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Objectif : la photographie en action

Juin 2007 - numéro 3

Les enfants du monde en développement manquent parfois de mots pour exprimer leur point de vue ou décrire la vie de ceux qui, dans leur entourage, sont marginalisés. C'est pourquoi Media Magic Digest a choisi comme thème de sa troisième édition : « Objectif : la photographie en action ».  Elle est présentée par la Voix des jeunes de l'UNICEF et la Journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants (ICDB). Par leurs photos, les enfants révèlent leurs centres d'intérêt, leurs sujets d'inquiétude et leur identité. Ce n'est que quand les adultes travaillent avec les enfants et s'inspirent de leur expérience que la photographie - ou tout autre moyen de communication - peut exercer son pouvoir de guérison.


Photo prise par Prinya Varak, 12

Essais photographiques

La vie vue à travers l'objectif : la photographie enfantine en tant qu'outil

Pour les enfants, la photographie peut servir à s'exprimer afin de se remettre d'un traumatisme. Ce peut être une forme de jeu. Ce peut aussi être un outil qui leur permet d'interpréter le monde dans lequel ils vivent en se servant d'un appareil photo pour capturer dans le boîtier les gens, les lieux et les choses qui occupent une place importante dans leur vie.

« Nous encourageons les enfants à s'exprimer dans tous les forums, explique la directrice de la photographie de l'UNICEF Ellen Tolmie. La photo permet aux enfants d'exprimer ce qu'ils savent d'eux-mêmes et de transmettre ce savoir à leurs camarades et au reste du monde. »

La première fois que l'UNICEF a utilisé des appareils photos, c'était pour aider les enfants traumatisés par le tsunami de 2004. Depuis, il a organisé de nombreux stages de photographie pour enfants dans le monde entier.

Le projet « Eye See II »

L'un de ces stages a fait connaître le point de vue de 160 jeunes affectés par le séisme de 2005 dans les districts de Mansehra et de Muzaffarabad, dans le nord du Pakistan.  La plupart des participants n'avaient jamais tenu un appareil photo en main avant le stage.

Les stagiaires ont d'abord appris les rudiments de la photographie : comment tenir un appareil photo, comment cadrer une composition. Puis ils se sont aventurés dans leur communauté pour documenter leur monde en plein bouleversement et définir les priorités en termes de reconstruction.

« Nous avons besoin d'une mosquée, d'une maison et d'un réfrigérateur », a déclaré une fillette de douze ans. D'autres voulaient de l'eau douce, des terrains de jeux, des écoles, des hôpitaux et des bibliothèques. Le projet « Eye See II » a débouché sur une exposition de photos qui a fait le tour du monde.

Confiance en soi et esprit critique

Grâce à la photographie, les jeunes peuvent acquérir un esprit critique et une capacité d'interprétation et prendre confiance en leur aptitude à créer de « bonnes images » - non seulement d'un point de vue esthétique mais aussi en fonction de la façon dont ils décident de se représenter et de représenter leur vie.

Lors d'un stage de photographie organisé par l'UNICEF à New Delhi (Inde), on a demandé à dix enfants âgés de sept à seize ans, handicapés pour la plupart, de documenter quelque chose qui avait une grande importance à leurs yeux. La plupart ont choisi un parent, un frère ou une sour, mais l'un d'entre eux a photographié un superbe coucher de soleil qui disparaissait derrière un immeuble dans le lointain.

Tom Pietrasik, le photographe qui animait le stage, a aidé les enfants à monter une exposition de leurs clichés. Il les a encouragés à se demander pourquoi certaines photos avaient plus d'impact que d'autres et à en débattre entre eux, et il leur a permis de mieux apprécier leur aptitude à communiquer à travers les images.

Un effet de guérison

La photographie ouvre une porte aux enfants en leur permettant de cadrer leur propre histoire, de définir un champ visuel qui leur est propre. C'est particulièrement important quand ils traversent une période traumatisante.

Ainsi, un stage de photo de l'UNICEF dans la ville de Beslan, en Fédération de Russie, a permis aux enfants d'exprimer le chagrin et la douleur qu'ils continuaient de ressentir un an après la meurtrière prise d'otages dans leur école. Beaucoup avaient été pris comme otages et tous avaient perdu des amis au cours de cette attaque.

