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L'anniversaire de la Convention des Droits de l'Enfant

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Pour ne pas souiller la mémoire d'Amina

Rabat, 19 mars. Le système de protection des enfants au Maroc connait des dysfonctionnements. Le cas de la jeune Amina a jeté de la lumière sur ses fragilités. L’UNICEF appelle à un respect de la Convention des Droits de l’Enfant.

Suite au drame de la jeune Amina, l’UNICEF  appelle à l’application de la Convention des Droits de l’Enfant qui pose comme principe en son troisième article, l’intérêt supérieur de l’enfant et en son article 12  son droit d’être entendu.  Les Etats garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité. L’article précise qu’on donnera notamment à l’enfant la possibilité d’être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l’intéressant, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un représentant ou d’une organisation approprié, de façon compatible avec les règles de procédure de la législation nationale. Amina a-t-elle été entendue ? A-t-elle exprimé librement son désir de se marier avec son violeur ? Ses parents, le juge, le procureur du Roi lui ont-ils posé la question et a-t-elle pu répondre en toute liberté ? Amina a-t-elle été associée à la prise de décision qui a définitivement scellé son sort ?

Un rapport produit par Ministère de la Justice avec l’appui de  l’UNICEF et de UNFPA a demandé de renforcer la protection des enfants et des femmes victimes de violence sexuelle et de renforcer les peines  contre les violeurs et ne pas les faire bénéficier de circonstances d’atténuation,  y compris l’acceptation de la demande de mariage avec l’agresseur. « C’est un rapport qui est objet d’exploitation  par les juristes du ministère pour proposer des amendements notamment au code pénal. Ce rapport questionne notamment l’article 475 du code pénal et le juge non favorable à la protection des droits des enfants et des femmes», souligne Aloys Kamuragiye, Représentant de l’UNICEF au Maroc qui salue l’engagement du gouvernement du Maroc, suite à ce drame, à adapter la législation aux engagements internationaux du pays et à l’évolution du contexte sociale du Maroc en notant que ces efforts doivent impliquer tous les partenaires et s’étendre au niveau local.

Le cas de la jeune Amina est aujourd’hui révélateur des dysfonctionnements dans le système de protection de l’enfant au Maroc qui doivent être pris sérieusement en considération. Ce cas jette de la lumière sur les défis de la société marocaine en matière de justice des enfants, de violence, des mariages précoces, de l’exploitation et des normes sociales… Un travail de longue haleine qui nécessite des interventions techniques mais aussi d’autres à long terme en matière de communication pour le changement de comportement et de normes sociales.

Pour ne pas souiller la mémoire d'Amina
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