L'éducation et l'égalité entre les sexes

Situation

Action

Impact

 

Situation

© UNICEF/MLIA2009-00165/Pirozzi
Dans une école amie des enfants/amis des filles à Djenne, l’UNICEF fournit à chaque élève un sac à dos bleu avec des fournitures scolaires comme des stylos, des crayons et des règles.

L’UNICEF Mali appuie les autorités locales responsables de l’éducation et les organisations communautaires pour garantir l’accès de tous les enfants à l’école primaire, dans 400 écoles. 40 de ces sites sont axés sur le lien entre les centres de développement de la petite enfance (CDPE), l’école fondamentale et les centres d’éducation pour le développement (CED) qui s’occupe de la scolarisation des enfants n’ayant pas reçu d’enseignement.

Les CDPE envoient les enfants à l’école primaire locale à sept ans. Les CED donnent des cours d’alphabétisation de base aux enfants de 9 à 18 ans et leur transmettent un savoir-faire, comme la charpenterie ou la couture. Ces enfants, s’ils le veulent et qu’ils ne sont pas trop âgés, sont réintégrés au système d’enseignement primaire. Tous les enfants âgés de 3 à 18 ans ont la possibilité de commencer ou poursuive une forme d’enseignement, les institutions étant étroitement liées pour orienter les enfants si nécessaire.

Le gouvernement du Mali s’est engagé à fournir un accès à un enseignement de qualité pour tous les enfants. A cet égard, un programme décennal de développement de l’éducation (PRODEC) a été créé. Le Mali a adopté « l’initiative pour l’accélération de l’éducation de tous », afin de garantir l’accès de tous à l’éducation primaire d’ici à 2015. Le taux de scolarisation brut est de 80 pour cent, avec 70,7 pour cent de filles scolarisées.

Malgré une amélioration soutenue en matière de taux de scolarisation à l’école primaire, la qualité de l’éducation reste insatisfaisante puisque le taux d’achèvement n’est que de 54 pour cent pour les garçons et de 44,8 pour cent pour les filles. Ce manque de qualité de l’éducation est encore compromis par un ratio élèves/professeur élevé, par la rareté des manuels scolaires et la grande proportion d’enseignants non qualifiés.

Il existe également des disparités entre les écoles rurales et urbaines. Les enseignants qualifiés sont déployés dans les écoles urbaines, tandis que les enseignants non qualifiés se trouvent généralement dans les régions rurales pauvres. Les statistiques nationales indiquent pour l’année scolaire 2008 à Bamako, la capitale, un taux de passage en dernière année de primaire de 103,5 pour cent, tandis qu’à Kidal, au nord-est du pays, ce taux n’est que de 24,7 pour cent.

L’UNICEF appuie les efforts du gouvernement dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et Mopti via la composante sur l’éducation de base et l’équité du programme de coopération Mali-UNICEF lancé en 2008. Ces régions ont été sélectionnées à partir de critères comme les indicateurs sur l’éducation (taux de scolarisation et d’achèvement, fort écart entre les sexes), la taille du district et la population étudiante. Afin d’inverser cette tendance, il est urgent d’améliorer les capacités d’enseignement des professeurs et les capacités de gestion des comités de gestion écoles rurales pauvres.

La composante de l’UNICEF Mali pour l’éducation de base et l’équité contribue à la fois à l’OMD 2 sur l’école primaire et à l’OMD 3 sur l’égalité des sexes en matière d’éducation de base pour l’autonomisation des femmes. L’UNICEF Mali travaille avec le ministère de l’éducation afin de développer et mettre en œuvre des politiques pour un accès accru et une meilleure qualité d’enseignement ainsi qu’une meilleure qualité du système de gestion de l’enseignement.

Pour les deux années à venir, la composante sur l’éducation de base et l’équité touchera 400 écoles primaires amies des enfants, amies des filles, 300 centres de développement pour la petite enfance et 300 centres d’éducation pour le développement, en faveur d’environ 250 000 enfants.

 

 
Search:

 Email this article

unite for children