Vue globale

Madagascar: Kit d’information

Aperçu général

La situation des enfants

La réponse de l’UNICEF

Programme pays 2008-2012

 

Aperçu général

Madagascar aperçu général
© UNICEF Madagascar/2014/Rindra Ramasomanana

Madagascar demeure l’un des pays les plus pauvres dans le monde. Le Produit intérieur brut (PIB) par habitant était de 440 $ US en 2010 - par rapport à celui du Royaume-Uni qui était de 37,100 $ pour la même année. Le pays se classe 151ème sur 187 en termes de pauvreté et plus de 75 pour cent des ménages et 82 pour cent des enfants vivent en dessous du seuil de la pauvreté1. Le pays ne se relève pas encore de la crise politique dans laquelle il est plongé suite au coup d’Etat de 2009, et qui a eu pour conséquence la suspension de la majorité de l’aide étrangère. Bien que les élections soient attendues d’ici juillet 2013, les tensions politiques et les menaces d’insécurité ont augmenté et pourraient s’accroître tout au long du premier semestre de 2013. L’économie est au point mort et la pauvreté des ménages a augmenté : 76,5% de la population vit avec moins de 1 $ US / jour en 2010, soit une augmentation de 7,8 points par rapport à 2005. La gouvernance et l’Etat de droit ont connu un déclin, la criminalité est en hausse et le système judiciaire ne fonctionne pas de manière adéquate. A titre d’illustration, plus de 50% des ménages dans les deux grandes villes d’Antananarivo et de Tuléar ont signalé être confrontés à des problèmes de sécurité. La situation sécuritaire dans le Sud, avec des affrontements armés entre les forces de sécurité, les voleurs de bétail et la population, affecte gravement la vie des habitants locaux ainsi que leur accès, et leur utilisation des services sociaux de base.

En 2007, le pays était sur la bonne voie pour atteindre trois Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), mais maintenant seuls les OMD relatifs au VIH/SIDA et à la parité garçons/filles à l’école primaire ont plus de probabilité d’être atteints. Depuis la signature de la feuille de route pour résoudre la crise politique (fin 2011), un réengagement progressif avec la communauté internationale a été réalisé. Après la création d’un gouvernement de transition, les membres de la commission électorale nationale ont été désignés et un calendrier a été convenu pour les élections en 2013. Malgré cette évolution positive, une certaine incertitude quant à savoir si les élections auront effectivement lieu comme prévu subsiste toujours. Cela peut non seulement entraîner des retards mais comporte également le risque que les élections ne soient pas reconnues par la communauté internationale. Cela pourrait signifier une plus longue période d’instabilité politique.

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© UNICEF Madagascar/2014/Rindra Ramasomanana

Même si certains partenaires au développement se sont réengagés en 2012 et, donc, plus de financement extérieur est de nouveau disponible, le volume d’aide reste environ la moitié du niveau d’avant-crise. Cela a un impact important sur la situation budgétaire. Les ressources sont affectées aux priorités du gouvernement de transition, qui se concentrent sur le maintien de la stabilité fiscale et financière au détriment de l’investissement public dans les secteurs sociaux. Cela a un impact sévère sur la fourniture des services sociaux de base à une population qui est déjà très vulnérable.

Depuis le début de la crise politique, certains bailleurs de fonds ont maintenu le financement aux secteurs sociaux. Mais cela a encouragé la création d’un système parallèle à travers les organisations non gouvernementales (ONG), débouchant sur l’érosion des capacités nationales et, par conséquent, la diminution significative de l’efficacité de l’aide. À titre d’exemple, en dépit de l’augmentation des investissements pour la prévention et le traitement du paludisme, une épidémie a éclaté en Avril 2012. D’autres contraintes se sont ajoutées telles que la réduction progressive du budget d’investissement du gouvernement en faveur des secteurs sociaux. Par exemple, le budget consacré à la santé a été réduit de 40% entre 2009 et 2010. En conséquence, les indicateurs de vaccination sont alarmants, avec seulement 69% des enfants de moins d’un an vaccinés avec les trois doses de vaccin requises à savoir le vaccin antidiphtérique, antitétanique et anticoquelucheux (DTC). Le secteur de l’Eau, assainissement et hygiène (WASH) a également souffert d’un manque d’investissement couplé avec l’absence de mécanisme pour la maintenance des infrastructures existantes. Dans le domaine de l’éducation, le pourcentage du budget national alloué au secteur a diminué, passant de 19,7% en 2009 à 16,0% en 2012. L’UNICEF estime que 1,5 million d’enfants sont maintenant hors de l’école, soit environ 1 enfant sur 4. Malgré ces difficultés, l’UNICEF continue de plaider auprès des partenaires afin d’assurer que les services sociaux de base ne soient pas interrompus davantage.

Madagascar est extrêmement exposé aux risques de catastrophes naturelles telles que les cyclones (au cinquième rang des pays les plus menacés par les cyclones en 2012) et les sécheresses. Seize régions (sur 22) ont été identifiées par les autorités nationales comme étant à risque de cyclones et d’inondations. En 2012, environ 330.000 personnes ont été touchées par les cyclones qui ont endommagé des centaines d’écoles et de nombreux centres de soins de santé de base. Le cyclone Giovanna, qui a frappé la côte Est de Madagascar en Février 2012 a été particulièrement dévastateur avec plus de 2.000 salles de classe complètement détruites. 

 

 

 

 

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