Partenariats

Des partenariats pour atteindre de meilleurs résultats en faveur des enfants et des femmes au Mali

La mobilisation des ressources en faveur des enfants

Les partenariats avec les organisations de la société civile (OSC)

Les partenariats avec le secteur privé

 

Exemples de partenariats avec la société civile

© UNICEF/MLIA2009-00001/Pirozzi
Un groupe de migrantes avec leurs bébés reçoit un soutien psychosocial dans un lieu appuyé par l’UNICEF pour les adolescentes victimes de mauvais traitement à Bamako, la capitale.

Travailler avec les dirigeants traditionnels pour la promotion des gestes qui sauvent

Au Mali, un enfant meurt toutes les cinq minutes. Sur les 1 600 bébés qui naissent au Mali chaque jour, plus de 300 meurent avant leur cinquième anniversaire; la moitié décède avant son cinquième anniversaire et un quart au cours de la première semaine de vie. Sur dix décès d’enfants de moins de cinq ans, environ huit surviennent à la maison. Les principales causes de décès des moins de cinq ans sont liées aux conditions néonatales, à la pneumonie, la diarrhée, le paludisme et la malnutrition.

Depuis 2001, la mortalité des moins de cinq ans au Mali a baissé de manière significative, passant de 229 à 191 pour 1 000 naissances vivantes. Cette baisse de 17 pour cent de la mortalité des enfants est encourageante. Cependant, les indicateurs de santé sur la survie de la mère, du nouveau-né et des enfants demeurent parmi les pires dans le monde. Afin de concrétiser la cible de l’OMD 4 sur la mortalité de l’enfant (83 pour 1 000 naissances vivantes), de considérables efforts nationaux doivent être faits.

Des interventions simples, peu couteuses et nécessaires à la survie pour l’amélioration de la survie de l’enfant et de la mère ont été déterminées au niveau international. Au Mali, elles sont appelées pratiques familiales essentielles (PFE) et visent à apporter aux parents et autres aidants familiaux les informations nécessaires pour sauver et améliorer la vie des enfants et des mères. Les données scientifiques montrent que si quatre de ces pratiques essentielles sont adoptées à grande échelle par les familles et les communautés, il est possible de réduire la mortalité des moins de cinq ans de 40 pour cent. Ces quatre pratiques sont :

• L’allaitement immédiat et exclusif au cours des six premiers mois de vie;

• Le lavage des mains au savon aux moments clé;

• Le traitement de la diarrhée avec la thérapie de réhydratation orale (TRO), le zinc, et la consommation de liquides;

• L’utilisation d’une moustiquaire imprégnée d’insecticide pour dormir (MII).

Le défi consiste à s’assurer que chacun connaisse et comprenne ces éléments et ait la motivation de les mettre en pratique. C’est pourquoi l’UNICEF Mali s’est engagé dans un partenariat stratégique avec le réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRADE) local, pour couvrir toutes les régions du Mali. Le partenariat vise à faciliter le dialogue et l’engagement communautaire afin que les enfants, les familles et les communautés accèdent à l’information et aux aptitudes nécessaires pour prendre des décisions éclairées en ce qui concerne la santé de l’enfant et de la mère.

© UNICEF/MLIA2009-00147/Pirozzi
Portrait d’une jeune fille dans le village de Koussouma, dans le cercle de Djenne, de la région de Mopti. La protection de l’enfant constitue l’une des préoccupations majeures du travail de l’UNICEF au Mali.

Améliorer la sensibilisation à la situation des enfants victimes de mauvais traitements

L’opinion publique, les politiques gouvernementales et l’allocation des ressources sont influencées par l’amélioration des données et des analyses. Toutefois, il est complexe d’accéder à des données de qualité sur la question de la protection de l’enfant au Mali. Cela rend non seulement le suivi des violations des droits des enfants extrêmement difficile, mais empêche également la protection de l’enfance de devenir une véritable priorité dans les programmes nationaux.

Depuis 2007, l’UNICEF Mali travaille avec l’ONG internationale International Services (IS) et le ministère de la promotion de la femme, des enfants et de la famille (MPFEF) dans la région de Ségou afin de renforcer le recueil et l’analyse des données et de construire une base de connaissances solide sur la protection de l’enfant. Le principal objectif de cette initiative consiste à améliorer la connaissance des violations des droits des enfants afin de réduire les risques et la vulnérabilité aux violences, à l’exploitation et aux mauvais traitements, et d’appuyer le rétablissement des victimes.

L’impact du partenariat

Le partenariat a permis de nombreuses concrétisations, avec notamment :

• L’amélioration de la coordination avec les partenaires et l’encouragement du ministère de la promotion de la femme, des enfants et de la famille à développer une approche plus cohérente pour la construction d’une solide base de données sur les questions relatives à la protection de l’enfant.

• Quinze indicateurs essentiels de la protection de l’enfant, liés à l’enregistrement des naissances, la justice pour les mineurs, les enfants relevant de l’assistance publique, l’excision/mutilations génitales féminines (E/MGF) et le mariage précoce, entre autres, ont été adoptés au niveau national et intégrés à la base de données nationale DevInfo. • Une extension de l’initiative aux régions de Kayes et Mopti est en cours.

Reste désormais à s’assurer que les données seront utilisées dans les futures stratégies de développement pour garantir des résultats positifs à l’avenir.

http://www.internationalservice.org.uk/

 

 
Search:

 Email this article

unite for children