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Mauritania: promoting complementary feeding for young children / Mauritanie: promouvoir l'aliment de complément pour le jeune enfant

UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi
© UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi

SAHEL: Percentage of infants 6 to 9 months who are not given complementary foods: 45%

After the harvest, the women of Sabou Allah village, 355 km southeast of Nouakchott, prepare what they call the “five measures.” Working in teams, they are preparing the five foods – maize, beans, millet, rice and peanut paste – that they have been advised to combine to make complementary food for children aged six to 24 months. Each ingredient is washed, sun-dried, cooked and ground separately. It is a laborious process and almost all the women lend a hand.

Each household brings its share of grain, except for the least well-off. As a result, infants and young children, including the poor, benefit from a nutritious complementary food, which they eat in “porridge” form. Of course, mothers are encouraged to continue breastfeeding their children until they are two years old and beyond, a widespread practice in Mauritania. Fatimatou Mint Birrou, a local woman, has eight children and five grandchildren herself. Sitting in a traditional tent and surrounded by some 20 young mothers, she says the village women were quickly won over by this new, nutrient rich “porridge.”

“Before the ‘five measures’, you could see that the children’s skin hung loosely, that they were weak,” she says. “Now you can see a clear improvement. They are healthier and livelier.” In this respect, Sabou Allah isdoing better than the rest of Mauritania since only 42% of Mauritanian children aged six to nine months are given complementary foods in addition to breast milk, according to the latest Demographic and Health Survey. In other words, more than half of them are not being adequately fed and will not grow and develop to their full potential.Community-based initiatives are helping Mauritanian villagers improve complementary feeding practices for infants and young children.The farmers of Sabou Allah, a sandy village, grow their own grain and legumes but not peanuts, which is the only crop they have to buy to prepare the “five measures.”

For their families, trouble starts in the critical lean season, a period of true hardship. “After the harvest, almost all of the mothers give their children the ‘five measures,’” Mrs. Mint Birrou says. “But the further you get from the harvest, the less usual this is. During the hunger season, only a small minority of women can give their children the ‘five measures.’” When grain supplies run dangerously low, adults tighten their belts – especially the mothers, according to Mrs. Mint Birrou. “The men are not interested in making sure their families have enough to eat,” she remarks. “They think more about their own pleasure than feeding their children. For women, giving food to their children comes first. They come next. That’s how all the women do things here.” Around her, the women who have been listening attentively nod in agreement. Once supplies for the “five measures” have run out, mothers give their children a share of the family meal. But children under the age of two are not usually fed meat or eggs, a delicacy given to adults.

As elsewhere, complementary foods play a key role when it comes to the survival, growth and development of children. Mauritanian boys and girls have the same potential for growth as children in rich countries, according to the World Health Organization’s Child Growth Standards for Infants and Young Children.

All children, wherever they are born, have the potential to grow within the same range of height and weight. Drawing on a study conducted in six countries (Brazil, the United States, Ghana, India, Norway and Oman), the World Health Organization says that the differences in growth among children under the age of five are influenced more by breastfeeding, complementary feeding, health care, and hygiene practices rather than by heredity or ethnicity.

In Mauritania, like everywhere else in the world, children must get the best start in life to reach their full nutrition, growth, and development potential.

by Michel Arseneault

UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi
© UNICEF/WCARO/2008/Pirozzi

SAHEL - Pourcentage d’enfants de six à neuf mois ne recevant pas d’aliments de complément : 45%

Après la récolte, les femmes du village de Sabou Allah, à 355 km au sud-est de Nouakchott, préparent ce qu'elles appellent les « cinq mesures ».

Travaillant en équipes, elles préparent les cinq aliments – le maïs, le haricot, le mil, le riz et la pâte d'arachide – qui leur a été conseillé de combiner pour fabriquer des aliments de complément destinés aux enfants de six à 24 mois. Chaque ingrédient est lavé, séché au soleil, cuit et moulu séparément. C'est un processus laborieux, et presque toutes les femmes donnent un coup de main.

