Real lives

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ONE MINUTE JUNIORS VIDEO 2012

Des films d’une minute pour permettre aux jeunes de s’exprimer sur leur vie en ville
 
Antananarivo, 19 avril 2012 (UNICEF). Vivre en ville offre des avantages, mais ce ne sont pas tous les enfants qui peuvent en bénéficier. Le constat soulevé par le rapport de l’UNICEF sur la Situation des enfants dans le monde 2012 (SOWC 2012), axé sur la vie en ville, a été confirmé par les dix-neuf enfants et jeunes de 12 à 19 ans ayant participé à l’atelier One Minute Junior Video 2012 du 02 au 06 avril 2012. Dans les films qu’ils ont réalisés dans le cadre de cet atelier, les participants ont, en une minute, décrit les réalités de la vie en ville. Celles-ci vont de l’insécurité à la déscolarisation, en passant par la violence, le travail des enfants, l’exclusion, la discrimination, la pauvreté ou encore la corruption.
 « Où sont mes droits ? », hurle Hajanirina Rakotondrabe, 15 ans, à la fin du film de soixante secondes qu’il a réalisé dans le cadre de l’atelier. Pendant une minute, le jeune garçon fait défiler devant ses yeux envieux les différentes infrastructures urbaines auxquelles il n’a pourtant pas accès : l’école, le centre de santé, le palais de justice …
 « Vivre dans une ville ne signifie pas forcément que tous les droits sont respectés. Beaucoup de droits des enfants sont bafoués en ville. Les enfants sont victimes de violence, de malnutrition. Ils ne vont pas à l’école mais doivent travailler. Ils n’ont pas le droit de jouer. C’est cette réalité que je voulais montrer à travers ce film », indique Hajanirina.
 Mettre en évidence la perception et le regard des enfants sur la vie en ville est justement l’objectif de l’atelier One Minute Junior Video 2012. En organisant la formation, l’UNICEF vise à « encourager et motiver l’expression des enfants et des jeunes auprès de la leurs communautés et de leur société », explique Daniel Timme, chef de la section Media et relations extérieures auprès de l’UNICEF Madagascar. « A travers les films qu’ils produisent, ces jeunes révèlent au grand jour leurs sentiments, leurs appréhensions, leurs craintes, leurs revendications, leurs espoirs », poursuit-il.
 Pour Hajanirina, la vidéo peut être un moyen d’expression plus efficace pour les enfants. « Je crois que les gens comprennent plus facilement ce qu’on exprime à travers un film. A force d’être confrontés à ces différentes violations des droits de l’enfant au quotidien, les gens n’entendent plus ce qu’on leur dit. Il faut trouver le moyen de s’exprimer différemment, et la vidéo, qui n’est pas couramment utilisée par les enfants, en est un », souligne-t-il.
 Pour la deuxième édition de l’atelier One Minute Junior Video à Madagascar, ce sont dix-neuf participants dont deux jeunes malentendants, qui ont été initiés à la production de films courts par des professionnels de la vidéo et du cinéma. Ces jeunes, issus des quartiers défavorisés de la capitale malgache et des villes environnantes, ont ainsi appris à manipuler les appareils de base pour la réalisation de films, à développer des scénarii, à faire de la narration, à travailler en équipe et à développer de manière créative les thèmes qui les concernent. Outre la diffusion internationale assurée par la fondation « oneminutesjr », les résultats des travaux sont également diffusés au niveau national grâce à un partenariat avec le festival Rencontres du Film Court.

 

 
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