Selon un rapport examiné au Conseil de sécurité de l’ONU, la situation des enfants haïtiens affectés par la violence armée en 2007 est restée critique
New York, le 12 février 2008 - le 7eme rapport annuel du secrétaire général des Nations unies sur les enfants et les conflits armés (A/32/609-S/2007/757). a été examiné par le Conseil de sécurité de l’ONU au cours d’un débat ouvert en présence de la directrice exécutive de l'UNICEF, Mme Ann Veneman, et les représentants de 51 pays. Madame Rhadika Coomaraswamy, représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, avait présenté ce rapport lors d’une conférence de presse le 30 Janvier 2008 au siège des Nations unies. Le rapport enregistre systématiquement, dans 18 zones
Le rapport, qui considère la période entre octobre 2006 et août 2007, comprend des informations sur des situations de conflit armé où les parties commettent des violations contre les enfants, ainsi que sur des contextes où la situation des enfants touchés par la violence armée est jugée préoccupante. Haïti est cité dans le rapport bien que le pays ne soit pas en situation de conflit armé. La situation des enfants en Haïti a été inquiétante, selon le rapport, dans les zones les plus affectées par la violence armée pendant la période sous examen. Le rapport indique aussi que l’arrestation de plusieurs chefs de bandes et le démantèlement d’entités armées responsables des principales violations graves, en particulier dans les zones comme Cité Soleil, Carrefour Feuilles et Martissant à Port-au-Prince, ont contribué à améliorer les conditions de sécurité au cours de l’année 2007. Depuis le mois d’août 2007, on remarque une réduction des violations graves commises à l’encontre des enfants, même si des données fiables ne sont pas encore disponibles pour la mesurer. .
Au cours du débat ouvert sur les enfants et les conflits lors de la présentation du rapport au Conseil de sécurité, Mme Ann M. Veneman a déclaré qu'il était possible de réinsérer les enfants utilisés par les forces et groupes armés en leurs donnant les compétences et l’assistance nécessaires afin qu’ils puissent se réinsérer dans leur communauté et en deviennent des membres productifs. « La réinsertion de ces enfants est un processus difficile et de longue haleine qui nécessite de la patience et un engagement à long terme » a ajouté Mme Veneman. Pour plus d’information lire également :
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