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L’UNICEF appelle à une action profonde pour mettre un terme au phénomène des « petites bonnes »

Rabat, 28 mars 2013. Suite à la mort d’une petite fille domestique à Agadir, l’UNICEF rappelle sa forte condamnation du travail des enfants et appelle au respect et la protection des droits des enfants, ainsi qu’à une large mobilisation pour mettre un terme au phénomène des « petites bonnes ».

Dimanche, 24 Mars, à l’hôpital Hassan II d’Agadir,  une petite fille employée comme domestique est morte suite à des brûlures de troisième degré sur plusieurs parties de son corps. Les employeurs sont soupçonnés d’avoir maltraité la victime, âgée de 14 ans. Ce drame vient s’ajouter à une série d’événements malheureux similaires qui ont marqué l’actualité de manière régulière durant les derniers mois.

L’UNICEF interpelle l’ensemble des acteurs, gouvernement, parlement, administrations, société civile, medias, … à considérer que l’abolition effective du travail des enfants et particulièrement les pires formes de travail et de la violence contre les enfants est une nécessité morale qui doit être respectée, promue et réalisée. Cela peut se faire notamment à travers la promotion de solutions pérennes, notamment le renforcement de la législation et son application, la promotion de l’éducation et de la formation, la création d’emplois décents pour les adultes et les jeunes, la lutte contre la pauvreté, et l’aide au développement humain. La société marocaine est aussi appelée à se départir de la pratique d’employer de jeunes filles en tant que domestiques à travers des actions profondes de changement social.

« Nous considérons que le travail domestique des petites filles représente une des pires formes d’exploitation des enfants.  Le phénomène est toujours d’actualité, mais reste très peu identifié, vu son caractère invisible et le manque de chiffres et données actualisées sur son ampleur », souligne Aloys Kamuragiye, Représentant de l’UNICEF au Maroc. Ce dernier rajoute que le projet de loi sur le travail domestique pourrait offrir un début de cadre légal protecteur pour bannir le travail des enfants en tant que domestiques et encourage le Gouvernement et le Parlement à accélérer son adoption.

L’exploitation des enfants, et en particulier le travail domestique des filles est une atteinte majeure aux droits des enfants, et perpétue les inégalités et la pauvreté intergénérationnelle, Il les prive de leurs droit à l’éducation, à la santé, à la participation et à la protection. Il les expose au danger du fait que les petites filles, parfois victimes d’un véritable trafic, sont loin de la supervision et de la protection familiale à un âge précoce.
Au-delà des inacceptables formes de violence sur lesquelles la Justice doit agir, cette exploitation empêche les enfants d’acquérir les compétences  de vie et l’éducation nécessaires pour améliorer leur avenir.

Le cas de la petite bonne à Agadir ainsi que les autres cas similaires à l’encontre des petites bonnes enregistrés récemment,  sont aujourd’hui révélateur des dysfonctionnements dans le système de protection de l’enfant au Maroc qui doivent être pris sérieusement en considération.
L’UNICEF, qui rappelle que le Maroc célèbre cette année le 20ème anniversaire de la ratification de la Convention internationale des droits de l’enfant,  confirme son engagement pour appuyer ses partenaires au niveau du gouvernement, du parlement et de la société civile pour faire cesser ce fléau  et s’assurer du respect de de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (1989) et des Conventions 138 (1973) et 182 (1999) de l’Organisation Internationale du Travail, adoptées par le gouvernement du Maroc.

L’UNICEF appelle à une action profonde pour mettre un terme au phénomène des « petites bonnes »
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