Unicef Logo and the text: Children Under Threat. The State of The World's Children 2005.

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Christine Nesbitt



Mines terrestres

Une campagne mondiale de sensibilisation, dirigée par la Campagne internationale pour l’interdiction des mines terrestres et à laquelle ont participé plus de 1 000 organisations non gouvernementales, a débouché sur l’adoption, en 1997, d’un traité interdisant leur utilisation et a valu à ses organisateurs le Prix Nobel de la paix de 1997. Le ‘Traité sur l’interdiction des mines’ est entré en vigueur en mars 1999; en septembre 2004, 143 pays avaient officiellement accepté d’être liés par cet instrument.

Figure 3.4 Figure 3.4 : Les mines terrestres – aperçu mondial.
Cliquez ici pour voir la figure.

Un autre jalon important a été posé avec l’adoption à la fin de 2003 du Protocole V à la ‘Convention sur certaines armes classiques’, lequel fait obligation aux parties à un conflit d’enlever les débris de guerre explosifs, de mettre en garde les civils contre leur nature dangereuse et de venir en aide aux victimes. À mesure qu’augmente le nombre des pays acceptant la nécessité morale d’interdire des armes frappant sans discrimination et ayant des effets aussi pernicieux, le nombre de cas signalés d’utilisation de mines terrestres continue de diminuer : 13 gouvernements en ont déployé en 2000-2001, 9 en 2001-2002, et 6 en 2002-2003.

Actuellement, le défi consiste à continuer sur cette lancée tout en maintenant la pression sur les gouvernements qui n’ont pas encore approuvé le Traité sur l’interdiction des mines. Parmi les non-signataires, on trouve trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Dans le même temps, il reste urgent de dispenser une éducation au risque des mines. Il ne s’agit pas uniquement d’apprendre à la population à reconnaître la présence de mines, et notamment à comprendre les messages qui signalent cette présence. Cette éducation consiste de plus en plus à mettre au jour, en procédant à des enquêtes qualitatives détaillées, les principaux facteurs qui contribuent aux accidents dus aux mines et à la prise de risques, tels la pauvreté, le déplacement et l’exclusion sociale. Depuis la fin des années 90, on s’attache de plus en plus à laisser aux communautés locales elles-mêmes le soin d’établir les priorités en matière d’éducation au risque des mines – et à incorporer cette éducation dans les programmes scolaires et les programmes de santé publique. L’amélioration de la collecte des données permettra de renforcer non seulement l’action de sensibilisation, mais aussi l’efficacité des programmes d’aide et de protection en faveur des enfants touchés.


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“… Le non respect des droits des enfants à l'apprentissage scolaire, la perte de la tendrasse et de l'affection familiales, causent de terribles traumatismes chez les enfants et les proches.”
Une fille de 16 ans, Malaisie

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Le nombre d'enfants victimes de  la traite chaque année est le même que le nombre d'enfants de moins de cinq ans vivant en Australie: 1,2 million.
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