Eau et Assainissement

Les Défis

 

Les Défis

© UNICEF Haïti/2013

Les conditions liées à l’eau et à l’assainissement, qui étaient déjà précaires, se sont détériorées après le séisme du 12 janvier 2010. Haïti se trouve très loin en termes d’accomplissement des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en la matière.

Le taux de couverture nationale pour l’eau potable est de 64% avec un taux de 77% dans les zones urbaines et seulement 48% dans les zones rurales (Joint Monitoring Programme 2013/UNICEF-OMS). Près de 3 millions d’Haïtiens puisent l’eau de boisson dans les rivières et dans des sources non protégées, donc une eau de qualité douteuse contribuant à la prévalence des cas de diarrhée chez les enfants. Alors qu’EMMUS IV faisait état d’un peu plus des deux tiers des ménages (67 %) qui n’utilisaient aucun moyen de traitement de l’eau. Alors qu’EMMUS 5 constate un changement significatif car la majorité de la population (63 %) utilise des tablettes ou des sachets de purifiant pour traiter l’eau.

Le taux d’accès à l’assainissement de base est de  26%. De manière désagrégée, 34% de la population dans les zones urbaines ont accès à des installations sanitaires de base, ce qui laisse les deux tiers de la population (près de 6.5 millions de personnesnotamment les enfants) dans des conditions de risque extrême de péril fécal. Au niveau national, 23% de la population pratique la défécation à l’air libre dont 41% de la population des zones rurales.

Pour l’UNICEF, les principaux défis à relever sont :

Le résultat attendu du Programme appuyé par UNICEF est que les enfants, les femmes et leurs familles, notamment les plus vulnérables, dans les zones rurales et les zones urbaines pauvres, ont accès de façon équitable et durable à l'approvisionnement en eau potable, à l’assainissement de base et à l’éducation à l'hygiène.

Ce Programme contribuera à :

Renforcer l’accès durable des enfants, des femmes et de leurs familles, notamment les plus vulnérables dans les zones rurales et urbaines pauvres à l’approvisionnement en eau potable ainsi que l’adoption de pratiques d’hygiène ;
Augmenter le taux d’assainissement, notamment dans les zones rurales, à travers l’approche communautaire pour l’assainissement total ;
Renforcer l’accès à l’eau potable des communautés rurales et péri urbaines et promouvoir le traitement de l’eau et le stockage de l’eau à domicile ainsi la promotion de l’utilisation des produits des systèmes et des produits chlorés ;
Augmenter l’accès à l’eau, des systèmes d’assainissement séparés garçons et filles, des installations de lavage des mains dans les écoles ainsi que l’éducation à l’hygiène et à l’assainissement ;
Renforcer les moyens et capacités techniques des partenaires pour réduire la vulnérabilité aux désastres et fournir une réponse adéquate et coordonnée dans les situations d’urgence ;

Comment intervient l’UNICEF :

• Renforcement du partenariat et collaboration sur les questions cruciales du secteur telles que la mise à l’échelle de l’assainissement et l’accroissement équitable des investissements pour les infrastructures à long terme.
• Appui à la DINEPA pour l’amélioration de la gestion des informations, le développement de directives, normes nationales et orientation technique en matière de technologies, conceptions et approches innovatrices ;
• Appui à la déconcentration des responsabilités aux différents niveaux sous-nationaux, en rapport avec l’approche départementale intégrée pour le développement des capacités dans les départements de convergence notamment le Nord, le Sud-est, le Sud, le Centre et l’Artibonite ;
• Appui aux partenaires de mise en œuvre et aux prestataires de services départementaux, y compris les autorités et techniciens au niveau municipal et renforcement de l’habilitation des communautés avec les ressources, les outils et les compétences nécessaires pour une gestion plus effective et plus autonome des services d’EPAH ;
• Renforcement de l’approche basée sur l’équité avec un ciblage des populations démunies vivant dans les zones urbaines pauvres à travers des investissements directs et un plaidoyer politique pour des services améliorés.
• Production de manuels, d’outils et supports de formation pour les besoins des écoles et des communautés avec, au niveau familial appui aux interventions C4D (communication for Development) pour que les groupes à haut risques, notamment ceux vivant dans les communes ciblées, améliorent leurs pratiques  d’hygiène ;

 

 

 
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