« Toute l'année, ils ont entendu dire que le monde entier parlait d'eux, a expliqué un psychologue qui a travaillé avec ces enfants. Maintenant, ils peuvent eux-mêmes s'adresser au monde et lui dire ce qu'ils ressentent. »

Il est vrai que le pouvoir de la photographie réside dans la capacité à créer de nouvelles perceptions! Mais elle ne peut y parvenir seule. Ce n'est que quand les adultes travaillent avec les enfants et s'inspirent de leur expérience que la photographie - ou tout autre moyen de communication - peut exercer son pouvoir de guérison.

Reportages photos: Photos d'enfants


 

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Jeunes photographes au Nicaragua
  VIDEO haut | bas (en anglais)

Reportages photos
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Home Alone: de la photographie participative à l'autonomisation et au changement social

Au Nicaragua, comme dans beaucoup de pays à bas revenus, les enfants restent souvent seuls à la maison pour s'occuper de leurs frères et sours plus jeunes et des tâches domestiques pendant que leurs parents et les enfants plus âgés travaillent. Les droits de ces enfants risquent d'être violés. Ils vivent souvent dans la pauvreté, et il n'y a pas d'adultes qui soit responsable d'eux et leur accordent protection et conseils. En l'absence d'adultes ou d'enfants du même âge à qui parler, beaucoup de ces jeunes se sentent terriblement seuls et isolés.

C'est pour ces enfants que CrozzCom, une ONG espagnole, a lancé le projet Home Alone (Seul à la maison) au Nicaragua, avec un premier stage de photographie en 2005. En permettant aux enfants d'exprimer leur vécu, le projet sensibilise le public à leur sort et promeut des changements et des interventions cruciales suggérés par les jeunes eux-mêmes.

Comment devenir un jeune photographe

Lors du premier stage, 14 filles et 18 garçons ont reçu des appareils photo jetables et ont appris les rudiments de la photographie afin de pouvoir s'en servir seuls.

CrozzCom a choisi d'utiliser des appareils jetables parce qu'ils sont relativement bon marché et faciles à remplacer en cas de perte ou de vol, ou s'ils cassent.

En prenant des photos, les participants ont amélioré leur estime de soi. Ils sont devenus les acteurs de leur vie, devant et derrière l'objectif. Beaucoup de ces jeunes photographes ont recruté d'autres membres de leur famille pour qu'ils les photographient en train d'accomplir des tâches ménagères. Cela les a encouragés à se concentrer sur leur vécu.

Des interviews pour raconter son histoire

Chacun des stagiaires a eu l'occasion de s'exprimer seul au cours d'une interview filmée en vidéo. Les clichés qu'il avait pris servaient de point de référence commun tant pour l'intervieweur que pour l'enfant. Ensuite, les photos et les interviews ont servi à construire le récit audio-visuel de leur vie.

Cette approche de la photographie se révèle être un outil fantastique. En documentant une journée ordinaire sur un support visuel puis en discutant des clichés, les enfants se sont rendus compte à quel point ils contribuaient à la vie familiale - ce qui leur a donné de l'importance à leurs propres yeux. Pour la plupart d'entre eux, on ne leur avait encore jamais demandé ce qu'ils pensaient ou ressentaient.

Plus jamais seuls à la maison

En outre, cette méthode produit une trace tangible de quelque chose qui semble très important aux yeux des enfants - ce n'est pas seulement un souvenir à garder quand le stage se termine, mais aussi une source de réconfort pour les enfants lorsqu'ils ont besoin de force.

« C'est une compagnie quand je me sens seule », explique une enfant de treize ans pour décrire ce qu'elle ressent quand elle feuillette son album de photos.

Jeunes photographes, jeunes chercheurs

La méthode du jeune photographe pousse les enfants à réfléchir à leur propre situation et les sensibilise au sort d'autres jeunes qui vivent dans des conditions similaires. Au cours d'une interview, une stagiaire de douze ans a fait remarquer qu'elle avait parlé avec d'autres enfants de sa communauté du fait de rester seuls à la maison. Comme elle et d'autres enfants voulaient interviewer leurs congénères, CrozzCom a imaginé une activité pour jeunes chercheurs.

