« Les Nations Unies ont l'objectif d'améliorer la vie des habitants des bidonvilles d'ici à l'année 200, et je crois que Mumbai est un bon point de départ. Je pense que les jeunes devraient unir leurs forces pour combattre ce problème dans le monde entier. Comment pouvons-nous rester là sans rien faire et regarder des enfants se baigner dans des cloaques et boire de l'eau contaminée, sans au moins essayer d'aider ? » Stuti, 17 ans
 |
|
Stuti au travail au complexe de sports aquatiques H2O. |
Le soir du 26 juillet 2005, Mumbai (Inde) a été frappée par les pluies les plus torrentielles de l'histoire de l'Inde. En quatre heures, ce déluge a laissé des millions de personnes sans abri, mais le vrai problème allait être la propagation des épidémies qui ont suivi l'inondation. La leptospirose, le choléra, la dengue, les diarrhées et les « maladies inconnues » ont surgi un peu partout dans la ville, et des milliers de personnes ont été infectées.
Pour Stuti, 17 ans, ce qui est le plus préoccupant est le manque général d'intérêt constaté à Mumbai à la suite de cette tragédie. Les ordures jonchent encore les bidonvilles et les gens continuent à acheter de la nourriture et des boissons à des vendeurs en plein air.
L'OMD numéro sept a pour objectif de réduire de moitié la proportion de gens dépourvus d'accès à l'eau potable et de réussir à améliorer la vie d'au moins 100 millions d'habitants de bidonvilles d'ici à 2020. Mumbai à lui tout seul en a au moins 10,8 millions, dit Stuti.
Il y a un an, Stuti a fondé Windz of Change, site Internet international consacré aux problèmes mondiaux, un site créé par les jeunes et pour les jeunes. Et dans le sillage de l'inondation, elle a décidé de se servir de ce site pour collecter des fonds à l'usage des enfants vivant dans les bidonvilles de Mumbai.
Depuis lors, elle a trouvé le soutien du complexe de sports aquatiques H2O de Mumbai, où elle avait jadis travaillé comme stagiaire. C'est là qu'on lui a donné de l'équipement et confié une équipe de 30 bénévoles pour aider dans les actions de secours.
« Aujourd'hui il nous est possible de soulager provisoirement ces gens », dit Stuti, « mais qu'est-ce qui se passera à la mousson prochaine ? Il nous faut trouver une solution plus permanente pour les problèmes posés par les bidonvilles. Il faut que nous nous assurions de la présence d'un assainissement convenable, d'eau propre et potable, et de bonnes conditions d'hygiène. »