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Dady: « Faire vacciner son enfant est la responsabilité des mamans »

© UNICEF Mali/2014/Cisse

Par Birama Cissé

BAMAKO, 5 février 2014 – Dady Traore, une jeune maman de 23 ans, était au centre de santé communautaire de Torokorobougou-Quartier Mali, pour vacciner sa fille Kadiatou contre le rotavirus.

Mariée à un immigré vivant en Espagne, Dady Traore  habite à Kalaban Coro dans la banlieue de Bamako, avec son enfant. Habillée comme lors d’un jour de fête, cette jeune maman de 23 ans et sa fille Kadiatou Kondo, âgée de 45 jours, étaient au rendez-vous du calendrier vaccinal. Pour son bébé,  elle ne ménage  aucun effort.

Suite aux échos d’une voisine sur l’importance du vaccin contre le Rotavirus, Dady ne s’est pas fait prier pour se rendre au centre de santé communautaire le plus proche et faire vacciner sa fillette.

Depuis le 15 janvier 2014, le vaccin contre rotavirus est introduit au Mali dans le programme élargi de vaccination. L’introduction se déroule en 3 phases, d’abord à Bamako, ensuite dans les capitales régionales et enfin, dans les milieux ruraux. Préserver la chaîne de froid pour le transport du vaccin est essentiel, le renforcement du dispositif au niveau du pays est en cours avec l’appui financier du Canada, le Japon et les Etats Unis à travers l’USAID.

Au Centre Asacotoqua comme dans plusieurs autres centres de la capitale, la campagne a démarré sur les chapeaux de roue avec une fréquence de deux séances par semaine, les mercredis et vendredis, et une moyenne de 75 à 80 enfants vaccinés par séance. 

Le Rotavirus est responsable de la majorité des diarrhées chez l’enfant. Après le paludisme, les maladies diarrhéiques constituent  la 3ème  cause de décès des enfants au Mali. L’introduction du vaccin aura donc un impact certain sur la réduction de la fréquence des diarrhées, et donc de la mortalité infantile. 
On estime que plus de  7 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année en raison des diarrhées à rotavirus au Mali.


L’information et la sensibilisation au cœur de la campagne

Ce mercredi matin, Dady est au milieu de dizaines de dames venues de tous les quartiers de la Commune V avec leurs enfants. Elle participe, enthousiaste, à la séance de sensibilisation hebdomadaire.

La causerie éducative  d’aujourd’hui concerne le vaccin anti Rotavirus. L’animatrice, Madame Siby Kototoumou Sacko, infirmière à l’Association de Santé Communautaire de Kalabankoura (Asocatoqua) , insiste sur les dangers et les conséquences du Rotavirus.

«La plupart des femmes qui viennent suivre la vaccination de leurs enfants n’ont pas été à l’école. C’est pourquoi il est nécessaire de sensibiliser directement les mères, dans leur langue, en  bambara», explique-t-elle.

Dady raconte que lors de sa participation à la première causerie, elle a compris immédiatement l’utilité de la vaccination. Convaincue et engagée, elle explique et sensibilise à son tour les autres femmes de son quartier sur l’importance de la prévention de la maladie, en particulier celle  contre la diarrhée.

«Aujourd’hui, Dieu merci, mon enfant se porte très bien. Kadiatou n’a connu aucune difficulté liée à des maladies évitables. Je n’ai pas besoin d’attendre que mon enfant attrape la diarrhée pour me rendre au centre de santé, alors qu’il y a un vaccin pour prévenir ce fléau. Je ne peux que remercier l’UNICEF et ses partenaires pour tout ce qu’ils font pour le bien-être de nos enfants et de nous-mêmes car comme on le dit ici, si un enfant est malade c’est toute la famille qui en pâtit », raconte Dady. 

Avec l’introduction du vaccin contre le Rotavirus,  la vie de milliers d’enfants sera préservée au Mali. L’initiative est rendue possible grâce à l’engagement du gouvernement  du Mali et de ses partenaires, notamment  l’UNICEF, USAID, GAVI et l’OMS, pour l’amélioration de la santé des enfants.

 

 
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