Il s'agissait pour les enfants de choisir eux-mêmes qui ils voulaient interviewer. Les participants se sont répartis en petits groupes en fonction de leur communauté d'origine. Conduits par un chef, ces groupes se sont rendus dans les ménages qu'ils avaient sélectionnés avec une série de questions préparées à l'avance. Chaque groupe avait reçu un appareil jetable, un carnet de note et des crayons pour rendre compte des visites et des interviews.

Comment produire des changements durables

La photographie participative a donné à ces enfants la force de parler des difficultés de leur existence. Elle a renforcé leur estime de soi et leur identité, ainsi que leur aptitude à analyser les problèmes et à trouver des solutions possibles.

La méthode du jeune photographe ne consiste pas à simplement donner des appareils photo à des  enfants et à exposer leurs clichés. Au contraire, la photographie participative offre tout un éventail de possibilités pour faire participer les enfants aux projets et programmes qui les concernent directement. Non seulement ils s'amusent, mais c'est l'occasion pour tous, jeunes et moins jeunes,  de se rencontrer, d'échanger des points de vue et d'exprimer leur opinion - ce qui est indispensable si l'on veut produire des changements durables dans la société.

Pour plus de renseignements, veuillez contacter :

Lena Wall
The Home Alone project
CrozCom
C/Mayor 16 piso 1º
08960 Sant Just Desvern
Barcelona
ESPAÑA
+34 93 3716811
E-mail: crozzcom@telefonica.net;
homealone@telefonica.net; crozzcom@yahoo.es

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Photographes à Calcutta

IMAGES

Kids with Camera : un stage de photographie provoque une réaction en chaîne

Kids with Camera (KWC) est une organisation non gouvernementale qui enseigne l'art de la photographie aux enfants marginalisés partout dans  le monde. La fondatrice de KWC, Zana Briski, a commencé à s'intéresser à la vie de ces enfants en 1998, à Calcutta (Inde), où elle photographiait leurs mères,  des prostituées travaillant dans le quartier chaud de la ville.

Fascinés par les images que capturait son appareil-photo, les enfants ont voulu apprendre à faire de même. C'est alors que Zana a eu l'idée de leur enseigner la photographie pour capter leur regard sur le monde. Pour cela, il a fallu surmonter les obstacles placés sur sa route par les tenanciers de bordel, les souteneurs, la police, les hommes politiques locaux et les cartels du crime.

Zana a fondé KWC pour encourager des artistes et photographes ayant la même vision qu'elle à partager leur passion et leur talent. KWC sélectionne les animateurs des stages sur la base de leur talent, la volonté de s'engager et leurs liens avec une communauté particulière. Puis, ils choisissent ensemble le lieu où se fera le stage. Depuis ses débuts à Calcutta il y a neuf ans, KWC a organisé des stages à Jérusalem, en Haïti et au Caire.

Premières leçons à Calcutta

De 2000 à 2003, Zana a donné chaque semaine des cours de photographie à Calcutta. Les enfants y ont appris les notions de base de la photographie : éclairage, composition, plans subjectifs, montage et enchaînement narratif. Équipés d'appareils automatiques bon marché, ils ont produit des clichés étonnants, de véritables explosions de couleur : autoportraits, photos de famille, scènes de rue et tableaux époustouflants de la vie à Calcutta.

En travaillant avec les enfants, Zana s'est rendue compte que la photographie libérait leur créativité, renforçait leur estime de soi et leur permettait de s'exprimer. A travers des expositions, un livre et un documentaire intitulé « Camera kids » (Born into Brothels), ces enfants ont été entendus. Les stages de photo ont représenté un point de départ, et dévoilé de nouveaux horizons, qu'ils n'auraient pas connus autrement.

