Etat des lieux
Le secteur de l’éducation nationale a enregistré d’importants progrès dans certains domaines. Au cours des 10 dernières années par exemple, le taux net de scolarisation dans le primaire a augmenté de 30% et l’écart filles/garçons a été réduit de 14 à 5 points. Lancée en 2000, la Charte nationale d’éducation et de formation (CNEF) est le quatrième projet de réforme de l’éducation depuis l’indépendance. Elle vise, entre 2000 et 2009, la généralisation de l’éducation, la qualité du contenu pédagogique et la restructuration des cycles d’enseignement. Depuis 2000, des progrès ont été enregistrés en matière de généralisation de l’éducation primaire mais des retards importants sur le calendrier de mise en œuvre de la réforme ont été accumulés dans certains secteurs. La Charte a notamment prévu la généralisation de l’éducation préscolaire en 2004. Or, le taux net de préscolarisation ne dépassait pas 50,1% en 2003-2004. De plus, il est assorti de profondes inégalités au niveau géographique (le taux varie de 28% à 70% selon les régions), socioéconomique et du genre. En 2003-2004, il atteignait 50,1% en moyenne nationale (39,4% pour les filles) mais seulement 35,7% en milieu rural (17,5% pour les filles rurales). Au primaire, le taux de scolarisation des enfants de 6 à 11 ans a atteint à 92,7% en 2005-2006 au niveau national, contre 68,6% en 1997/98. Environ 46% des effectifs étaient des filles. Au collège, le taux de scolarisation des 12-14 ans est passé de 58% en 1999-2000 à 68,8% en 2003-2004. Au lycée, le taux de scolarisation des 15-17 ans est passé de 35,4% en 1999-2000 à 42,8% en 2003-2004. Le taux d’analphabétisme de la population reste très élevé : 43% au niveau national, et 60,5% dans le monde rural. Aussi, 39,5% des jeunes filles de 15 à 24 ans sont-elles analphabètes ; près de 60% d’entre elles vivent en zones rurales. L’efficacité interne du système est faible : 4 enfants sur 10 ne terminent pas leur cycle primaire et l’évaluation des acquis scolaires ne montrent pas d’amélioration depuis 2000. La déperdition scolaire est d’autant plus préoccupante qu’elle se poursuit tout au long du parcours des enfants. A terme, seulement deux enfants sur 10 atteignent le niveau du baccalauréat. Le pourcentage de jeunes accédant à l’enseignement supérieur stagne à 11% depuis 1999.
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