» Les spécialistes ont appris leur propre « leçon »: la recherche montre que les femmes qui ont été scolarisées ont des enfants dont l’état nutritionnel et de santé est meilleur.

Les chances de survie d’un enfant, d’avoir une bonne nutrition et santé, augmentent avec le niveau de scolarisation de sa mère. Dans un pays comme le Burkina Faso, où un enfant sur cinq meurt avant l’âge de cinq ans, l'éducation des filles est ainsi une question de vie ou de mort. Le lien entre l’éducation et la nutrition est souvent indirect. En fait, à l’école, les futures mères n’apprennent pas forcement à mieux nourrir leur enfant. Mais elles prendront mieux soin de leur famille pour différentes raisons. Les mères qui ont été scolarisées ont accès à plus d’informations de tout ordre (et pas seulement sur la nutrition).Les femmes qui ont été scolarisées s’occupent mieux de leurs enfants, notamment els donnent une priorité de leur nutrition.Il en résulte qu’elles se sentent habilitées à prendre des décisions concernant leur vie, ainsi que la santé et la nutrition de leurs enfants. Elles sont mieux placées, par ailleurs, pour trouver un travail mieux rémunéré, et ce revenu aura un impact positif sur la nutrition et la santé de leurs enfants.

A Tamidou, lorsqu’il est demandé aux mères si les femmes qui sont allées à l’école nourrissent mieux leurs enfants, elles rigolent. « C’est évident! » répondent-elles. Réunies devant l'école du village, elles disent volontiers que l'éducation des filles est une priorité pour elles. Lorsqu’il est demandé à Asseta Soudre de préciser quel avenir elle imagine pour ses filles, cette jeune mère ne parle pas de ce qu'elles pourraient apprendre mais de ce qu’elles pourraient être. « Je rêve qu’elles soient capables de résister au mariage forcé», dit-elle. Cela ne fut pas le cas de leur mère qui, malgré son jeune âge a déjà mis six enfants au monde. Elle a perdu deux de ces six enfants en bas âge, et elle est déterminée à inscrire les quatre qui ont survécus à l’école. « Les filles qui sont allées à  l’école s’occupent mieux d’elles-mêmes, de leurs enfants et de leur foyer», dit-elle.

Pour inciter les parents à inscrire leurs fillettes à l’école, le gouvernement du Burkina Faso assure leurs frais d'inscription en première année. Il en résulte que dans un village comme Tamidou, la vaste majorité des filles est désormais scolarisée. Les parents les plus démunis doivent, malgré tout, se serrer la ceinture car ils doivent acheter des fournitures et des manuels scolaires. Pourtant, les mères se disent heureuses de scolariser leurs filles, même si cela suppose des sacrifices. Marceline Kabore affirme qu’elle n’a pas l’intention de lésiner sur les dépenses scolaires. « Il faut qu’elles apprennent à se prendre en charge, dit-elle. Pas comme moi. Je suis pauvre. Je n’ai rien. » Lorsque vous parlez aux femmes de Tamidou de la scolarisation des filles, le sujet de leur impuissance à s’opposer à la polygamie vient de façon récurrente. Dans les foyers polygames, un grand nombre d’enfants doit s'accommoder des revenus d’un seul père.

Marceline Kaboré a trois coépouses qui ont toutes eu des grossesses rapprochées. « Les gens ont tant d’enfants à cause de l’ignorance, dit-elle. Les mères qui sont allées à l’école ont moins d’enfants que les autres. Elles sont mieux portantes et leurs enfants aussi. » les mères de Tamidou sont pleines d’espoir car elles ont bien compris que leurs filles sont en train d’apprendre beaucoup plus que la lecture et les mathématiques. « Un jour, les femmes occuperont des postes importants, prédit Alizeta Ouédraogo, mère de deux fillettes qui sont toutes les deux scolarisées. J’ai vu à la télévision que, dans certains pays, les femmes peuvent même devenir présidente! »

Mme Ouédraogo regarde la télévision chez un enseignant, l’une des seules personnes au village à posséder un poste, qu'il branche sur la batterie d’une voiture. Tamidou n’est pas relié au réseau électrique.

par Michel Arseneault

 

 
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