« C'est magique pour tous ceux qui participent à ce processus. C'est une chance merveilleuse, maintenant que les médias sont accessibles à tout le monde, explique Zana. Surtout pour les jeunes. On les ignore si souvent que la photographie devient un instrument très puissant pour se réaliser. »

Pour pouvoir aider un plus grand nombre d'enfants du quartier chaud de Calcutta, KWC récolte des fonds dans le but de fonder un refuge destiné aux enfants des prostituées, afin de leur donner la possibilité d'apprendre, de grandir et de devenir les leaders des générations futures.

Haïti démasqué

A Port-au-Prince, la turbulente capitale de Haïti, quelque 300 000 enfants sont réduits en servitude, obligés de travailler comme domestiques. Ils quittent leur foyer où ils vivent dans la misère et vont se mettre au service d'une famille hôte, dans l'espoir d'une vie meilleure. Malheureusement, leur travail n'étant pas rémunéré, ils sont souvent exploités,  abandonnés, maltraités, privés de leur enfance.

En 2005, Gigi Cohen, directrice de projet de KWC en Haïti, a enseigné la photographie à douze enfants du Foyer Maurice Sixto, une école pour jeunes employés domestiques située à Carrefour, au sud de Port-au-Prince. Sous sa direction, ils ont pu documenter leur vie, s'exprimer et se conduire comme des enfants, tout simplement, et pas comme des travailleurs.

« Ces photos impressionnantes sont le miroir de Haïti, elles vont au-delà de la tristesse pour en montrer courageusement la beauté, la créativité et la joie », explique Mme Cohen.  Elles attestent publiquement de la vie des membres les plus invisibles de la société haïtienne. Leurs ouvres ont été exposées à Haïti en 2006 et seront bientôt rassemblées et publiées sous forme de livre.

Derrière les murs de Jérusalem

La Vieille Ville de Jérusalem est au cour du conflit israélo-palestinien. Et tant que celui-ci durera, les enfants seront élevés dans un climat de violence et de haine.

Le projet « Derrière le mur » de KWC a pour objectif d'encourager le dialogue et de connecter les communautés en montrant le point de vue des enfants. En 2004 et 2005, vingt-quatre jeunes (douze Israéliens et douze Palestiniens) ont photographié la Vieille Ville, chacun apportant sa vision d'un conflit trop présent dans leur vie. Même si les deux groupes ne se sont jamais rencontrés, chacun a pu aller vers l'autre à travers leurs clichés.

A la fin du projet, deux enfants (un de chaque groupe) ont discuté du projet ensemble. En ce moment, les photos sont exposées aux Etats-Unis.

Dans le monde entier, le projet KWC fait connaître la façon de voir et de penser des enfants marginalisés, grâce à des expositions, des livres, des sites sur Internet et des films. Il s'efforce aussi d'aider les enfants à continuer leurs études en vendant leurs clichés et en les mettant en rapport avec des organisations locales qui donnent des bourses d'étude. L'objectif final est d'aider les jeunes à comprendre que leur propre point de vue est valable et utile, que ce soit devant ou derrière l'objectif.

Pour plus de renseignements, veuillez contacter :

Kids with Cameras
341 Lafayette Street
Suite 4407
New York, NY  10012
Tel/Fax (646) 213-1333
Email: kids@kids-with-cameras.org
Website: kids-with-cameras.org

Pour en savoir plus sur la documentaire intitulé "Born Into Brothels" 

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Photo by Moushegh Baghdasaryan, 13

  AUDIO écouter
Interview avec David Alexander, Photoshare

Un rêve devenu réalité : interview du plus jeune lauréat du concours Photoshare

Le concours international de photographie Photoshare est une manifestation internationale très populaire, qui mobilise des photographes qui acceptent de partager leurs ouvres avec des causes charitables ou éducatives dans l'espoir de gagner un prix. En soumettant leurs clichés, les participants contribuent à la constitution d'une collection de photos ayant pour thème le développement et ce faisant, ils aident des organisations non gouvernementales à communiquer sur les thèmes de la santé et du développement dans le monde.

Chaque année, des enfants du monde entier participent au concours organisé par Photoshare, une organisation non gouvernementale internationale. Les soumissions sont extrêmement variées, allant de fourmis géantes avançant dans les bois du Bélarus (par l'adolescent Yan Piatrykouski) à des piétons portugais (par Gor Sahakyants, 10 ans).