Chaque ménage, sauf les moins nantis, apporte sa contribution en céréales. C'est ainsi que les nourrissons et les jeunes enfants, y compris les plus pauvres, bénéficient d'une alimentation de complément nutritionnellement riche, qu'ils consomment sous forme de «bouillie». Les mères sont, bien évidemment, encouragées à prolonger l’allaitement de leurs enfants jusqu'à deux ans et plus, une pratique répandue en Mauritanie.

Fatimatou Mint Birrou, une femme du village, a huit enfants et cinq petits-enfants. Assise sous une tente traditionnelle, entourée d'une vingtaine de jeunes mères, elle explique que les villageoises ont vite été convaincues par cette nouvelle «bouillie» riche en nutriments. «Avant les "cinq mesures", vous remarquiez que la peau des enfants était flasque, qu'ils étaient faibles, dit-elle. Maintenant, vous pouvez voir une nette amélioration. Ils sont en meilleure santé et ont plus de vitalité !». En ce sens, Sabou Allah fait mieux que le reste de la Mauritanie puisque seulement 42% des enfants mauritaniens âgés de six à neuf mois reçoivent des aliments de complément à l’allaitement maternel, selon la dernière Enquête Démographique et de Santé. - En d’autres termes : plus de la moitié d’entre eux n’est pas nourrie convenablement, ni grandira ni se développera au maximum de son potentiel.

Les cultivateurs de Sabou Allah, un village sablonneux, produisent leurs propres céréales et légumineuses, mais pas d'arachide, qui est le seul ingrédient qu’ils doivent acheter pour préparer les "cinq mesures". Pour leurs familles, les problèmes commencent pendant la saison critique de la soudure, période véritablement pénible. « Après la récolte, presque toutes les mères donnent les "cinq mesures" à leurs enfants, dit Mme Mint Birrou. Mais, plus on s'éloigne de la période de récolte, plus cette pratique devient difficile. Pendant la saison de la soudure, seule une petite minorité de femmes peut se permettre de donner les "cinq mesures" à leurs enfants.»Les initiatives communautaires aident les villages mauritaniens à améliorer les pratiques liées à l'alimentation de complément pour les nourrissons et les jeunes enfants.

Lorsque les réserves de céréales deviennent dangereusement faibles, les adultes se serrent la ceinture – surtout les mères, selon Mme Mint Birrou.

« Les hommes ne portent pas d’intérêt à s’assurer que leurs familles ont suffisamment à manger, déplore-t-elle. Ils pensent plus à leurs propres plaisirs qu'à nourrir leurs enfants. Les femmes, y compris celles qui allaitent ou sont enceintes, se privent alors pour nourrir leurs enfants. Donner à manger à leur enfant est une priorité. Elles passent après. C’est ainsi qu’agissent toutes les femmes ici.» Autour d'elle, les femmes qui l'ont écoutée attentivement acquiescent. Lorsque les provisions pour les "cinq mesures" sont en rupture, les mères donnent aux enfants une part du repas familial. Mais les enfants de moins de deux ans ne sont généralement pas nourris de viande ou d'oeufs, aliments réservés aux adultes. Comme ailleurs, l'alimentation de complément joue un rôle fondamental pour la survie, la croissance et le développement des enfants. Les enfants mauritaniens ont le même potentiel de croissance que les enfants des pays riches, au regard des normes internationales de croissance des nourrissons et des jeunes enfants, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Tous les enfants, indépendamment du lieu de naissance, ont le potentiel de grandir dans les mêmes gammes de taille et de poids. Se basant, sur une étude réalisée dans six pays (le Brésil, les États-Unis, le Ghana, l’Inde, la Norvège et Oman), l'OMS estime que les différences dans la croissance des enfants jusqu'à l'âge de cinq ans sont davantage influencées par les pratiques d'allaitement, l'alimentation de complément, les soins de santé et l'hygiène que par la génétique et l'origine ethnique. En Mauritanie, comme partout au monde, les enfants doivent prendre un bon départ dans la vie pour atteindre pleinement leur potentiel nutritionnel, de croissance, et de développement. 

par Michel Arseneault

 

 

 
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