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Bénin : Une feuille de route pour abolir les mutilations génitales féminines dans les pays d’Afrique de l’Ouest

Ouidah, 28 mars 2008. A l’initiative du Gouvernement du Bénin et  avec l’appui de l’UNFPA et de l’UNICEF, pour la première fois en Afrique de l’Ouest, un atelier sous-régional pour l’élaboration d’une stratégie commune transfrontalière en vue de l’abolition des mutilations génitales féminines a réuni une cinquantaine de  participants venus de 5 pays notamment le Togo, le Niger, le Mali, le Burkina Faso et  le Bénin. 

Présidé par le Ministre de la Famille et de l’Enfant du Bénin, Madame Constance Gnimbéré Dansou  l’atelier a réuni les partenaires nationaux et régionaux impliqués dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, les organisations de la société civile (Tostan,  Save the Children, Aidos, CI-AF, Tiwinti, Wildaf-Bénin, Association des Femmes Juristes du Bénin), les leaders religieux, l’Ambassade du Danemark et les agences du système des Nations Unies (OMS, UNIFEM, UNFPA et UNICEF).

Cette importante rencontre a permis de faire le point sur les actions réalisées sur les MGF dans les divers pays, au plan juridique, politique et communautaire ; partager et analyser les nouveaux défis communs en mettant un accent sur les interventions conjointes ; définir les bases d’une stratégie transfrontalière commune de lutte et enfin, adopter un plan de suivi de la mise en œuvre des recommandations.

Bien que des efforts se soient intensifiés et que la pratique ait  tendance à diminuer, le phénomène est devenu transfrontalier et se pratique sur des cibles de plus en plus jeunes. Dans certains cas, elles concernent des fillettes de moins de 40 jours. Les participants ont examiné l’ancrage institutionnel favorisant le développement d’un partenariat avec les communautés ainsi que les mécanismes juridiques et institutionnels, nationaux et transnationaux,  propices à une coopération efficace entre les pays de la sous région. La feuille de route adoptée au terme des travaux, met l’accent sur 5 résultats attendus d’ici à 2011.

La nécessité de poursuivre la collecte d’informations sur le phénomène et d’assurer un meilleur partage des résultats des études et des bonnes pratiques entre le pays concernés, est relevée.

Le renforcement des cadres juridiques et institutionnels nationaux de lutte contre les MGF, en assurant un meilleur suivi des plans d’action, en suscitant des cadres de concertation appropriés et en impliquant davantage le dispositif communautaire mis en place au niveau des frontières.

L’implication plus grande des leaders traditionnels, des autorités administratives et locales pour qu’elles mobilisent davantage les communautés dans la lutte contre les MGF.

L’organisation des campagnes de communication transfrontalières tout comme le partenariat avec les médias et la société civile, s’imposent.

Enfin, une collaboration accrue est attendue notamment pour le développement de propositions de financements, d’interventions conjointes et d’un suivi soutenu au niveau local, national, sous-régional et international. A cet effet, une réunion de suivi sera organisée en 2009 au Niger et un accord d’entente sera signé entre les 5 pays.

Bien que la lutte contre les MGF soit une priorité programmatique dans le cadre de l promotion des droits humains, le Fonds des Nations Unies pour la Population rappelle que « 140 millions de femmes et de filles à travers le monde souffrent de MGF et les résultats enregistrés ce jour restent insatisfaisants malgré les lois progressivement adoptées et les multiples campagnes de sensibilisation réalisées ». 
«Chaque fille et chaque femme doit être traitée avec dignité et respect » souligne encore l’UNFPA. Il nous donc « oser rêver pour la promotion de la dignité de l’égalité et du respect de tout un chacun ».

Pour le Représentant de l’UNICEF Dr. Souleymane Diallo, « les MGF violent les droits universellement reconnus aux femmes et aux filles et constituent une atteinte irréversible à leur intégrité physique, affectent leur santé sexuelle et renforcent les inégalités dont elles sont déjà l’objet».

Notons que l’Union Africaine a adopté en 2003 un protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme qui condamne et interdit toute forme de MGF et que les organisations des Nations Unies, réunies le 27 février 2008 à New York, ont affirmé leur engagement à éliminer les MGF en l’espace d’une génération avec une nette réduction d’ici à 2015.

Au Bénin, les MGF sont pratiquées dans l’enfance et concernent 13% des femmes en 2006 contre 17% en 2003. Dans certaines régions, notamment le long des frontières du Bénin le phénomène touche 1 femme sur 2.

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Veronica Avati, Spécialiste en protection, UNICEF Bénin,  (229) 21 02 30 66, e-mail vavati@unicef.org
Mary Chabi, Assistante principale, Programme Protection, UNICEF Bénin,  (229) 21 02 30 66, e-mail mchabi@unicef.org
Gisèle  Langue-Menye, Spécialiste en Communication UNICEF Bénin, tel (229) 97 97 51 08, e-mail : glangue@unicef.org

 

 
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