La photo de Moushegh Baghdasaryan montrant une femme agitant un drapeau pendant un meeting politique à Erevan a remporté le premier prix dans la catégorie Démocratie et Gouvernance du concours Photoshare 2004. Moushegh faisait partie de la poignée de participants du Centre culturel et pédagogique pour jeunes Manana en Arménie. Il a été le premier jeune de treize ans à faire partie des finalistes du concours annuel et il reste le plus jeune lauréat de Photoshare.

Media Magic Digest a récemment interviewé le jeune photographe. En voici quelques extraits :

Q. : Quel effet ça t'a fait de remporter le concours Photoshare ?
C'est un grand honneur pour moi d'avoir gagné une telle compétition, à laquelle participent des photographes du monde entier, tant amateurs que professionnels. En même temps, je comprenais bien que le plus important, dans  une ouvre (une photo dans ce cas-ci), ce n'est pas ton âge, ta profession ou tes succès passés. Cela veut dire qu'il faut continuer à travailler et ne pas se croire arrivé.

Q. : Quel est le rôle de la photographie, quand on veut transmettre un message ?
On dit que la culture visuelle domine le monde à présent. J'ai aussi remarqué que beaucoup de gens préfèrent non pas lire les journaux, les magazines, voire les livres, mais les « regarder ». Dans beaucoup de journaux, on trouve plus d'images que de texte. Je ne sais pas si c'est bien ou mal, mais en tout cas, la photo devrait non seulement illustrer mais aussi parfois remplacer le texte écrit, ou même un article entier. Ce devrait être non seulement un document mais aussi un point de vue, une attitude, un sentiment, une pensée. Est-ce qu'un cliché peur arriver à cela ? Certains grands de la profession nous montrent que oui.

Q. : Pourquoi est-ce qu'il est important que des jeunes créent des médias ?
Parce que nous vivons à l'ère des médias, et que c'est le meilleur moyen de raconter quelque chose au monde entier. C'est la seule manière de parler aux adultes, mais ils s'adressent aussi aux jeunes, qui en restent les principaux consommateurs.  Quant à moi, les média m'ont aidé à acquérir des compétences comme la créativité et le travail en équipe, et j'ai aussi appris à me faire ma propre opinion, à défendre mon point de vue, etc. La création aide aussi les jeunes à ne pas rester passifs, à ne pas se laisser influencer par la propagande, mais à avoir leur propre opinion face à celle-ci.

Q. : A quel genre d'images les jeunes sont-ils le plus exposés à l'heure actuelle ?
C'est difficile à dire, je ne sais pas trop bien. Je pense que la majorité d'entre eux aiment les photos glamour, mais je ne sais pas si ça les influence ou non. Quant à moi, si la photo est bonne, le genre est sans importance. Je pense qu'une bonne photo est une photo dont on se souvient longtemps.

Q. : Quelles sont les questions qui te passionnent ? Parle-nous de tes rêves.
Ce que je préfère, c'est de faire des photos des gens et de leur vie, vus sous des angles différents. Je peux dire que je m'intéresse aux questions sociales, surtout les portraits. Je crois que c'est pour ça que je fais aussi du cinéma, du journalisme et du design au centre Manana. Je n'aime pas parler de mes rêves. Mais je suis content quand ils se réalisent.

Photoshare est un service du projet INFO (Information et connaissances pour une santé optimale) qui a son siège au centre des programmes de communication de l'école de santé publique Johns Hopkins Bloomberg.

Des autres concours:
ShootNations Photo Contest
TeenInk Photo Contest
PhotoVoice


 

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Media Magic Digest est un bulletin électronique trimestriel produit par la Journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants de l'UNICEF et le projet Media Magic de La voix des jeunes. Ce bulletin s'adresse à ceux qui s'intéressent à la façon dont les jeunes créent des médias dans le monde entier et vise à promouvoir le dialogue entre les professionnels des médias et les jeunes que ce moyen de communication passionne.

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