Appel à l'action : Les enfants et le SIDA

L'histoire de Kerrel

Kerrel McKay a vingt ans, elle est présidente du Groupe des adultes du Comité SIDA de Portland. Elle travaille avec le bus Bashment, un dispensaire mobile qui sillonnera la Jamaïque en présentant des spectacles pour jeunes afin de leur proposer des tests de dépistage et de les sensibiliser au VIH/SIDA.

© vidéo de l'UNICEF
Kerrel McKay, 20 ans, lors du lancement du bus Bashment à Montego Bay, Jamaïque.

« Il y a cinq ans, mon père est mort du VIH/SIDA. J'ai appris très jeune qu'il était séropositif. Au fil des années, les choses se sont aggravées : sa santé s'est détériorée et c'est moi qui ai dû m'occuper de lui.

« Je faisais tout pour mon père : la lessive, le ménage, la cuisine, les courses. Je faisais absolument tout pour lui. A la longue, je n'ai plus pu m'occuper de lui comme il le fallait. Alors on a cherché de l'aide auprès d'une ONG locale (organisation non gouvernementale) et il a été envoyé dans un hospice où il pouvait recevoir les soins dont il avait besoin.

« Maintenant que mon père est mort, les membres du groupe adulte m'ont demandé de faire partie du Comité SIDA de Portland, étant donné l'expérience que j'avais acquise avec lui, et de faire la même chose pour d'autres membres séropositifs de la communauté. Et voilà ! J'ai fondé un groupe de jeunes qui est très actif maintenant, il essaie de toucher les jeunes et les adultes et d'apporter le message du VIH/SIDA à plein de gens différents.

« Les membres du groupe de jeunes s'occupent principalement de sensibiliser leurs pairs, ainsi que les adultes, par le biais des arts du spectacle : théâtre, chansons, danse. Et puis, le troisième samedi du mois, ces jeunes choisissent une communauté particulière où ils se rendent.

« Ils passent toute la journée à aller d'une maison à l'autre, dans les bars, partout. Ils parlent aux gens du VIH/SIDA et d'autres maladies sexuellement transmissibles. Le groupe des adultes, lui, a une unité d'aide et de soins pour les personnes infectées par cette maladie.

« L'idée du bus Bashment. je l'aime beaucoup. Ils pourront toucher bien plus de gens ainsi, en amenant le dispensaire jusque chez eux. C'est très bien, parce que souvent, on a peur de se rendre à une consultation pour le dépistage, ou dans un hôpital parce qu'on se dit « ce sont mes affaires et elles ne seront plus confidentielles », vous comprenez.

« Mais ici, on a un dispensaire qui se rend dans la communauté même, et qui offre un environnement chaleureux et amical où on peut faire un dépistage. Je trouve ça absolument génial. »

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