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L’adolescence et les années de procréation

© UNICEF/MLIA2009-00072/Pirozzi
Le mariage précoce, souvent au cours de l’adolescence, constitue l’une des principales menaces à la survie de la mère lors de l’accouchement.

Au Mali, les enfants sont touchés par les violences, l’exploitation et les mauvais traitements. Seulement quatre enfants sur dix connaissent leurs droits. Il existe différents exemples de mauvais traitements; certaines filles sont mariées à l’âge de 12 ans et les jeunes garçons sont parfois forcés à mendier dans les rues dans le cadre d’une éducation religieuse détournée. Environ 91 pour cent des enfants ont avoué avoir été victimes de mauvais traitements physiques.

La pauvreté pousse certains enfants à entrer en conflit avec la loi. Il est difficile d’estimer le nombre d’enfants en prison, dans la mesure où nombreux sont ceux qui n’ont pas de certificats de naissance permettant de déterminer leur âge. Ils sont arrêtés pour des larcins et doivent souvent attendre de nombreux mois avant d’être présentés devant la justice.

Par rapport à de nombreux autres pays d’Afrique, le VIH/SIDA est moins menaçant pour les jeunes maliens. Le taux de prévalence y est relativement bas, à environ 0,7 pour cent pour les jeunes de 15 à 24 ans. Pourtant, les jeunes femmes y sont presque deux fois plus vulnérables que les jeunes hommes. Les jeunes travailleuses migrantes sont particulièrement exposées à l’infection. La connaissance de la prévention est faible et les taux de fertilité sont très élevés. La stigmatisation et la discrimination dissuadent les jeunes femmes de participer aux programmes de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Afin de se protéger contre le VIH/SIDA et d’améliorer leur bien-être, les femmes et les filles doivent être capables de prendre des décisions vis-à-vis de leur propre santé. Pourtant, selon l’Enquête Démographique de Santé du Mali (EDSM) de 2006, seulement 10 pour cent des femmes pensaient pouvoir refuser d’avoir des relations sexuelles avec leur mari et 72 pour cent disaient que leur mari était responsable des décisions relatives à leur santé. Huit femmes meurent chaque jour de causes liées à la grossesse; la plupart de ces décès pourraient être évités si les femmes connaissaient les services disponibles et pouvaient contrôler davantage leur propre santé.

 

 
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