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Le premier stade de la vie

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Les interventions nationales pour l’amélioration des conditions de vie des enfants et des femmes

 

Le premier stade de la vie

© UNICEF/MLIA2009-00112/Pirozzi
Ecoute des signes vitaux lors d’une consultation prénatale dans un centre de santé communautaire du district de Djenne. Les sages-femmes et les aides accoucheuses qualifiées jouent un rôle clé pour la santé maternelle et infantile.

Dans le ventre :

Le bébé malien est souvent désavantagé dès le moment de sa conception.

Presque la moitié des femmes enceintes ne bénéficient pas de soins anténatals. Plus de 59 pour cent d’entre elles accouchent chez elles sans l’aide de sages-femmes qualifiées. Les complications pendant ou après la naissance, comme les hémorragies post partum ou les obstructions du travail, menacent leur vie et celle de leur bébé parce qu’elles ne peuvent recevoir une aide médicale à temps. Les technologies modernes de communication et les transports sont rares dans les zones rurales.

Les carences en oligoéléments, comme l’iode et le fer, sont communes à presque toutes les femmes enceintes au Mali. Elles pourraient être facilement soignées grâce à des suppléments lors de consultations anténatales. Environ 68 pour cent des femmes souffrent d’anémie liée à une mauvaise nutrition ou à une maladie, comme le paludisme. Pour une mère, l’anémie sévère peut entrainer chez le nouveau-né un faible poids à la naissance, moins de 2 500 grammes, ou une mortinatalité.

La première semaine de vie est cruciale. Un bébé peut mourir des infections causées par des pratiques d’accouchement réalisées dans de mauvaises conditions hygiéniques et sanitaires.

© UNICEF/MLIA2009-00110/Pirozzi
Une femme allaite son enfant dans un centre de santé communautaire (CSCOM) du village de Mougna, dans le district de Djenne. L’allaitement au sein exclusif au cours des six premiers mois de vie permet d’améliorer la survie de l’enfant.

La première année :

Au Mali, seul un bébé sur deux reçoit un certificat de naissance et est allaité juste après la naissance et seulement quatre bébés sur dix reçoivent tous les vaccins nécessaires avant douze mois.

L’allaitement immédiat et exclusif lors des six premiers mois de vie ferait une différence de taille en ce qui concerne les chances de survie et le développement du bébé. Seulement 20 pour cent des mères allaitent exclusivement leur bébé pendant six mois. Les mères donnent souvent de l’eau, d’autres liquides ou des aliments solides en plus du lait maternel. Ces pratiques fragilisent considérablement le système immunitaire du bébé. L’enfant est également particulièrement vulnérable au cours de la période de sevrage et a besoin d’un régime équilibré, ce qui est rarement le cas.

Les mutilations génitales féminines/l'excision (MGF/E) sont très répandues. 83 pour cent des femmes maliennes subissent ces pratiques traditionnelles néfastes. Un nombre croissant de filles sont excisées avant l’âge de cinq ans, ce qui leur laisse des séquelles permanentes et accroit les risques de mortalité infantile liés aux infections.

Avant la cinquième année :

Un enfant de moins de cinq ans reste vulnérable aux maladies évitables comme le paludisme, la diarrhée et la pneumonie, qui le feront souffrir de malnutrition et le rendront et sujet à d’autres maladies. La moitié de tous les décès d’enfants est liée à la nutrition et de nombreux enfants souffrant de malnutrition qui survivent ne guériront jamais vraiment. Leur croissance sera ralentie et leur développement cognitif retardé. 38 pour cent des enfants au mali souffrent d’hypotrophie nutritionnelle.

Les principales causes de décès chez les moins de cinq ans sont les conditions néonatales (26 pour cent), la pneumonie (24 pour cent), la diarrhée (18 pour cent) et le paludisme (17 pour cent). Environ huit sur dix décès d’enfants de moins de cinq ans surviennent à la maison.

 

 
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