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Un centre de rééducation, Iraq.
Les cadres institutionnels
Environ 8 millions d’enfants vivent dans des institutions résidentielles dans le monde. Et relativement peu d’entre eux s’y trouvent parce qu’ils n’ont pas de parents ; pour la plupart, leur présence dans ces centres s’explique par un handicap, l’éclatement de leur famille, la violence au foyer ou des conditions sociales et économiques telles que la pauvreté. Dans certaines institutions, les enfants sont confrontés à des actes de violence de la part de ceux qui s’occupent d’eux ou de la part de leurs condisciples. Au nom de la « discipline », il arrive qu’ils soient battus, attachés ou enfermés. Dans certains centres, les enfants handicapés subissent des violences infligées en guise de traitement, par exemple, des électrochocs pour contrôler leur comportement ou des médicaments pour les rendre plus « dociles ». Les enfants en détention subissent souvent des violences de la part du personnel. Dans au moins 77 pays, les châtiments corporels et autres formes de punitions violentes sont considérés comme légaux dans les établissements pénitentiaires. Dans de nombreux pays, les enfants sont fréquemment enfermés avec des adultes, ce qui augmente d’autant les risques qu’ils courent en prison.
