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L’adolescence et les années de procréation

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L’adolescence et les années de procréation

© UNICEF Mali/ 2013/Dicko
Centre de Santé Communautaire Mékin de Sikoroni (ASACOMSI), Saran 11 ans est orphelin de mère. Elle est séropositive dès la naissance. Quartier de Sikoroni, commune I de Bamako.

Au Mali, les enfants sont touchés par les violences, l’exploitation et les mauvais traitements.

Le conflit du Mali a généré ou aggravé des problématiques de protection de l’enfant comme la séparation des familles, la détresse psycho sociale, les violences, l’exploitation et les abus. En outre, on note des violations graves des droits des enfants en situation de conflit notamment les restes explosifs de guerre, les mutilations, le recrutement et l’utilisation d’enfants par les forces et groupes armés, les occupations dans les écoles ou les hôpitaux, les viols et autres graves violences sexuelles, le déni de l’accès humanitaire, la présence de restes explosifs de guerre.

Par ailleurs, d’autres questions subsistent au Mali. Par exemple, les mutilations génitales féminines sont subies par la grande majorité (89%) des femmes de 15-49 ans. Autre exemple, le travail des enfants concernerait 36% des enfants de 5 à 14 ans dont 33% pour les garçons et 38% pour les filles. De plus, le mariage précoce touche 14% des femmes de 15-49 ans qui ont été mariées avant l’âge de 15 ans et 61% des femmes de 20-49 qui ont été mariées avant l’âge de 18 ans. Enfin, le taux d’enregistrement des naissances des enfants de moins de cinq ans est de 81% et il se trouve plus élevé chez les garçons que chez les filles. D’importantes disparités existent entre le milieu urbain qui atteint 92% et le milieu rural qui se situe à 77%. (MICS 2010).

Par rapport à de nombreux autres pays d’Afrique, le VIH/SIDA est moins menaçant pour les jeunes maliens. Le taux de prévalence y est relativement bas, à environ 0,7 pour cent pour les jeunes de 15 à 24 ans. Pourtant, les jeunes femmes y sont presque deux fois plus vulnérables que les jeunes hommes. Les jeunes travailleuses migrantes sont particulièrement exposées à l’infection. La connaissance de la prévention est faible et les taux de fertilité sont très élevés. La stigmatisation et la discrimination dissuadent les jeunes femmes de participer aux programmes de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Afin de se protéger contre le VIH/SIDA et d’améliorer leur bien-être, les femmes et les filles doivent être capables de prendre des décisions vis-à-vis de leur propre santé. Pourtant, selon l’Enquête Démographique de Santé du Mali (EDSM) de 2006, seulement 10 pour cent des femmes pensaient pouvoir refuser d’avoir des relations sexuelles avec leur mari et 72 pour cent disaient que leur mari était responsable des décisions relatives à leur santé. Huit femmes meurent chaque jour de causes liées à la grossesse; la plupart de ces décès pourraient être évités si les femmes connaissaient les services disponibles et pouvaient contrôler davantage leur propre santé.

 

 
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