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Niger: tackling moderate malnutrition / Niger: lutter contre la malnutrition modérée

UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi
© UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi

SAHEL: Number of underfives who suffer from wasting (acute malnutrition): 1.5 million


Hundreds of women and children are queuing behind the health centre in Mari, a village in western Niger.

The adults are chatting in hushed voices under white sheeting, but the children are making so much noise that it is easy to forget that most of them are malnourished. Most cases of acute malnutrition are treated in centres like this one, which is known as a CRENAM, a French acronym for a nutritional feeding centre for children with moderate malnutrition.

In Niger, more than 800 CRENAM look after more than 400,000 children every year. It is one of the largest programmes of its kind in the world. Once a fortnight, mothers receive two rations of fortified flour, a mix of maize, soya, oil and sugar. The first ration (three kilograms) is known as the “treatment” ration and is set aside for the malnourished child. The second (six kilograms) is known as the “protection” ration and is given to the child and his or her siblings – at least those who are under five – because a mother can hardly give food to one of her children without feeding the others. As soon as they get their share of fortified flour, some mothers start giving it to their children immediately.

The nurse, Moussa Bahari, is often too busy to remind them that this food, like cereals, must be made into a “porridge” and that it is only for children under five. But he can hardly get across with them: he is aware that some families have traveled up to 40 kilometers to get here and that the children are hungry. In the queue, some small children are sleeping in their mothers’ arms, but it is not due to the heat. Malnutrition has made them weak and drowsy. He takes great pleasure, however, in the fact that the majority (more than 85%) of malnourished children in this CRENAM, which treats around 250 monthly, will be fit again within two to three months.

One child in every 10, however, will not see the treatment through because his or her mother will stop coming for reasons that often remain unclear. What happens to those who do not follow the treatment to the end? No one knows for sure, but it is feared that their nutrition situation continues to deteriorate. That is where the real challenge lies: retaining all malnourished children until they get better. In Niger, fortified supplementary foods are helping hundreds of thousands of malnourished children to pull through.In the case of “non-responsive” children, those who do not reach their target weight or who continue to lose weight despite everything, parents are urged to seek further help in a CRENI, an intensive nutrition rehabilitation programme, where all means will be taken to save them.

It is not always easy convincing parents to give the go ahead. "Intensive care" requires mothers to be by the side of their child for up to two weeks. “Mothers tell us that they have to work in the fields or that they have to cook for their husband,” says nurse Moussa Bahari. They are caught in a tragic situation: poor and unable to say “no” to their husbands, they must keep working – even when their children’s survival hangs in the balance.

The victim of this situation is all too often a fragile and vulnerable boy or girl under the age of two who will first have come to someone’s attention in a CRENAM. For these children who go from moderate to severe malnutrition, time is of the essence.

by Michel Arseneault

UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi
© UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi

SAHEL : Nombre d’enfants de moins de cinq ans souffrant d’émaciation (malnutrition aiguë) : 1,5 millions

Au Niger, des aliments supplémentaires enrichis aident des centaines de milliers d'enfants malnutris à s'en sortir.

Des centaines de femmes et d’enfants font la queue derrière le centre de santé à Mari, un village de l'ouest du Niger. Les adultes chuchotent sous des bâches blanches, mais les enfants font tant de bruit qu’il est facile d’oublier que la plupart d’entre eux sont malnutris. La plupart des cas de malnutrition aiguë sont traités dans des centres comme celui-ci, connu sous le nom de CRENAM, un acronyme français désignant un centre de récupération nutritionnelle pour les enfants souffrant de malnutrition modérée.

Au Niger, plus de 800 CRENAM prennent soin de plus de 400 000 enfants chaque année. Il s'agit de l’un des programmes du genre le plus important au monde. Une fois par quinzaine, les mères reçoivent deux rations de farine enrichie, un mélange de maïs, de soja, d'huile et de sucre. La première ration (trois kilogrammes) est dite de « traitement » et est réservée à l'enfant malnutri. La seconde (six kilogrammes) est dite de « protection » et est destinée à l’enfant et à toute la fratrie – du moins à ceux de moins de cinq ans – car une mère peut difficilement donner à manger à l’un de ses enfants sans nourrir les autres. Après avoir obtenu leurs rations de farine, certaines mères commencent à la donner tout de suite aux enfants.

L’infirmier, Moussa Bahari, est souvent trop débordé pour leur rappeler que cet aliment, comme les céréales, doit être préparé en « bouillie » et qu’il est réservé aux enfants de moins de cinq ans. Mais il ne peut guère s’emporter : il sait que certaines familles ont fait jusqu’à quarante kilomètres pour arriver là et que les enfants ont faim. Dans la queue, certains enfants dorment dans les bras de leur mère, mais non à cause à la chaleur. La malnutrition les a rendus faibles et somnolents. Il se réjouit, cependant, du fait que la majorité (plus de 85%) des enfants malnutris de ce CRENAM, qui en traite environ 250 par mois, seront remis d’aplomb en deux à trois mois.

Un enfant sur dix, toutefois, ne complétera pas le traitement car sa mère cessera de venir pour des raisons qui restent souvent troubles. Quel est dès lors le sort de ceux qui ne suivent pas le traitement jusqu'au bout ? Nul ne le sait vraiment, mais il est à craindre que leur état nutritionnel continue à se dégrader. Le véritable défi est bien là : retenir tous les enfants malnutris jusqu’à ce qu'ils aillent mieux. Dans le cas des enfants « non répondants », ceux qui n'atteignent pas leur poids cible ou qui continuent à perdre du poids malgré tout, il faut convaincre les parents d'obtenir plus d’aide dans un CRENI, un programme de récupération nutritionnelle intensive, où tout sera mis en œuvre pour les sauver.

Il n’est pas toujours facile de convaincre les parents de donner leur feu vert. Les « soins intensifs » nécessitent souvent que les mères restent près de leur enfant jusqu’à deux semaines. « Les mères nous disent qu’elles doivent travailler dans les champs ou qu’elles doivent préparer le repas de leur mari,» dit l’infirmier Moussa Bahari. Elles sont dans une situation dramatique : pauvres et ne pouvant pas dire « non » à leur mari, elles doivent continuer à travailler – même lorsque la survie de leurs enfants est en jeu.

La victime de cette situation est trop souvent un garçon ou une fille de moins de deux ans, fragile et vulnérable, qui devra alors vite retenir l’attention d’une personne dans un CRENAM. Pour ces enfants qui passent d’une malnutrition « modérée » à « sévère », chaque jour compte.

par Michel Arseneault
 

 

 
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